mercredi 1 février 2023

Fabriquer un débat, c'est toute une affaire pour Nantes Métropole

Le « grand débat » sur la « fabrique de la ville » annoncé par Johanna Rolland dans ses vœux pour 2023 risque de tourner au grand débat sur la fabrique du débat. À ce jour, Nantes Métropole a publié pas moins de trois avis de marché en vue de trouver des prestataires pour le mener à bien.

Le premier est intitulé « « Conception et animation d’une offre de dialogue citoyen sur les modes de vie dans le cadre d’un grand débat citoyen sur la fabrique urbaine ». La métropole affirme son intention de faire de la « pédagogie ». C’est-à-dire d’expliquer aux gens ce qu’il faut penser. Le « débat » est mal parti.

Le second est intitulé « Animation d’une offre participative sur les récits d’une métropole en transition dans le cadre d’un grand débat sur la fabrique urbaine ». Ces récits ne seront pas constatés mais fabriqués autour de seulement quatre scénarios. Des scénarios non pas débattus mais choisis par la métropole !

Le troisième débat est intitulé « Animation d’une offre participative sur les controverses contemporaines de la fabrique urbaine métropolitaine dans le cadre d’un grand débat ». Qui dit controverse dit débat, non ? En fait pas vraiment. Seules quatre ou cinq « controverses contemporaines » pourront être examinées. Et devinez par qui elles seront choisies ? Gagné ! Par Nantes Métropole ! Le grand débat risque d’être minuscule.

Lire article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/obsedee-par-les-crises-nantes-metropole-cherche-des-scenarios-pour-la-fabrique-de-la-ville/




lundi 30 janvier 2023

Les chiens de Royal de Luxe mordillent les mollets de la grand-maire de Nantes

Johanna Rolland se voyait numéro 2 du P.S. Elle n’est finalement que numéro 2 bis, c’est-à-dire pas grand-chose. Il lui arrive le même genre de chose avec Royal de Luxe.

En guise de promesses aux Nantais pour 2023, elle a annoncé un « nouveau grand spectacle de Royal de Luxe » à l’automne. Pas si « nouveau » en fait puisqu’il devrait reprendre le spectacle (d’ailleurs pas très réussi) montré par la troupe à Villeurbanne en septembre 2022.

À défaut de Première, Nantes restait quand même numéro 2. Et puis non, finalement, ce sera numéro 3 : Anvers, à son tour, annonce un spectacle de Royal de Luxe, probablement le même, fin août 2023. L’annonce officielle en a été faite voici une semaine par l’adjointe à la culture de la ville flamande. À cette heure, en dehors de Nantes Plus, personne ne paraît encore au courant à Nantes !

Voir article complet sur Nantes Plus

https://nantesplus.org/anvers-double-nantes/

Nantes doublée par Anvers dans la course aux chiens mécaniques de Royal de Luxe ?

Copie partielle d'écran, site web du quotidien Nieuwsblad


lundi 23 janvier 2023

Royal de Luxe, un atout ou un risque pour Johanna Rolland ?

C’est l’heure des étrennes ! Johanna Rolland promet aux Nantais pour 2023 :

  • 18 oasis de biodiversité d'ici la fin de l'année,
  • la mise en service progressive de 49 nouvelles rames de tram + grandes,
  • + de 50 % de bio et de local dans nos cantines.
  • le rapprochement de la @LaCiteCongres et d’@Exponantes et la création d’une maison de l’entrepreneuriat* durable,
  • un grand débat sur la fabrique de la ville,
  • un nouveau grand spectacle de Royal de Luxe.

Tout cela est inégalement passionnant. Pour certains, l’annonce la plus séduisante est celle du spectacle de Royal de Luxe. Un spectacle pas si « nouveau » pourtant puisqu’il serait basé sur Le Bull Machin de Villeurbanne, montré dans la métropole lyonnaise en septembre dernier.

