vendredi 22 février 2019

La créativité, c’est long, surtout vers la fin

En 2020 les municipales. Johanna Rolland a-t-elle gardé le meilleur pour la fin ?

http:// http://nantesplus.org/la-longevite-nourrit-la-creativite/

samedi 16 février 2019

Nantes engagée contre le verdurisme

Il reste des arbres à Nantes ! Johanna Rolland achèvera-t-elle l’œuvre minéralisatrice de Jean-Marc Ayrault ?

http://nantesplus.org/nantes-engagee-contre-le-verdurisme/

jeudi 14 février 2019

Dits, non-dits, dédits et contredits des Machines de l’île en 2019

Chaque début d’année, la fin de l’hivernage des Machines de l’île apporte son lot de déclarations un peu bizarres, un peu biaisées, un peu langue-de-bois, mais souvent révélatrices au second degré. Petite exploration des éléments de langage 2019.

  • Il y a d’abord ce qu’on s’abstient de dire. De la fréquentation des Machines de l’île en 2018, on évite de parler. Elle a baissé de 20.000 visiteurs, affirmait en début d’année Dolorès Charles, de Hitwest. Seule à publier un chiffre précis en l’absence de bilan officiel, Julie Urbach assure dans 20 Minutes que 642.670 billets ont été vendus. Par rapport aux 674.395 billets de 2017, la perte serait de 31.725 billets, soit 4,7 %. En cette année 2018 très favorable pour le tourisme dans toute la France ou presque, c’est paradoxal. Et d’autant plus fâcheux que la délégation de service public accordée par Nantes Métropole prévoit une augmentation continue de la fréquentation jusqu’en 2025. En 2018, les Machines auraient dû comptabiliser 672.931 entrées. Il en manque plus de 30.000. La subvention versée par Nantes Métropole baissera-t-elle en proportion ?
  • Le redémarrage est laborieux. Pierre Orefice, directeur de l’établissement, qui s’exprime comme souvent à travers la plume de Stéphane Pajot dans Presse Océan (10 et 11 février), admet du bout des lèvres que la nouvelle attraction de la Galerie des machines, le Paresseux, ne fonctionne pas bien. Le Grand éléphant encore moins : il est en panne. « On lui a enlevé la moitié de son cerveau pour le réparer », plaide le patron des Machines. « […] On a changé les mémoires de son cerveau qui se compose de deux gros ordinateurs. » Peut-être le patron des Machines devrait-il lui-même envisager un petit changement de mémoires. Car il semble oublier que le cerveau de l’éléphant a déjà été changé l’an dernier, en même temps que son moteur – cause de bien des soucis lui aussi. (Mise à jour du 28 février : je m'aperçois à retardement que le programme des travaux de l'an dernier ne prévoyait pas un remplacement du cerveau entier mais seulement de certaines pièces et un "test pour anticiper le changement global du cerveau automate". Une anticipation mal calculée, donc.)
  • L’Arbre aux Hérons, lui, a un problème de poids. Les Machines de l’île exposent une nouvelle maquette, vaste enchevêtrement de ferrailles sans grande ressemblance avec l’édifice qui avait séduit Nantes Métropole naguère. C’est maintenant un « banian des Indes », dit-on pour expliquer l’apparition de nombreux poteaux. Sans ces étais, les branches seraient incapables de supporter les charges prévues. On vient seulement de s'en apercevoir. Rappelons qu’une branche prototype est installée depuis 2007 aux Machines de l’île. Elle était censée servir à vérifier la faisabilité de l’Arbre…
  • Il y a aussi le feuilleton du financement de l’Arbre aux Hérons (qui en principe ne concerne pas Les Machines de l’île, mais ce méli-mélo juridique n’est pas nouveau). «  ’Ça avance’, assure le directeur des Machines », selon Yasmine Tigoé (Ouest France  du 10 février). « Une quarantaine d’entreprises se sont engagées, par courrier, à participer au financement. », pour un montant de 4 millions au total. Ce qui montre au contraire que, non, ça n’avance pas du tout : interrogé début août par Rozenn Le Saint, du magazine Capital, le même Pierre Orefice annonçait que « 40 entreprises ont déjà misé 4 millions d’euros dans le fonds de dotation dédié ». Non seulement le magot n’a pas varié d’un kopeck en six mois, mais on découvre que ces millions prétendument « misés » ont seulement été promis*.
  • Peut-être pour cette raison, Pierre Orefice cherche à gagner du temps. L’inauguration de l’Arbre aux Hérons devait intervenir au plus tard en 2022. Sur le site web de Nantes Métropole, on peut encore lire, à la date du 7 févier 2017, que « l'Arbre aux hérons devrait ouvrir ses branches au public "au début du prochain mandat, en 2021-2022 " selon la présidente de Nantes Métropole ». Pierre Orefice dément soudain Johanna Rolland et annonce de son propre chef une ouverture « à l’horizon 2023 » !
_________________
* Dans l’intervalle, le 5 décembre, Pierre Oréfice avait aussi annoncé 40 entreprises et 4 millions d’euros à Presse Océan. Au conseil métropolitain du 5 octobre 2018, Fabrice Roussel évoquait seulement 3,5 millions d’euros.