Les mémoires
de Pierre Orefice ont fait l’effet d’un coup de tonnerre et d’un pied dans
le plat, voire d’un crachat dans la soupe. On attend avec curiosité celles de Jean
Blaise. Il va se « remettre » à écrire, prévenait Véronique
Escolano en conclusion du portrait
aimable qu’elle lui a consacré dans Ouest-France le jour de
son départ en retraite.
Car, s’il a très peu publié,
Jean Blaise a pas mal écrit, principalement sous la forme des introductions du
livret annuel de présentation du Voyage à Nantes estival, toujours signées de
sa main. Des textes très travaillés et dont le tirage (180 000 exemplaires
en 2016) en faisait l’égal de best-sellers littéraires.
Ces manifestes ciselés abondent en
morceaux de bravoure stylistiques, en oracles ésotériques et en visions
sociologiques fulgurantes. « Nous avons la réputation ici d’une grande
modestie » écrivait-il en 2012. Allons, allons, il ne faudrait pas non plus en faire trop dans la modestie. À défaut de mémoires formelles, ces pages mériteraient
d’être rassemblées en un recueil de citations.
Les critiques littéraires y
retrouveront sûrement la source d’inspiration littéraire de l’auteur. Il l’a lui-même
affichée en déposant dans le Grenier du siècle, qui occupe la façade sud du
Lieu Unique, un exemplaire de La Vie, mode d’emploi, de Georges Perec. Ce
livre qui traite de choses minuscules avec une précision maniaque pourrait en
dire éclairer pas mal de choix du Voyage à Nantes.
Voir article complet, avec de nombreuses
citations, sur Nantes Plus :
https://nantesplus.org/memoires/
Mémoires nantaises (2) Jean
Blaise a-t-il perdu le mode d’emploi oulipien ?
_________________________________________________
L'Arbre aux Hérons : comment Nantes s'est prise à rêver et ce qui s'est passé ensuite
Toute l'histoire de l'Arbre aux Hérons rapportée dans un livre de 152 pages, 12 €

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire