mardi 21 avril 2015

Cycliste à Nantes : (7) comme les automobilistes en pire ?

« Connard ! » L’apostrophe s’adresse à un bipède qui dérange la trajectoire d’un cycliste sur un passage pour piétons du cours des 50 otages. Est-ce à force de se voir encensés par la communications municipale ? Toujours est-il que certains cyclistes nantais se prennent pour les rois de la piste. Les tyrans de la piste, même.

Déjà, celui-là, ce n’est pas si mal qu’il se soit trouvé sur la piste cyclable : les trottoirs restent très fréquentés, sur le cours des 50 otages comme ailleurs. Un peu partout dans Nantes, les feux de circulation tendent à devenir théoriques. Vous vous trouvez vaguement ridicule de les respecter quand tant de vos collègues cyclistes n'en tiennent aucun compte. C’était bien la peine de placer des panneaux de tourne-à-droite un peu partout.

Dans certains endroits, la cohabitation entre piétons et cyclistes devient franchement problématique. Ainsi voit-on aux heures de pointe des deux-roues slalomer dangereusement sur la passerelle Schoelcher. La signalisation est pourtant explicite : « pied à terre ». Mais gare à l’insolent qui le ferait remarquer.

Les incivilités automobiles se sont raréfiées – faute de place peut-être. Se pourrait-il que des maniaques de la nuisance se soient reconvertis dans l’incivilité cycliste ? Toujours est-il que cette minorité active commence à devenir assez nombreuse pour nuire vraiment à l’ambiance piétonnière.

7 commentaires:

VertCocu a dit…

Et inversement.
Nombre de piétons prennent des pistes cyclables pour un trottoir. Parce que les logiques et signalisations sont erratiques.
C'est pourtant pas bien compliqué de s'en tenir à un code couleur, pour commencer.
Faut croire que c'est plus amusant de faire des ronds-points cyclables qui ne servent finalement pas à grand chose.

Anonyme a dit…

Les cyclistes ne sont pas toujours les bobos vertueux qu'on nous vante ; ce sont parfois des motards sans moteur. La vitesse et le risque, la dose d'adrénaline peuvent être leur réelle motivation. La liberté - la leur seule - compte alors plus que le civisme.
Et puis, bien sûr, les marquages au sol sont souvent parfaitement incompréhensible. Et dans le doute, on s'abstient rarement...

Anonyme a dit…

Bonjour,

Ces panneaux ont été récemment posés suite à l'observation du problème sur le terrain.

C'est + un problème d'individualisme que de mode de déplacement.

Sven Jelure a dit…

Hélas, les panneaux ne semblent pas d'une grande efficacité ! Et forcément, le problème est lié aux cyclistes et pas aux cycles, mais ça montre bien que les envolées municipales sur le "mode de déplacement doux" et la "circulation apaisée" étaient en partie du baratin !

Anonyme a dit…

Bonjour, en effet, on peut prendre du recul sur ces termes qui étaient surtout destinés à trancher avec les véhicules motorisés : vitesse + faible, pas ou peu de bruit, pas de pollution ...

Mais un cycliste agressif sur son vélo, c'est la même chose qu'un automobiliste agressif derrière son volant : un connard ponctuel. Il m'arrive d'être un connard ponctuel d'ailleurs, c'est très français..

Sinon, au problème d'individualisme relevé précédemment, s'ajoute un problème physique pour cette passerelle : elle n'est pas assez large. Construite en 2001, on peut reprocher aux décisionnaires de l'avoir sous-dimensionné par rapport à l'augmentation des échanges piétons entre le secteur des Machines et le centre historique et par rapport au retour du vélo en ville, non anticipé pour cet ouvrage..

boa13 a dit…

Cycliste à Nantes depuis 8 ans, je souhaite tempérer un peu votre propos, notamment concernant les feux rouges.

Je les respecte systématiquement, et j'ai souvent eu ce sentiment de ridicule isolement dans cette pratique que vous décrivez. Néanmoins, je constate que l'augmentation sensible du trafic des vélos s'est accompagnée d'une diminution de la proportion de "dingues". Je pense qu'au fur et à mesure de la démocratisation de ce moyen de transport, les gens "normaux" reprennent le dessus ; je suis de moins en moins seul au feu rouge.

Anonyme a dit…

Pour prendre tous les jours cette passerelle depuis sa construction, étant piéton et jusqu'à peu avec un chien ; je constate depuis longtemps le comportement déraisonné de 90 % des cyclistes qui l'emprunte.
Les cyclistes sont des dangers publics, frôlant poussettes et piétons...
Un jour il y aura un accident grave.
Sans parler des vélos sur les trottoirs quelques rues plus loin.
Quand un cycliste se fait faucher, j'ai le sourire.