mardi 18 septembre 2012

On finance les Machines comme contribuable et comme parent d’élèves

« Nous allons atteindre les 500 000 billets vendus » en 2012, assurait l’autre jour Pierre Orefice à Philippe Gambert, d’Ouest France. Donner quatre mois à l’avance un chiffre de fréquentation pour l’année, serait-ce une de ces bizarreries mathématiques dont le patron des Machines de l’île est coutumier ? Pas forcément, car il révèle aussi que « en semaine, 85 % des publics sont constitués de groupes. Notamment scolaires qui viennent pour des raisons pédagogiques dans le cadre de leur école. » On imagine que les réservations de groupes assurent une certaine visibilité.

Cette importance des groupes scolaires dans leur fréquentation illustre une fois de plus l’échec des Machines au regard de leur vocation initiale : être la locomotive touristique de l’agglomération nantaise. Les contribuables locaux ont financé la construction des Machines et mis à leur disposition un site privilégié ? À eux de payer aussi une partie de leur fonctionnement comme parents d’élèves ! C’est la double peine – et même la triple peine, puisqu'ils combleront aussi le déficit d’exploitation des Machines par des subventions de Nantes Métropole.

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