vendredi 14 juin 2013

Delarozière en plein décollage

François Delarozière a le mérite de la franchise. Une partie des Toulousains refusent le projet d’installation d’un « conservatoire » de ses machines sur le site historique de l’Aéropostale à Montaudran. Dans un entretien publié hier matin par ladepeche.fr , il leur répond : « les gens de l’association pour la mémoire de Montaudran sont venus visiter nos ateliers à Nantes et ont vu la plupart des machines qui seront basées à Toulouse ».

En clair, pour habiller Toulouse, Delarozière s’apprête à déshabiller Nantes. Des machines financées en grande partie par les contribuable nantais seront délocalisées à Toulouse.

Depuis des années, Nantes s'est montrée
bonne fille avec La Machine, l'association
de François Delarozière
Delarozière agit au mieux de ses intérêts : Nantes a payé, il est venu à Nantes, Toulouse les allonge, il s’en va à Toulouse. On ne peut pas le lui reprocher : il désire donner le plus large impact à ses créations et il fait du business, pas du sentiment. On peut en revanche reprocher à Jean-Marc Ayrault de l’avoir abondamment financé sans obtenir la garantie que les machines resteraient à Nantes. Pour le dire sans détour, on s’est fait couillonner.

Un mot quand même contre Delarozière. « L’aéronautique et les aventures industrielles en général sont à la source de notre imaginaire […] et j’affirme qu’il y aura une vraie cohérence entre notre travail et l’histoire de Toulouse et de l’aviation », prétend-il. Le même, quand il est à Nantes, assure que son imaginaire provient… de Jules Verne ! Je suis Toulousain, voyez mes ailes, je suis Nantais, vive les lectorats* ! Il y a là plus qu’un soupçon de démagogie.
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* Libre adaptation de  « La chauve-souris et les deux belettes » de La Fontaine.

6 commentaires:

Gilbert a dit…

Merci SVEN,

" Machinations " du personnage à suivre. Cela confirme que des limites sont atteintes! Le futur de révélations. En ce qui concerne le voyage sans nantes, je ne ne doute pas de " l'autosatisfaction" de la conduite écolo! Sauf que pour tous, un jour, la cour des comptes devrait rendre son verdict. Bonne journée!

Gilbert a dit…

Petit scoop Sven:

Bin le Blaise! Plus gonflé que le canard! Voir PO sujet passant à l'heure où je poste.

L’événement culturel revient du 28 juin au 1er septembre, mais avant d’ouvrir les festivités, Jean Blaise lève le voile sur les retombées 2012 et détaille le budget 2013.

Avec graphique du voyage et retombée! Le Waterloo de la cantinière Thénardier du misérable? Tous à la cantine: " C'est pas d'la soupe c'est du - rata -, c'est pas d'la ..... Mais ça viendra. L'eau - vert - dose du canard PO!

Bonne fin de journée Sven!

Leblanchet a dit…

Les scoops de Gilbert sont à la hauteur de ses sources. Il n'a aucune parole l'illuminé de service.

ghostalex74@hotmail.com a dit…

Il ne faut pas confondre les bidules des machines et les bidules de la compagnie "la Machine". Tout ce qui pourrait être exposé a toulouse sera ce que nous n'avons pas vu ni payé a nantes : les araignées, les machines des spéctacles de rue etc... donc aucune "couillonade", "l'illuminé de service" a plus de tours a offrir que nous en connaissons en tant que nantais.

ghostalex74@hotmail.com a dit…

J'ajouterai qu'il me semble avoir vu une représentation gratuite de la symphonie mécanique début juillet sous les nefs. L'ayant déjà vu je vous invite a y aller, c'est très bien mené, magnifique a l'oeil et a l'oreille... vous pourrez étendre votre jugement.

Sven Jelure a dit…

Merci du rappel, oui, j'ai vu ça, le 5 juillet, je crois, puis le 13 ou le 14. Je ne conteste pas le talent de Delarozière, je ne lui reproche même pas de faire passer ses intérêts avant ceux de Nantes : je reproche aux édiles nantais de lui avoir beaucoup donné sans garantie de retour.

Certaines machines, du genre catapulte à pianos, ont quand même été vues à Nantes, et surtout elles ont été payées en partie par les Nantais et par les contribuables de la région : La Machine bénéficie gratuitement du vaste local des nefs et touche des subventions importantes (plus de 150.000 euros en 2011). La couillonnade n'est que partielle, je l'admets, mais je maintiens qu'elle n'est pas nulle.

Et puis, les ventes de biens, principalement aux Machines de l'île, forment plus de la moitié de son chiffre d'affaires ; comme ces ventes se font de gré à gré et non sur appels d'offres, cette activité pourrait fort bien subventionner d'autres activités de La Machine, y compris la confection de ses propres machines. Là, bien sûr, je suis en pleine conjecture, il faudrait une analyse pointue des comptes de la compagnie pour valider ou infirmer cette hypothèse.