mercredi 23 novembre 2011

Pub Graslin

La municipalité nantaise s’apprête à chasser les automobiles de la place Graslin. Mais elle y introduit la publicité. Sous prétexte de Royal de Luxe, elle accorde le centre de la place à un livre publié par une maison d’édition commerciale. Au tarif des panneaux d’affichage dans l’avant-Noël, l’emplacement peut valoir des milliers d’euros. En cette saison d’impôts locaux, on espère qu’Actes Sud aura versé son écot au budget de la ville de Nantes.

5 commentaires:

Leblanchet a dit…

Hubert Nyssen a disparu avant de profiter de cette pub gratuite pour Actes Sud. Espérons que tous les auteurs nantais bénéficierons du même avantage, dans une ville qui se targue des qualités du jeu à la nantaise... à moins qu'il ne s'agisse du je à la nantaise.Ce qui ne laisse aucun espoir aux autres.

Jaësan a dit…

Quel est le rapport avec Hubert Nyssen ?

Eisberg Erinnerungen a dit…

pourquoi cette interrogation?

- Vous n'avez regardé qu'un côté de l'affiche.
- Vous ne faites pas le lien entre un livre, son éditeur, une publicité municipale
- Vous vous interrogez sur le fait que votre éditeur (Actes Sud) ne vous a pas offert cette opportunité publicitaire

Yé a dit…

Je ne vois pas en quoi Mr Nyssen pourrait avoir un rapport avec cette pub. C'est sa fille Françoise qui est en charge d'Actes Sud, et ce depuis de nombreuses années.

Ca n'enlève rien au caractère choquant de cette pub, sauf si bien sûr elle avait été payée au tarif normal par ACtes Sud, et Royal De Luxe, maintenant, ce n'est pas la peine d'être désagréable, et ce n'est qu'un phénomène totalement anecdotique.

Anonyme a dit…

Et si tout simplement ce livre, comme tant d'autres à la gloire de Nantes (voir ci-dessous), était financé non pas par Actes Sud mais par la collectivité publique. On comprendrait mieux que cette dernière soit soucieuse de ses investissements et en assume la promotion.
Actes Sud, c'est un peu l'éditeur à compte de fonds publics au profit des villes, théâtres, compagnies, musées, bibliothèques. Souvenez-vous des Jules Verne, il y a quelques années de cela. C'est bien la ville de Nantes qui les avait financés. Ce fut un gros flop et le retour sur investissement promis par Actes Sud ne vint jamais.

Autres éditeurs mais mêmes pratiques : Le guide du routard chez Hachette, Nantes Cartoville et Estuaire, l'art le fleuve chez Gallimard, Nantes saisie par la culture chez Autrement. Ce sont des fonds de la Ville ou de la Métropole qui les ont financés.

Dans ce domaine comme dans d'autres Nantes achète sa notoriété. Est-ce grave ? je ne sais pas, mais c'est subtil.