mercredi 17 juin 2015

Le storytelling survit et ne se rend pas

Demain, 200ème anniversaire de la bataille de Waterloo. On va rappeler le rôle héroïque qu’y a joué le général Pierre Cambronne : le dernier carré de la garde impériale, les blessures gravissimes, les paroles célèbres... Les paroles ou… le mot ?

Cambronne est mort à Nantes en 1842. La ville lui a élevé une statue. Sur son socle, elle a gravé la formule consacrée : « la garde meurt et ne se rend pas ». Convaincus que la phrase était en réalité de leur père et mari, disparu pendant la bataille, les héritiers du général comte Michel ont voulu prouver en justice qu'elle n'était pas de Cambronne. Et cela ne leur a pas été trop difficile : Cambronne lui-même répétait à qui voulait l’entendre qu’il n’avait rien dit de tel (mais que peut-être il avait dit quelque chose de plus bref...).

Cependant, Nantes n’a pas attendu Jean-Marc Ayrault et Jean Blaise pour pratiquer un storytelling dédaigneux de la réalité. La plaque mensongère a été posée quand même. Elle est toujours là.

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