dimanche 6 février 2011

C'est l’hôpital qui se moque de la célérité

Sophie Jozan va rencontrer le ministre de la santé avec Franck Louvrier pour évoquer le transfert du CHU de Nantes. Jean-Marc Ayrault s’en offusque : il est anormal qu’une simple conseillère municipale soit reçue avant le maire de Nantes, président du conseil de surveillance du CHU.

Si l’on suit bien son raisonnement, il aurait donc annoncé le transfert du CHU tout seul comme un grand sans en avoir parlé d’abord au ministère de la santé ? « J'attends que la première étape du transfert-regroupement du CHU sur l'île de Nantes soit décidée par le ministre », déclarait-il pourtant début octobre 2009, selon des propos rapportés par Philippe Gambert dans Ouest France. « Je vais écrire au ministre de la Santé pour lui demander un rendez-vous à ce sujet. »

Le maire de Nantes, président du CHU, fait-il antichambre depuis seize mois ? Ou bien a-t-il posté sa lettre au tarif lent ?

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Si vous suiviez un peu l'actualité avant d'écrire n'importe quoi ?
JMA a déjà eu l'accord de Bachelot à l'époque où elle était ministre de la santé. C'est le changement de ministre qui fait qu'il doit à nouveau demander l'avis du nouveau ministre, vu qu'ils sont incapables de se passer le flambeau en respectant la parole donnée.

Sven Jelure a dit…

Le maire de Nantes est pourtant bien placé pour savoir que les promesses des hommes (et femmes) politiques n'engagent que ceux qui y croient ! Le sens de mon post (que vous avez manifestement lu au premier degré) est celui-ci : Jean-Marc Ayrault fait mine de prendre à zéro un dossier qui a tout un historique -- et qu'il a vraiment très mal géré (comme le CHU lui-même, d'ailleurs).

Anonyme a dit…

Mme Bachelot n'a jamais donné son accord au transfert sur l'île de Nantes.

Doc Ross a dit…

En réalité, le maire de Nantes a tenté le passage en force en se prévalant d'un accord formel qu'il n'a jamais eu.
Résultat, maintenant que le projet du regroupement du CHU sur l'île de Nantes va être réellement examiné par le Ministre de la Santé, le maire panique car rien n'est sur !