samedi 15 février 2014

Anne de Bretagne mal honorée (2)


La plaque située à l’entrée du pont Anne de Bretagne est constellée de graffitis depuis des années. Rien à voir avec le tout proche Mémorial à l’abolition de l’esclavage, nettoyé dans l’heure de la moindre souillure.

Mais depuis quelque temps, le sort de la malheureuse plaque est plus radical : décollée de son socle, sans doute lors de la pose d’une barrière, elle gît face contre terre. Les services municipaux ne s’en soucient pas davantage que des graffitis.

En cette année d’élections, on a mieux à faire que d’honorer la duchesse Anne pour le 500ème anniversaire de sa mort, le 9 janvier 1514.

16 commentaires:

Leblanchet a dit…

Anne plaquée au sol l'année de la commémoration du 500ème anniversaire de son décès, voilà bien une image qui illustre la place de la Femme dans l'histoire.
Gageons que les candidates, de tous bords, auront à coeur (de Bretagne)de réclamer la réparation de l'outrage.
Si ce n'était pas le cas, les électeurs et surtout les électrices pourront vérifier l'adage Khrouchtévien « Les politiciens sont les mêmes partout. Ils promettent de construire un pont même là où il n'y a pas de fleuve. »

Anonyme a dit…

OLS a écrit :

Votre indignation n'est-elle pas un peu excessive ? Ce morceau de ferraille ventre à terre n'est qu'un panneau indicateur et non une plaque commémorative ! Panneau bizarrement non traduit en peurunvan ! Les 3 hermines, le noir et blanc font tout de même très couleur Bretagne...

Cher Sven, dans votre commentaire-réponse 67 (Anne B mal honorée N°1), vous avez parfaitement cerné mon problème : entre cirque folklorique breizoux ou cirque municipal blaisoux, rien d'autre pour un nantais souhaitant se frotter à la culture !

J'insiste, lisez De la Villamarqué... L'imposture régionaliste contemporaine trouve son origine notamment dans ses écrits... Ainsi une telle affirmation, je vous cite "la culture bretonne n'a pas à être imposée [...] puisqu'elle est d'ici" vous paraîtra totalement absconse !

Et combien de fois devra-t-on encore et encore répéter que l'ON N'A JAMAIS PARLÉ BRETON À NANTES ! Conséquence logique, la culture bretonnante y est peu vivace et surtout n'intéresse pas ses habitants... Sauf si l'on la leur impose de grès ou de force et peu importe par qui ! De grès ou de fric comme vous dites, les ethno-traducteurs ont déjà repéré la rente à venir avec une ratification de la charte des idiomes régionaux...

Pour extrapoler les propos féministes de Leblanchet : la multiplicité des candidatures féminines aux municipales nantaises est un signe des temps, le pouvoir n'est plus politique mais financier... Les hommes se détachent, certes lentement, de la politique et les femmes, sous couvert de parité, s'y engouffrent ! De la sociologie à 2 balles me direz-vous...

OLS

Sven Jelure a dit…

Bien entendu, je pense que le sort de cette plaque relève de la négligence ordinaire et non de l'outrage ciblé. Tout de même, le contraste avec le Mémorial, à 20 m de là, est frappant. Et en cette année particulièrement, on devrait y faire attention.
J'ai l'impression que vous confondez la culture et la langue, qui n'en est qu'un aspect. L'Irlande est très majoritairement anglophone ; diriez-vous pour autant qu'il n'existe pas une culture irlandaise contemporaine spécifique ?

Anonyme a dit…

L'argument courant qui consiste à dire qu'on a jamais parlé breton à Nantes est faux. On parlait breton dans les communes de Chantenay et Doulon qui sont depuis devenus des quartiers de... Nantes.
Par ailleurs les cas de "débretonnisation" sont si nombreux à Nantes (en dehors du bilinguisme électoraliste récent sur les panneaux d'entrée de ville) qu'une veille ne peut pas faire de mal.
Pour avoir travaillé récemment avec les services de la région dite des Pays de la Loire j'ai découvert que dans les documents de travail dont je disposais, il avait été demandé de remplacer "massif armoricain" par un terme "plus... enfin moins... vous voyez quoi..." Oui, c'est à ce point.
L'équiper de l'Hermine (basket-ball) a fait l'objet l'année dernière d'une campagne de presse pour être rebaptisée - en quelque chose de sans doute "plus... enfin moins... vous voyez quoi..." -
en vain heureusement. Il y'a des villes où on cultive son histoire ; d'autres où on l'efface à coup de gomme.

