samedi 7 mai 2011

Les Labex, un désastre fait maison

Au vu des résultats de l’appels d’offres « Laboratoires d’excellence » (Labex), on s’en souvient, la région des Pays de la Loire avait cherché à présenter comme un succès les miettes obtenues par ses universités.
 
Ouest France et Presse Océan s’étaient gardés d’épiloguer. Filiale du Télégramme, Le Journal des entreprises n’a pas ces pudeurs. Ces résultats sont « désastreux pour les Pays de la Loire », écrit-il en une de son numéro de mai.

« Une terrible gifle… un véritable désaveu pour l’Ouest et pour la Loire-Atlantique en particulier… », insiste en page 3 Stéphane Vandangeon, qui a aussi interrogé Jean-Yves Delaune. L’avis de celui-ci est sans appel : « C’était perdu d’avance… Personne n’ose regarder en face quelle est la vraie problématique de l’Ouest ». Et c’est un expert, ancien patron d’Atlanpole, qui s’exprime.

La catastrophe des Labex, des Idex et des IHU n’est pas le résultat d’une discrimination à l'égard de Nantes. C’est ici qu’est le problème.

7 commentaires:

PR27 a dit…

j'ai lu cet article l'autre jour. Il est bizarre. Il dit que ces appels s'appuient d'abord sur la recherche et l'enseignement supérieur et établit immédiatement le manque de R&D comme cause de l'échec des démarches pécressiennes. Or, la R&D, c'est d'abord le boulot des entreprises. Bien entendu, c'est aussi à l'enseignement supérieur et à la recherche de l'alimenter, en diplômés, en compétences, en idées, en transferts plus précis - et nous le faisons largement. Rien que cette année, j'ai du faire une vingtaine de présentations pour des boites diverses, de la start up en montage à la multinationale, j'ai collaboré avec une dizaines de boites, de manière contractuelle ou informelle, sur des aspects "innovants" isssus de la recherche. Nous sommes très nombreux à agir ainsi.

L'article dit "il faut voir les choses en face", belle phrase morale générale mais qui ne creuse guère. Dans le secteur des STIC, par exemple, Rennes et Lannion ont été choisis par l'Etat il y a 30 ans pour mettre le paquet. Nantes a vu un fort développement des entreprises de services et de gestion de données, très bon pourvoyeurs d'emplois stables de cadres qualifiés mais éloignés de la R&D. Dans les matériaux, le département dispose d'atouts plus importants, pour des raisons structurelles lourdes dans le temps, ce qui a débouché sur l'IRT JV.
Que penser le I'IRT breton BCOM, refusé ?
Il serait absurde de conclure trop de choses des choix faits par ces opérations, à commencer par les idex. Prenons un exemple, mais on pourrait en prendre cent : l'université d'auvergne est une université quelconque, dans un endroit assez anodin. Il se trouve que son président est à la botte de pécresse depuis fort longtemps et fait la promo du ministère. Merveilleux, il récolte des fonds importants pour retaper ses bâtiments.

PR27 a dit…

On aurait pu dire la même chose de Lille ou Nancy : quelles régions médiocres. Etrangement, Lille, Metz et Nantes ont été servis par les IRT. Tout cela est un peu insensé.

Sven Jelure a dit…

Oui, l'article de Stéphane Vandangeon citait aussi Bruno Hug de Larauze, qui évoquait l'insuffisance de la R&D dans la région. Cependant, j'ai tendance à accorder plus de poids à l'avis de Jean-Yves Delaune, qui n'a plus rien à prouver ni à demander et peut donc se permettre de parler librement. En revanche, l'IRT Jules Verne, comme vous le dites, répond assez bien au portrait-robot du dossier associant université et R&D privée à un haut niveau de compétences sur un territoire restreint. (Mais comme vous le dites aussi, B-com était dans le même cas, et pourtant...)

PR27 a dit…

Le problème de l'article du JDE44, c'est qu'il est emprunt de morale "oh la la qu'est-ce qu'on est nul mais pourquoi pourquoi". Les discussions sur l'idex et les problèmes bretagne-pays-de-la-loire y sont aussi un peu téléguidées, ce sont des problèmes très compliqués où il n'y a que des solutions sous-optimales. Nos amis manceaux le savent bien...

BCOM a été refusé parce qu'on ne peut pas arroser partout et qu'il n'était pas utile de re-subventionner la R&D rennaise en STIC, qui a été méga-arrosée de projets ANR/FUI pendant 15 ans. On arrose un peu ici, un peu là. C'est assez arbitraire.

Par contre, qu'on réfléchisse à la manière de travailler dans notre région, à promouvoir la R&D, à se demander comment les collectivités peuvent mieux faire, le cas échéant, oui - toutes ces discussions sont utiles, mais il vaut mieux qu'elles soient très précises dans leurs arguments.

PR27 a dit…

Finalement BCOM a été repêché....

Comment mettre toutes ces grandes conclusions à jour ?

PR27 a dit…

Tant pis, on ne saura pas s'il faut modérer les propos sur la nullité nantaise.

A propos, que pensez-vous de la candidature de C.Béchu pour les sénatoriales ? C.Béchu a un copain imprimeur, pour être candidat à une élection différente tous les ans ?

Claudia a dit…

La R&D c'est l'innovation vers de noveau produit. Un bon article.