dimanche 9 juillet 2017

Bouffay salé

On attendait avec impatience la première averse pour savoir ce qu’allait devenir le tas de sel de la place du Bouffay. En fait d’averse, on a été servi !

L’œuvre exposée sur la place cet été s’appelle « La part manquante » ; il en manque un peu plus désormais.

« Des nappes scintillant de sel recouvrent le sol et rappellent l’absence forcée de l’eau, la proximité de l’océan ou… une montée des eaux qui aurait envahi Nantes », explique le livret du Voyage à Nantes 2017, à côté de la plaque comme souvent : il avait juste oublié que l’eau  peut aussi descendre du ciel, et que cette présence forcée nous arrive même assez souvent.

Allons, voyons quand même le verre d’eau salée à moitié plein : une partie du mulon a quand même résisté au déluge. Et l’aspect délibérément ruiné supposé faire le charme de cette œuvre de Boris Chouvelon est ce soir encore plus convaincant.

8 commentaires:

Anonyme a dit…

On ne pourra pas dire que la cage à godets de tractopelle ne manque pas de sel, car si, il en manque.

Une cage mobile, façon hamster, aurait pu constituer une attraction plus ludique que ce forage statique qui puise au plus profond de l'inconscient.

Mais il semblerait que depuis peu, les "œuvres" ludiques soient assorties du devoir de contrôle technique, comme les attractions foraines.

Si on ne peut plus faire tout et surtout n'importe quoi avec les "œuvres", où va-t-on?

Manquerait plus que soit rendu public le décompte des sommes engagées pour chacune de ces installations.

Sven Jelure a dit…

En effet, ça serait un comble !

Anonyme a dit…

comment l'architecte des bâtiments de france a-t-il laissé faire des trous dans les remparts du château des ducs de bretagne pour installer un toboggan c'est un mystère
pour moi...si cela avait été une attraction sans doute pas...mais comme c'est une "oeuvre" on peut tout se permettre !!!

Sven Jelure a dit…

A-t-on fait des trous ? Je ne pense pas. Cette partie des remparts, celle qui a été reconstruite après l'explosion de 1800 comporte des "meurtrières" traversantes en partie haute. Je crois que ces ouvertures ont été utilisées pour ancrer l'ossature du toboggan. Cette "oeuvre" est assurément un travail de construction métallique intéressant (plein d'enseignements pour l'Arbre aux hérons ? Il vaudrait mieux pas, ça soulèverait des questions...) mais elle a sûrement coûté une fortune.

Anonyme a dit…

j'aurais envie de dire : et donc ? Sven, champion de l'onanisme.

Anonyme a dit…

Tiens, un korrigan.
Un korrigan sophiste en plus.

Anonyme a dit…

Quelle noirceur, quel cynisme et quelle aigreur dans tous ces posts et commentaires... c'est attristant.
Aucun trou n'a été fait dans les remparts, si vous observez bien, puisque que des meurtrières déjà existantes ont été utilisées pour le soutenir.
Et toujours le même argument qu'utilisent les détracteurs des libertés et de la culture à notre époque, l'argent. N'oubliez-pas que les sommes engagées dans ces projets ont été versées à des centaines d'entreprises, d'artisans et d'étudiants du territoire qui y ont contribués, et qu'elles amènent ensuite d'énormes retombées touristiques, médiatiques, sociales... et poétiques, ce qui n'est pas rien dans les temps qui courent et lorsque l'on tombe par hasard sur ce blog.

Sven Jelure a dit…

Bon, généralement, j'accueille avec courtoisie les commentaires, même négatifs. Mais ce soir, je ne suis pas d'humeur à faire des manières. Non, je l'ai dit moi-même, on n'a pas fait de trou dans les remparts. On a juste fait un trou dans la caisse. L'argument de l'argent ne vous plaît pas ? Vous ne voulez voir que les "énormes retombées touristiques, médiatiques, sociales et poétiques" de ce toboggan ? Ce sont plutôt des retombées humoristiques, en fait ! Voilà l'engin arrêté parce qu'il fait trop chaud, paraît-il. Quelle idée superbe d'aller installer en juillet-août un engin qui ne tolère pas des températures de 25° ! C'est dommage, d'ailleurs, car le spectacle du "médiateur" qui grimpait de temps en temps pour remettre de la paraffine sur le toboggan pour ralentir les descentes -- quitte à salir les vêtements -- était du plus haut comique. Nantes se ridiculise avec ce truc imbitable, et vous voudriez vous réjouir des retombées ? Vous êtes prêt à avaler toutes les vantardises pondues par le Voyage à Nantes aux frais des contribuables ? Eh ! bien, ne lisez pas ce blog, il n'est pas fait pour les bisounours.