VertCocu a dit…

@Anonyme
Vous n'avez pas l'air de vous rendre compte que l'ethnorégionalisme breton est à nos portes, prêt à surgir de l'ombre pour nous rééduquer: breton, sarrasin et chouchen.
Le fascisme breton et son épuration ethnique est la plus grande menace de notre début de XXIe siècle.
N'est-il d'ailleurs pas à la base de la déliquescence de la culture française?
Un buste de Guichard est trop peu pour honorer le noble combat pour la diversité, la tolérance et les droits de l'Homme.
Aujourd'hui, une plaque au sol! Demain, la coupole de l'hôtel des régions des pays de la Loire comme Panthéon des grands Ligériens!
N'abandonnons pas le combat! L'immeuble au bout de ce pont a déjà été nettoyé de la souillure du nom de la catin bretonne pour faire place à l'Art, la Culture: des néons qui indiquent le temps qu'il fait. Et j'y vois un soleil! Camarades! Partisans! Ne relâchons jamais l'attention. Que tout ce qui porte hermine soit mise à terre, sinon, je te le dis toi, camarade nantais non-brittophone, tu finiras dans un charnier!

PS: le truc, c'est que ya pas que Nantes dans l'histoire, mais tout un département. Département où l'ethnie bretonne s'est assez implanté pour y avoir laissé un dialecte jusqu'au XXe siècle. Doit-on diviser le 44? moi, je dirais non. Il faut dire que je ne suis pas obsédé par l'ethnie, la race. Contrairement à ceux qui utilisent le terme "ethnorégionalisme".

PPS: j'attends votre billet sur la suite de l'affaire Dobrée avec impatience, Sven. Nantes, ville de culture... Si je fais fortune un jour, je me garderais bien de léguer quoi que ce soit aux autorités publiques. Pauvre Thomas Dobrée. Qui, selon la légende, avait convoqué les prêtres de toutes les religions pour ses funérailles.
Normand protestant qui appose une maxime en breton sur sa tour. Encore un bel exemple d'ethnorégionaliste.

Anonyme a dit…

OLS a écrit :

Chantenay sur Loire et ses bretons !
Je ne m'attendais plus à cet argument éculé. Ces gens étaient des immigrés venus de basse-Bretagne avec leur idiome. Peut-on dire pour autant que l'on parle (au sens général) polonais ou turc à Nantes ? Nantes est-elle de culture polonaise ou turque; avec votre raisonnement la réponse serait oui !

Dans la région il y avait certes une enclave où l'on parlait majoritairement breton : Batz/mer. Il s'agissait là encore d'une diaspora venue vendre sa force de travail à vil prix (en quelques sorte les proto-plombiers polonais...) Les derniers locuteurs ont malheureusement disparus il y a 45 ans environ.

Je ne confonds absolument pas langue et culture. Les deux sont intimement liées et sans la première, difficile pour la seconde d'exister.

L'entreprise de bretonnisation à l'oeuvre en Loire-Atlantique (panneaux bilingues, écoles Diwan, drapeaux blanc et noir, adjoints municipaux...) réalisée grâce aux impôts de la Nation ne vous gêne pas ? Un anti-jacobin primaire devrait en toute logique refuser cette manne financière ! Mais l'argent n'a pas d'odeur... J'ose une comparaison un peu tordue avec les pseudo-autonomistes zadistes : tous sans exception sont allocataires de prestations sociales... Autonomie ??

@Vertcocu : vous m'aviez habitué lors de nos échanges précédents à des propos plus conséquents. Vous moqueriez-vous ouvertement de moi en raison d'une faiblesse de votre argumentation pour me convaincre ?

Dans leur délires, les gentils ethno-régios bretons ont tout de même tué une jeune femme... Négligeable, collatéral, de la rigolade à côté des corses et des basques !

Que la paix soit avec nous !

