mardi 8 décembre 2015

Quand les hérons partent en vrille

Pierre Orefice tente de s’accrocher aux branches. Johanna Rolland a dit non à l’Arbre aux hérons ? Il continue à faire campagne par l’intermédiaire de Presse Océan. On peut y voir une persévérance qui force l’admiration… ou une obstination qui dépasse les bornes.

« Il n’y a pas d’autre avenir en dehors de ce projet », assure-t-il. Autrement dit, sans Arbre aux hérons, on ferme boutique. Pourtant, en tant que directeur général salarié des Machines de l'île, il est payé pour mettre en œuvre la politique définie par le conseil d'administration de la SPL Le Voyage à Nantes – qui appartient essentiellement à Nantes Métropole. Il lui incombe de faire fonctionner cet équipement, pas de décider de son avenir.

Dans n’importe quelle entreprise sérieuse, un DG qui mettrait ainsi publiquement en doute l’avenir de son activité serait aussitôt limogé par son PDG et son conseil d'administration ! On va bien voir si Le Voyage à Nantes est une entreprise sérieuse…

Au passage, Pierre Orefice annonce des festivités en juillet 2016 « pour les 10 ans de La Machine ». Il y a un os, là. La Machine est une association de droit privé, principal fournisseur des Machines de l’île certes, mais juste un fournisseur quand même. Ce n’est pas à Pierre Orefice d’organiser ses festivités d’anniversaire. Et puis, la création de cette association (dont le siège se trouve en Haute-Garonne !) remonte à 1999 : un peu tard pour fêter ses 10 ans.

Alors, la langue du DG aurait-elle fourché ? Voulait-il parler du dixième anniversaire des Machines de l’île ? Cela pourrait être révélateur d’une confusion entre La Machine et Les Machines, entre intérêts privés et fonds publics. Et ce serait révélateur en tout cas d’une confusion de dates : Les Machines de l’île ont été inaugurées le 30 juin 2007 : cela va faire neuf ans et pas dix ! 

À droite, La Machine, à gauche Les Machines de l’île, entre les deux, une certaine confusion ?

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Les infos c'est du sérieux : elles sont vérifiées, coupées, recoupées, remontées à la source et bien entendu non orientées mais rien n'y fait, France 3 Estuaire reprend allègrement les 10 ans des Machines (sic), avec en prime une interview de Monsieur Oréfice et son impudique bonhomie, beurk...

Jobarde Rollande a dit…

Il n'y a pas de bras de force entre Pierre Oréfice et Nantes Métropole, juste une collusion d'intérêts croisés. Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier de nous deux qui lâche l'autre verra ses turpitudes affichées.

La Chambre Régionale des Comptes regarde pudiquement ailleurs, les contrôleurs de gestion de Nantes Métropole ne voient pas de problèmes. Pierre Oréfice peut continuer en toute quiétude et avec l'aval d'une PQR qui n'a pas une once d'éthique journalistique de profiter des mannes financières de Nantes Métropole.

Johan Groland a dit…

Cher Sven,

Histoire de parler d'autre chose que les Machines qui accaparent les pages de la PQR ces jours-ci, avez-vous relevé ceci ? Au classement des 15 première villes françaises pour l'accès à la culture, Nantes est... 7ème. Avec tout de même un score de 12 / 15 pour ses musées (!).

http://www.telerama.fr/monde/musees-cinemas-salles-de-spectacle-les-classements-des-15-premieres-villes-francaises,135095.php

En bonus, voici le lien vers le site du cabinet pWC (ça ne s'invente pas !) qui a réalisé l'étude : http://www.pwc.fr/villes-daujourdhui-metropoles-de-demain1.html

Sven Jelure a dit…

Merci pour le tuyau, qui tombe bien, je songeais à un article sur Nantes dans les classements nationaux.

Anonyme a dit…


Les absents ont toujours tord... Il semblerait cependant que lorsque se sont des musées nantais, on leur accorde un certain crédit. Qu'en pensent Patrick Porte et Blandine Chavanne, les deux directeurs démissionnaires des Musées fantômes locaux, Dobrée et Beaux-Arts ?

Jobarde Rollande a dit…

pour un regard anti-conformiste sur Nantes, le site : http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Nantes p

Sven Jelure a dit…

Merci pour la référence. Anticonformiste ? Je dirais plutôt parodique.