mercredi 5 novembre 2014

Nantes rogne le monument aux 50 otages

Pour la commémoration de l’exécution des 50 otages, Nantes avait discrètement supprimé l’un des arbres du mémorial qui leur est consacré, au Pont-Morand.

Pour le 11 novembre, Nantes est en train de reculer le muret limitatif du mémorial le long du quai de Versailles. Il faut dire que cet endroit est l’un des points les plus litigieux des chaussées nantaises. Sur un espace d’un mètre entre le muret et la ligne n°2 du tramway étaient censés coexister des foules de piétons dans les deux sens et de nombreux cyclistes dans le sens sud-nord, sans parler de tous les cyclistes qui passent par là en sens interdit dans le sens nord-sud. Malcommode et éventuellement dangereux.

Mais voilà : le monument aux 50 otages ne se limite pas aux sculptures de l'artiste Seiz Breur Jean Mazuet qui en forment le centre. C’est (c’était…) un ensemble complet développé de chaque côté de ces sculptures et conçu par l’architecte Marcel Fradin. Alors quoi ? Peut-on à volonté débiter en tranches ce lieu sacré ? Manifestement, oui, on peut. Déjà, on l’avait un peu rogné pour faire passer le tramway. On ne fait qu’en grignoter un peu plus, quitte à détruire la symétrie de l’ensemble.

On sait que les 50 otages étaient en fait 48. Il suffira de dire qu’on a repris la part des deux otages qui n’existaient pas…

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le panneau de chantier posé par Nantes Métropole parle simplement de "rénover les trottoirs". Sûr qu'ils ne doivent pas être trop fiers!!!!!!!