OLS

Anonyme a dit…

@OLS ; un instant j'ai cru que vous faisiez de l'humour... J'avoue j'ai ri, pour de vrai.
Les Turcs et Polonais ont ceci de commun avec les immigrés de basse Bretagne qu'ils ont été jugés de la même manière par une bonne partie de la population nantaise : étrangers = sales= voleur d'emploi = etc.
Par contre OLS, je vous suggère d'ouvrir un livre d'histoire et de réviser votre géographie. Jamais dans son histoire la Loire-Atlantique n'a fais partie de la Turquie ou de la Pologne. Enfin, je crois... vous me faites douter !
Vous voyez dans le drapeau "noir et blanc" (là aussi j'ai ri, pour de vrai) une menace ; moi j'y vois un avenir européen dans une région forte, identifiée, qui ne fait plus débat, bref, cohérente. Vous voyez de l'indépendantisme et du terroriste dans la réunification comme d'autres voient l'islamisme dans tout musulman.
J'en termine là sur ce sujet parce que j'ai perdu trop de temps à débattre avec des internautes ligériosés : au mieux ce sont de gentils perroquets tendance binaire (le monde est soit noir soit blanc), au pire ils ont peur de perdre leur poste au conseil régional dit des "Pays-de-la-Loire". Au final, ce qui se cache derrière tout ça n'est jamais très glorieux.

Herminie a dit…

@OlS : Pemettez moi d'entrer dans le débat un peu par hasard mais tant de mauvaise foi me ravit ! Allez : comme le dit fort bien la personne qui m' a précédée dans les commentaires un peu d'histoire et de géographie ne fait de mal à personne... La Haute Bretagne dont fait partie (cela vous déplaît fort il est vrai)la Loire Atlantique ne parle plus breton depuis au moins le XIVème siècle : les élites et les urbains y parlaient (parlent toujours) le français et le peuple essentiellement paysan parlait (mais ne parle plus) le gallo. Rennes n'est historiquement pas plus breizhou que Nantes donc à vous suivre Rennes n'est pas en Bretagne : CQFD.
Quant à parler d'immigrés bas bretons, de diaspora,voire d'étrangers, diantre, les pauvres diables qui passaient de Quimper à Nantes ne quittaient pourtant même pas leur région d'origine : jusqu'en 1941, aller à Nantes c'était toujours aller en Bretagne. Certaines vérités valent quand même d'être rappelées.
Curieux (pour ne pas dire autre chose) cette insistance sur l'ethnie (un ethnorégionaliste ? comme j'aimerais une définition). Et ce mépris appuyé pour les bretons, les turcs, les polonais...et quelle condescendance pour nous parler de "l'enclave" de Batz : Allez dites-le vous avez pensé zoo non ?
Pour se sentir mieux après tant de fiel, juste une citation de Morvan Lebesque (né à Nantes...) : "Le breton est-il ma langue maternelle ? Non : je suis né à Nantes où on ne le parle pas... Suis-je même breton ? Vraiment je le crois. Mais de "pure race", qu'en sais-je et qu'importe ? ... Séparatiste ? Autonomiste ? Régionaliste ? Oui et non : différent "

VertCocu a dit…

@OLS

"Chantenay sur Loire et ses bretons !
Je ne m'attendais plus à cet argument éculé. Ces gens étaient des immigrés venus de basse-Bretagne avec leur idiome. Peut-on dire pour autant que l'on parle (au sens général) polonais ou turc à Nantes ? Nantes est-elle de culture polonaise ou turque; avec votre raisonnement la réponse serait oui !
Dans la région il y avait certes une enclave où l'on parlait majoritairement breton : Batz/mer. Il s'agissait là encore d'une diaspora venue vendre sa force de travail à vil prix (en quelques sorte les proto-plombiers polonais...) Les derniers locuteurs ont malheureusement disparus il y a 45 ans environ."

La communauté bretonnante de Chantenay prend de l'importance au XIXe siècle avec l'industrialisation.
Est-ce le même phénomène avec Batz ? Même époque ? Même nombre de générations ? Même activités économiques ?
A vous lire, il est aisé de conclure la même nature des deux phénomènes. Sources des études svp ?

"Je ne confonds absolument pas langue et culture. Les deux sont intimement liées et sans la première, difficile pour la seconde d'exister."
Un Québécois n'est-il pas plus proche culturellement d'un Canadien anglophone que d'un Français ? Un Malien, d'un Sénégalais ?
Depuis que la Bretagne existe, sa culture est double. Celtique et romane. Nantes est de culture bretonne. Comme Strasbourg est de culture alsacienne ou le Havre de culture normande. Et ces villes sont aussi de culture française.
Pourquoi n'évoquez-vous jamais le gallo ? Il dérange pourtant beaucoup de vos ennemis.

