mardi 7 janvier 2020

L’avenir de la construction sur l’île de Nantes, c’est la construction navale

Derniers jours, jusqu’à samedi, pour visiter l’exposition « S’affranchir d’Archimède » à l’École nationale supérieure d’architecture (ensa) de Nantes. Face à la Loire, elle montre des exemples anciens et nouveaux d’architecture navale d’origine nantaise. De quoi nous rassurer tous ? Le jour où le CHU et le reste de l’île de Nantes seront menacés par la montée des eaux, la ville aura déjà une réponse toute prête : la création d’un grand chantier naval. L’histoire est un perpétuel recommencement.



mardi 31 décembre 2019

Les Beaux-arts de Nantes en prospection au Texas

Le bruit s'est répandu qu'on a trouvé de l'art dans un coin du désert texan. Des prospecteurs sont accourus du monde entier. Les premiers arrivés, dans les années 1990, ont récolté quelques pépites. Passé le tournant du siècle, le filon a commencé à s'épuiser. C'est alors qu'est arrivée l'Ecole des Beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire. (Mais en écoutant bien, elle peut encore entendre à Marfa un écho de Jules Verne.)

Marfa… Des étudiants nantais et Jules Verne au Texas



L'homme qui rit dans les cimetières de projets


Pourquoi le patron des Machines de l'île s'égare-t-il ? Parce qu'à porter trop de casquettes à la fois, il ne sait plus très bien où il habite !

Quatre casquettes et un enterrement

Sur le coût virtuel de l'Arbre aux Hérons, on lira par ailleurs l'article instructif paru dans le dernier numéro de La Lettre à Lulu.

mercredi 27 novembre 2019

David Martineau tombé de l’Arbre ?

David Martineau ne sera pas candidat aux municipales. Son retrait préfigure-t-il celui de l’Arbre aux Hérons ? On relira avec intérêt ce qu’il déclarait à Daniel Morvan, d’Ouest France, le 20 septembre 2015. « Ce projet doit se faire maintenant ou jamais », assurait-il alors. Quatre ans plus tard, difficile de soutenir qu'on est encore dans le « maintenant ». Ce sera donc jamais.

Il posait à l'époque trois conditions : « Qu'il soit un grand projet industriel porté par tous les Nantais. Qu'il bénéficie d'un financement non-public par mécénat et financement participatif. Enfin, que soit mesuré le coût de fonctionnement d'un tel équipement ».


Le coût de fonctionnement reste inconnu ; en tout cas, il n’a pas été proclamé. Quant au financement non public, le proclamé et le réalisé ont du mal à se rejoindre. Les initiateurs du projet ont commencé à rechercher des mécènes depuis janvier 2015 (il y a presque cinq ans, donc). Le Fonds de dotation de l’Arbre aux Hérons a été créé en 2017. Quand le dernier obstacle fiscal a été levé, en juillet dernier, les quarante mécènes annoncés depuis longtemps par les initiateurs de l’Arbre ont enfin pu verser leur écot.

Hélas, après avoir tant attendu, ils n’ont plus eu l’air si pressés. Voudraient-ils voir d'abord ?


vendredi 25 octobre 2019

Jean Blaise en odeur de nanteté ?


En pénétrant dans certains magasins, vous en prenez plein les narines. Ils ont leur fragrance à eux et nul ne doit l’ignorer. Nantes aura-t-elle bientôt sa propre odeur ? Il paraît en tout cas que Jean Blaise voudrait se lancer dans le marketing olfactif !

Il y a plusieurs années, l’Office de tourisme de Nantes Métropole, qui ne s’appelait pas encore Nantes Tourisme, avait choisi pour slogan « Le souffle atlantique ». Ça n’avait pas duré longtemps. L’expression venait tout droit d’un sonnet de Jose-Maria de Heredia intitulé Bretagne. Grave offense à l’esprit ligérien !

Ce souffle tel que le décrit le poète est « tout parfumé du sel des goëmons ». Il est à craindre qu’un parfum vraiment typique de Nantes soit assez différent. Ho, Johanna Rolland, voilà bien un sujet pour un Grand débat.

L’illustration ci dessus vous intrigue ? Cliquez vite sur ce lien pour la découvrir en entier :


mardi 22 octobre 2019

La cuisine au musée d’arts : pour des petits appétits

Une « pétrification périssable, élevant la banalité au rang d’œuvre », ça vous met l’eau à la bouche ? Alors courez voir l’Hommage au jardin d’hiver de la baronne Salomon de Rothschild, de Daniel Spoerri, montré au musée d’arts de Nantes dans le cadre de l’exposition « Saveurs d'artistes, dans la cuisine des peintres ».

