1. Une vocation touristique internationale pour Nantes
Jean-Marc Ayrault veut faire de Nantes une destination touristique, à l’imitation
de Bilbao, encouragé par les succès de Royal de Luxe et du festival Les
Allumées.
2. Le futur joyau des
Machines de l’île
L’Arbre aux Hérons devait initialement être l’une des attractions de l’île
de Nantes. Il est présent aux Machines de l’île depuis le premier jour sous
forme d’une branche prototype. Mais les Machines restent un gouffre financier.
3. Une gouvernance
nantaise mal assurée
Jean-Marc Ayrault commence lentement à réaliser son projet. Jean Blaise, responsable
du tourisme nantais par délégation de service public, est hostile à l’Arbre aux
Hérons. Johanna Rolland hésite, tarde et impose un financement tripartite
(Nantes Métropole + autres entités publiques + secteur privé) irréaliste.
4. L’enthousiasme du
financement participatif
Une campagne de souscription sur Kickstarter remporte un succès relatif
avec 5 511 donateurs et plus de 0,3 millions d’euros récoltés, mais ce n’est
qu’une toute petite partie de la somme nécessaire.
5. Un fonds de dotation à
la pêche aux mécènes
Johanna Rolland confie à Karine Daniel, ancienne députée, le soin de
démarcher des entreprises locales. Les résultats sont très insuffisants pour
couvrir un tiers du financement de l’Arbre.
6. Des financements
publics laborieux
La région de droite, le département de gauche et l’État macroniste
acceptent tardivement de participer au projet, mais les montants promis (4 + 6
+ 1,7 millions d’euros) ne couvrent pas un tiers du financement requis.
7. Le narratif avant la
technique
L’Arbre aux Hérons est magnifique en paroles et dans les illustrations mais
le projet final présenté en 2021 est bien différent. Il se caractérise par une
trentaine d’étais nécessaires pour soutenir sa structure, par la présence d’un
seul héron au sommet au lieu de deux et par la nécessité de gravir 173 marches
pour y accéder.
8. Des conditions
d’exploitation difficiles
Exposé aux intempéries, l’Arbre serait probablement impraticable par grand
vent, forte pluie ou grosse chaleur. La fréquentation est difficile à
apprécier, mais il est douteux qu’elle puisse couvrir les frais de
fonctionnement.
9. Un certain brouillard
juridique
Le projet fait intervenir de nombreux acteurs aux statuts juridiques
différents. La plupart des achats sont effectués de gré à gré au titre de l’article
R2122-3 du code de la commande publique, destiné aux achats d’œuvre d’art, une
pratique désormais mise en question. Nantes Métropole prévoit un énorme budget
de conseil juridique.
10. Les interrogations du
crash final
Johanna Rolland annonce subitement l’abandon du projet en septembre 2022 en
alléguant des raisons économiques, aussitôt contestées. Le président de la
chambre de commerce propose de reprendre le projet avec un financement
entièrement privé, ce qui lui est refusé.
Chronologie de l’Arbre
aux Hérons

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