"L'entreprise de bretonnisation à l'oeuvre en Loire-Atlantique (panneaux bilingues, écoles Diwan, drapeaux blanc et noir, adjoints municipaux...) réalisée grâce aux impôts de la Nation ne vous gêne pas ? Un anti-jacobin primaire devrait en toute logique refuser cette manne financière ! Mais l'argent n'a pas d'odeur... J'ose une comparaison un peu tordue avec les pseudo-autonomistes zadistes : tous sans exception sont allocataires de prestations sociales... Autonomie ??"
Vous êtes dans le fantasme.
Les exemples de débretonnisation pullulent mais vous semblez refuser de les voir. En tout cas, vous vous gardez bien de les évoquer. Ils sont pourtant financé par le denier publique.
Le breton est reconnue par l'UNESCO comme une langue mourante.
Une langue ne mérite-t-elle pas d'être sauvée ? Si oui, qu'elle déborde dans une forme évoluée de sa sphère géographique d'origine justifie-t-il son rejet ?
Il y a une école Diwan à Paris. Est-elle moins légitime que la rennaise qui est moins légitime que la brestoise ?
Quelle est l'origine, la nature et le montant de cette manne financière que vous semblez voir et qui corromprait les plus purs des jacobins ?
Les grandes fortunes bretonnes ? Bolloré ou Pinault poussent le lobby bretonnant ?
Un exemple concret: TV Breizh.
Le Lay, homme d'influence s'il en est, financé en partie par Murdoch et Berlusconi, s'est vu refuser une antenne nantaise.
Au profit d'une chaîne associative et une autre liée à la presse locale (grosse incohérence de base d'ailleurs, sans parler des conflits d'intérêts, la descente du FCN en L2 y trouve quelques origines également).
Quant un Le Lay se fait retoquer au profit de ce qu'on a vu à la place, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal à penser que les forces occultes bretonnes soient si puissantes.

Les Celtomania ne vivent pas dans le même monde que vous. Ils vivent dans un monde où le festival celtique le plus important du département perd 40% de ses subventions publiques d'une année sur l'autre. Pas un monde comme si Nantes était occupée. Nous vivons dans un monde où les enfants et ceux qui n'y connaissent rien n'ont pour seule référence régionale que celle des régions de programmes. Nous ne vivons dans un monde avec assez de problèmes qui n'a pas besoin qu'on lui crée des ennemis.

VertCocu a dit…

(suite)
Quant à la ZAD... Euh... ???
Pas envie de partir là-dessus. Ce n'est pas le sujet. C'est compliqué. Et j'ai un peu peur que ça finisse sur des histoires de poux et de gale (ya la CMU, bien sûr). En tout cas, l'ACIPA doit apprécier ce genre de raccourci. TOUS SANS EXCEPTION.

"@Vertcocu : vous m'aviez habitué lors de nos échanges précédents à des propos plus conséquents. Vous moqueriez-vous ouvertement de moi en raison d'une faiblesse de votre argumentation pour me convaincre ?"
Je n'ai jamais prétendu à remplacer vos idéologues. Restez dans votre confort.

"Dans leur délires, les gentils ethno-régios bretons ont tout de même tué une jeune femme... Négligeable, collatéral, de la rigolade à côté des corses et des basques !"
L'attentat du McDonald's est évidemment tragique.
Si cela n'est en aucun cas une excuse, je trouve cependant intéressant que la cible était une multinationale américaine qui change nos cultures alimentaires. Avant l'Etat français. Il y a certes eu des attaques contre la gendarmerie. Mais cela démontre que le terroriste breton ne réserve pas sa haine à la seule ethnie française. Il est aussi complice du Basque, peut-être bien du Corse.
Mais même sa stupidité ne peut pas se résumer à la bien pratique « balkanisation ».