Au moins, contrairement au Voyage à Nantes, le musée ne carbonise pas de chef étoilé. Mais il n’a pas forcé son talent (ou celui des artistes présents dans ses réserves) avec cette exposition, distrayante mais quand même bien légère.


vendredi 18 octobre 2019

Ne soyons pas la prisée du monde

Les affirmations souvent hyperboliques du Voyage à Nantes ou des Machines de l’île auraient-elles fini par déteindre sur Presse Océan ? Toujours est-il que, à la lecture du dernier communiqué de HomeToGo, le quotidien nantais s’est laissé envahir par un enthousiasme un peu exagéré…




mercredi 9 octobre 2019

Si tous les ghats du monde…


Lecteurs à la longue mémoire, le projet d’aménagement d’une cale en gradins sur la Loire au bout du parking de la Petite-Hollande présenté au conseil métropolitain le 4 octobre dernier vous aura sûrement rappelé quelque chose.

Il est conforme à ce que je proposais début 2015 dans ma deuxième contribution au Grand débat sur la Loire. Je n’avais pas grand mérite, d’ailleurs. Les Suisses ont fait ça depuis longtemps, rappellent Victor Hublot et Aphrodite Duras, un brin moqueurs. Alors, pour faire mieux, appliquons ma quatrième contribution


Et pour ceux qui seraient intéressés par mes cinq contributions au Grand débat sur la Loire :

vendredi 4 octobre 2019

L'Arbre aux Hérons n'est pas faisable, c'est TED qui l'a dit

Le conseil métropolitain devrait voter aujourd’hui une rallonge au budget des études de l’Arbre aux Hérons. Des études assurées par le groupement d’une association loi 1901 et de deux particuliers : La Machine, Pierre Orefice et François Delarozière. Et attribuées par Nantes Métropole Aménagement dans le cadre d’une procédure négociée sans mise en concurrence.

À cette occasion, il est bon de rappeler en quoi consistent ces études. On le sait précisément, en particulier grâce à l’avis d’attribution de marché publié par le service officiel Ted-Europa le 13 janvier 2018. En voici les points essentiels :

II.1.1)
Intitulé:
Pré-études de l'œuvre d'art & Arbre aux Hérons
Numéro de référence: 2514 - Arbre aux Hérons
II.1.4)
Description succincte:
Réalisation d'une étude de définition du projet d'arbre aux Hérons permettant de confirmer sa faisabilité.
II.1.7)
Valeur totale du marché (hors TVA)
Valeur hors TVA: 2 575 000.00 EUR
II.2.4)
Description des prestations:
Réalisation d'une étude de définition du projet d'arbre aux Hérons permettant de confirmer sa faisabilité dans le respect des contraintes du site retenu, du coût d'opération défini et des contraintes réglementaires applicables à ce type d'équipement.
II.2.5)
Critères d’attribution
Prix
IV.1.1)
Type de procédure
Attribution d'un marché sans publication préalable d'un avis d'appel à la concurrence au Journal officiel de l’Union européenne (dans les cas énumérés ci-dessous)
Les travaux/produits/services ne peuvent être fournis que par un opérateur économique déterminé pour la raison suivante:
marché visant la création ou l'acquisition d'une œuvre d'art ou d'une performance artistique unique
Explication:
Le marché à pour objet de confier au groupement attributaire la réalisation d'une étude de définition de l'œuvre d'art de l'arbre aux Hérons permettant de confirmer sa faisabilité dans le respect des contraintes du site retenu, du coût d'opération défini et des contraintes réglementaires applicables à ce type d'équipement. Ses auteurs sont seuls titulaires des droits intellectuels attachés au projet et donc seuls susceptibles de le définir avec précision, de l'adapter aux contraintes opérationnelles et d'en finaliser la conception-réalisation.
V.2.1)
Date de conclusion du marché:
20/12/2017
V.2.2)
Informations sur les offres
Nombre d'offres reçues: 1

Le passage souligné par mes soins n’est pas ambigu. Il figure même deux fois dans cet avis : l’objet du marché était de confirmer la faisabilité de l’Arbre aux Hérons « dans le respect […] du coût d’opération défini ». Le coût d’opération a été maintes fois proclamé : 35 millions d’euros.

Pierre Orefice lui-même a indiqué que ce budget ne pourrait être tenu. La faisabilité de l'Arbre aux Hérons n'est donc pas confirmée dans le respect du coût d'opération défini. Autrement dit, L’ARBRE AUX HÉRONS N’EST PAS FAISABLE.

Et il est inutile de mettre encore plus d'argent dans des études dont l’un des responsables admet déjà l’échec : comme la rallonge alourdit encore le coût d'opération, elles auront encore moins de chances de parvenir au résultat recherché contractuellement. CQFD.



jeudi 3 octobre 2019

Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoûtez pas les autres

À en croire Le Voyage à Nantes, l’exposition « Disgusting Food Museum » de la HAB Galerie présente « 80 des aliments connus comme les plus dégoûtants au monde ».

Des exemples ? Le foie gras, le roquefort, le steak tartare, les escargots, le homard, le porc et même les bonbons à la gélatine… Les animateurs du tourisme nantais ont dû trop fréquenter la Cantine du Voyage cet été : hors du poulet-pommes de terre, point de salut…



La vraie bonne cuisine, c'est celle qui passe à la télé