jeudi 12 janvier 2012

De Bello Gallicayrault

Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, évoquait hier les élections de 2012. « Si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre », a-t-il déclaré.

Le parti socialiste s’est senti visé. « La guerre est un mot trop grave, trop chargé de drames, pour que le premier responsable de la représentation nationale puisse le manipuler avec tant de légèreté et d’excès à seule fin de discréditer l’opposition républicaine », s’est indigné Jean-Marc Ayrault dans une lettre à M. Accoyer, reproduite sur son blog. Il réclame des excuses.

C’est vrai, le mot « guerre » ne doit pas être brandi à la légère. En ce cas, pourquoi donc le maire de Nantes n’a-t-il pas remis dans le droit chemin cet important responsable de son parti qui, le 26 octobre dernier, commençait un billet de son blog par la phrase suivante : « L’UMP a déclaré la guerre aux pauvres » ?

Pourquoi ? Parce que l’auteur de cette phrase, c’est lui !

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