"Que la paix soit avec nous !"
Si vis pacem, para bellum ?
C'est la stratégie jacobine classique qui attise les aigreurs, les rancoeurs et par là même, la violence.
Votre discours partisan uniquement à charge sur la question bretonne en 44 est un discours de guerre. A condamner tout azimut, vous vous enfermez dans le conflit.
Une Bretagne réunifiée et quelques deniers pour la langue comme en Irlande ou au Pays de Galles et vous couperez l'herbe sous le pied de vos ennemis.
Le Pays de Galles ne connaît qu'un indépendantisme politique, minoritaire, et non-violent.
La violence irlandaise n'est pas d'ordre linguistique mais religieuse.
Le sentiment nationaliste breton est moindre que chez ces deux-là. A vous lire, il serait pourtant plus dangereux. Nous ne partageons décidément pas la même logique.
Votre discours ne favorise en rien l'apaisement. Vous n'êtes que le reflet de ce que vous prétendez dénoncer.

@Herminie
Maurice Lebesque a travaillé quelques mois dans des revues antisémite et collaboratrice.
Qu'il ait expliqué, exprimé des regrets, dénoncé le totalitarisme et le racisme, préféré Rousseau à Voltaire, défendu les cultures opprimées, travaillé des années au Canard Enchaîné ne changera rien aux yeux de certains. Il n'est pas du bon côté.
Simone de Beauvoir a travaillé des années à Radio-Vichy, elle est pourtant favorite pour entrer au Panthéon. Il n'y aura pas de scandale. J'ai bien peur qu'on entende plus de critiques si c'est l'admirable et légitime Joséphine Baker qui y fait son entrée à la place de la scribouillarde du café de Flore.

Herminie a dit…

@Vert Cocu
L'idée même de "bon côté" est totalement relative. Donc sans grand intérêt. Outre que c'est en plus redoutablement moralisateur. Et que Morvan Lebesque ne soit pas en odeur de sainteté auprès de qui que ce soit m'importe très peu.
Ce qu'il peut y avoir d'intéressant dans le discours d'OLS c'est son utilisation volontaire de l'assimilation réductrice Breton = "qui parle breton". Donc puisqu'à Nantes on ne parle pas breton (ce qui est parfaitement exact mais tout aussi vrai à Rennes ou à Ploermel) et bien nous ne sommes pas en Bretagne.
Je vous rejoins sur la débretonnisation à l'oeuvre à Nantes : toutes les expositions réalisées ces dernières années au Chateau des Ducs de Bretagne en sont un exemple (Ah l'expo "Nantais venus d'ailleurs" de 2011 qui commençait par l'histoire de Louis Kermarec qui arrivait à Nantes en 1921 en provenance de...Quimperlé !)

Anonyme a dit…

OLS

@nonyme
@herminie

Où ai-je déclaré que le breton et l'arabe étaient sales ou terroristes ? Ai-je réellement manifesté du mépris à l'égard des polonais ou des turcs ? Je décrivais les nécessités économiques qui poussent naturellement toute personne à émigrer. Xénophobe ? Évoquer ici ma vie perso n'aurait aucun sens mais permettez-moi, à mon tour, de sourire face à ce genre d'accusation fantaisiste.

Mes exemples (maladroits) illustraient les échelles de distance et de temps : Kerviniac-Nantes il y a 150 ans, en comparaison avec 4 heures d'avion pour 3000 km ... Je sous-entendais aussi l'apport négligeable (mais pas nul) de la culture ou de la langue des immigrés dans leur pays d'accueil. En revanche le sentiment du déracinement demeure à coup sûr inchangé. Et que cela vous plaise ou non ces bretons fuyaient la misère,ils ne sont pas venus faire du tourisme...

Le terme ethno-régio' peut être approprié face à une définition de la race chez les basques. Sur la carte de mon livre de géographie je vois que cette pureté raciale mythifiée, a dû être de tous temps très difficile à maintenir (zone de passage très fréquentée)

"ENCLAVE ETHNIQUE" est le terme utilisé par les historiens que l'on peut assurément modifier.

À votre tour relisez vos bouquins d'histoire(s), celle par exemple détestable du régionalisme breton. Vous même, souhaitez-vous la perpétuer et l'imposer avec une option ultra-libérale ? Vendre la Bretagne comme un paquet de lessive vous amuse-t-il donc à ce point ?

"Le breton est la langue de la Bretagne, la langue de la Bretagne toute entière, la Haute Bretagne autant que la Basse Bretagne, voilà une vérité qui ne sera jamais assez enfoncée profond dans votre crâne. Le français à l'est du pays doit disparaître" Roparz Hemon 1941.
Projet heureusement avorté ! Mais un nouvel abruti de ce genre pourrait surgir à tous moments...

Pour résumer 2000 ans d'histoire armoricaine : 1000 ans sans les grand-bretons, 1000 ans avec les bretons, considérez à présent Nantes dans un nouveau millénaire...

Owen Le Scorff

Ps : tout comme vous je suis parfois fatigué de ce sujet nanto-sensible mais pour des raisons opposées.

Anonyme a dit…

OLS

@Vert cocu,

Vous avez à la fois tort et raison : certes, je m'enferme peut être dans ce que vous considérez comme une voie (une voix !) sans issue mais je m'ouvre à des avis divergents notamment le vôtre. Et surtout j'essaye d'ouvrir les yeux des nantais séduits par la bonne parole identitaire bretonne. Il est nécessaire de comprendre et d'appréhender la finalité de ces revendications...

Sans surprise, vous laissez entendre que la mort de cette jeune femme dans le Mac-Do n'est qu'accessoire et collatérale. On y servait pourtant du Breiz-Cola ! Le combat contre la mal-bouffe est pétri de contradictions... L'industrie agro-alimentaire bretonne n'est pas non plus un gage de qualité. Je connais de nombreuses personnes, absolument pas hostiles au concept Bretagne, qui évitent les produits siglés phare-jaune et bleu.

Soyez ouvert à votre tour et comprenez le refus catégorique d'une culture ou d'une langue fabriquées, réinventées par des imposteurs malsains.

Concernant NDDL, ai passé il y a un an, 72 heures dans le froid, la faim, la pisse et la boue. Hormis les quelques autres européens sur place ou des fils à papa en mal d'émancipation, ils perçoivent tous SANS EXCEPTION des allocs ! Du moins TOUS ceux que j'ai rencontré...

Je vous ferai grâce de ma formule de politesse que vous qualifiez de jacobine... On rigole bien sur la Méforme !

Kenavo

Avé Charles

VertCocu a dit…

@Herminie
Si vous vivez dans un monde où la morale ne manipule pas le passé, je vous envie. Il y a pleins de gens de bonne foi pour qui c'est important.
Quant au château des ducs de Bretagne, c'est l'outil à conquérir indispensable pour les Ouestitis jacobins. Le raser étant impossible, y introduire le relativisme du fait breton est une première étape. C'est un patrimoine commun à toute la Bretagne. Y mettre un musée uniquement centré sur Nantes, en insistant sur la période post-union ainsi que sur la traite d'esclave (oser dire qu'il y en a trop sur la traite et pas assez sur la Bretagne, et trop de gens vous voient comme un électeur du FN) le détache du pourquoi de son existence. A défaut d'être tombé militairement, il tombe d'une autre manière. Intégrer le dans les châteaux de la Loire, éviter de dire « de Bretagne » voire l'appeler « de Nantes » et vous semez le trouble chez les jeunes générations. Attendez deux, trois générations que la langue bretonne ne soient plus pratiquée que par des universitaires, si vous avez réussi à supprimer « Bretagne » des cartes au profit de « Ouest » et hop, le tour est finalement joué après 2, 3 siècles. Facile. Surtout si vous affichez un soutien au Tibet, vous ne pouvez qu'être un chantre de tolérance et de diversivie.

VertCocu a dit…

@OLS
"L'attentat du McDonald's est évidemment tragique." "Si cela n'est en aucun cas une excuse," "le terroriste breton ne réserve pas sa haine", "sa stupidité"
Ca ne suffit pas pour comprendre que je condamne cet acte ? Ou alors pour vous satisfaire je devrais rejeter la Bretagne dans son ensemble à cause de cet attentat ? Intéressant cette impression de se retrouver dans la peau d'un musulman....
Du Breizh Cola (avec un H, c'est une marque, le délire linguistique ne rentre pas là-dedans) dans un McDonald's ? en 2000 ? Vraiment ? Joli amalgame au passage Produit en Bretagne=terroriste... (il y a du PenB bio au fait)
Qu'il y ait des fanatiques bretons, certes. Mais qu'est-ce qu'il vous fait dire qu'ils prendront le pouvoir ? Vue la situation actuelle, donnez des faits qui sortent du domaine de spécialiste et des exemples de trois bleds avec un nom fabriqué ou trois définitions d'un dictionnaire qui n'aiment pas la France.
La culture fabriquée ? Si le bagad n'a même pas 100 ans, n'est-ce pas de la culture ? Typique de la Bretagne ?
La langue ? Que l'influence artificielle du gallois ne favorise pas son apprentissage, d'accord. Que l'accent de beaucoup de locuteurs soit terrible, d'accord. Mais avec la pratique, si on lui permet d'être favorisée, cette langue ne peut-elle pas devenir légitime ? Etre vivante, c'est-à-dire créer, choisir ses mots et ses accents ?
Sans ce breton unifié, croyez-vous que des pans entiers des dialectes auraient eu une chance de survivre ? Que seul le breton a subi un traitement de linguiste ? Et que certains de ces concepteurs furent des ordures oblige-t-il un locuteur à professer des ordures ?

Vous faites de l'idéologie. Et seulement une idéologie de rejet. Vous proposez quoi pour l'organisation territoriale de Nantes, de la Bretagne, de la France occidentale, de la France entière ?
L'art, la critique... Plus efficace, facile de critiquer le B5 que proposer quelque chose de valable et séduisant ?
Les PDL ? Beaucoup de choses laisse penser qu'ils ne sont plus viables.
L'Ouest ? Déjà un peu plus cohérent mais qui ressemble toujours à une bâtardise.
Une B5 + Vendée me semble cohérent. Maintenant, je ne pense pas que ce soit dans l'intérêt des Vendéens.
Je vois beaucoup plus d'arguments chez les B5 que chez les autres. Je ne suis pourtant pas descendant des îliens et ai vécu ailleurs en France et à l'étranger. Et je pense qu'il y a assez problèmes pour voir en un rattachement une menace pour quoi que ce soit.

Quant à NDDL (j'y suis passé 3 fois dont une pour le festival), j'ai du mal à comprendre comment on peut passer 72h dans la pisse et la faim. A moins d'être très mal organisé. Vous n'avez jamais pensé à écrire du mélodrame ?

En tout cas, vous ne répondez pas aux questions et détourner le sréponses sur le terrain qui vous arrange .
Le breton de Batz est-il lié à une migration comparable à Chantenay ? Ce n'est pas un piège. Je crois que le breton de Batz est héritier de plusieurs siècles. Je me trompe peut-être. En tout cas, si vous n'en savez pas plus que moi, ne parlez pas de ce dialecte de cette façon malhonnête.
Un Québécois n'est-il pas plus proche culturellement d'un Canadien anglophone que d'un Français ?
Une langue ne mérite-t-elle pas d'être sauvée ? On peut dire que les langues vivent et meurent. Très bien. Mais j'espère que vous êtes cohérent avec vous-même, que le destin de toutes les langues ne vous émeut pas. Et que vous vous moquez que le français recule en Afrique occidentale au profit du dynamisme des langues locales et de l'anglais.
Il y a une école Diwan à Paris. Est-elle moins légitime que la rennaise qui est moins légitime que la brestoise ?
Quelle est l'origine, la nature et le montant de cette manne financière que vous semblez voir et qui corromprait les plus purs des jacobins ?
Vous avez une façon bien à vous de vous ouvrir aux avis divergents.

VertCocu a dit…

@OLS
"Relisant votre message qui ne mettait pas directement destiné:
"Le breton est la langue de la Bretagne, la langue de la Bretagne toute entière, la Haute Bretagne autant que la Basse Bretagne, voilà une vérité qui ne sera jamais assez enfoncée profond dans votre crâne. Le français à l'est du pays doit disparaître" Roparz Hemon 1941.
Projet heureusement avorté ! Mais un nouvel abruti de ce genre pourrait surgir à tous moments..."
Oui, projet heureusement avorté. Mais pour qu'un très hypothétique abruti de ce genre ressurgisse, il faudrait qu'il se passe beaucoup de choses terribles avant. Avoir peur de ça, c'est avoir peur de son ombre.
Hemon et d'autres ont été tellement dangereux que leurs petits copains vert dde gris n'ont pas haussé un sourcil quand on a séparé Nantes de la Bretagne (les nazis se foutaient tellement de la Bretagne que certains de leurs travaux administratifs prévoyaient cette séparation, même Pétain était plus favorable aux idées des Provinces). Alors franchement, niveau croquemitaine, Hemon est ridicule.
Mais ça ne me choque pas qu'on utilise son travail de linguiste. S'il est bon. Et s'il ne l'est pas, qu'on laisse les linguistes s'en occuper sans y faire entrer l'idéologie (comme lui même l'avait fait).