On peut tout de même espérer que Royal de Luxe ajoutera un peu de peps à ce spectacle avant de le montrer à Nantes. Car, même s’il est toujours convenu de se pâmer quand on entend son nom, sa « magie », comme dit Johanna Rolland, tient surtout à la nostalgie des spectacles d’autrefois. Depuis plusieurs années, la troupe paraît « épuisée », comme on dit des gousses de vanille qui ont perdu leurs arômes à force de servir. Pour Le Bull Machin de Villeurbanne, elle a ressorti El Xolo, son chien mexicain de 2011. En guise d’innovation, elle a construit un second chien mécanique, dans le genre moche celui-ci.

Le chien mécanique de Royal de Luxe
émergeant d'un bloc de glace en 2011.

L’effort était trop mince pour susciter l’enthousiasme. Selon les propres chiffres de Royal de Luxe, les trois jours de spectacle lyonnais n’ont attiré que 150 000 spectateurs. C’est presque ridicule au regard de ses scores antérieurs (voir tableau ci-dessous). Le spectacle bénéficiait pourtant du label « Capital française de la culture 2022 ». Et il a coûté 3 millions d’euros. Johanna Rolland va devoir mouiller le maillot pour ne pas aggraver son score.

Voir article complet surNantes Plus :

https://nantesplus.org/bull-machin/ 

Nantes promise au Bull Machin, le clébard moche de Royal de Luxe


Fréquentation des spectacles de Royal de Luxe

Année

Titre

Lieu

Spectateurs

1998

 

Retour d’Afrique

Le Havre, Nantes, Calais, Anvers

450 000

2000

Les chasseurs de girafes

Nantes, Le Havre, Calais

300 000

2007

La Petite Géante et le Rhinocéros caché

Santiago du Chili

2 000 000

2007

Le geyser de Reykjavík

Reykjavik*

50 000

2009

Le rendez-vous de Berlin

Berlin

1 500 000

2009

La Géante du Titanic et le Scaphandrier

Nantes

300 000

2010

L’Invitation

Santiago du Chili

3 000 000

2010

 

Le Géant de Guadalajara

Guadalajara

3 500 000

2010

Le Scaphandrier, sa main et la Petite Géante

Anvers

800 000

2011

El Xolo

Nantes

600 000

2012

L’Odyssée de la mer

Liverpool

800 000

2014

Mémoires d’août 1914

Liverpool

1 000 000

2014

La Grand-mère tombée de la galaxie dans un champ du Munster

Limerick*

230 000

2014

Le mur de Planck

Nantes

500 000

2015

 

L’incroyable et phénoménal voyage des Géants dans les rues de Perth

Perth

1 400 000

2015

De Reuzen (Les Géants)

Anvers

900 000

2017

Franciscopolis

Le Havre

600 000

2017

Le Chevalier du temps perdu

Genève

850 000

2018

 

Le rêve de Liverpool

Liverpool

1 300 000

2018

Grand patin dans la glace

Leeuwarden*

425 000

2022

Le Bull Machin de Villeurbanne

Villeurbanne

150 000

* Leeuwarden, Limerick et Reykjavik sont des villes beaucoup plus petites que Nantes (environ 100 000 habitants pour les deux premières, 130 000 pour la troisième). En sens inverse, la métropole lyonnaise est deux fois plus peuplée que celle de Nantes.

lundi 2 janvier 2023

Le Voyage en hiver : à Nantes, la calculette aussi perturbée que le thermomètre

Le Voyage en hiver est-il source d’économies ou de dépenses supplémentaires par rapport aux animations de fin d’année traditionnelles ? « J’en sais rien », dit Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes. « D’économies », assure Gildas Salaün, 15ème adjoint de Johanna Rolland. « De dépenses », admet Fabrice Roussel, 1er vice-président de Nantes Métropole.

Le vice-président se félicite quand même d’une « économie de 40 à 50 % par rapport à l’année précédente » sur la facture énergétique. « La facture énergétique s’élèvera à 900 €, pas plus », précise le 15ème adjoint. Autrement dit, les dépenses de l’année précédente se situaient entre 1 500 et 1 800 euros, et l’économie finale est comprise entre 600 et 900 euros !

Dans le même temps, les sommes mises à la disposition du Voyage à Nantes pour organiser le Voyage en hiver augmentent de 160 000 euros HT par an, soit entre 267 fois et 178 fois l’économie énergétique. Pendant cinq ans. Car l’idée est de recommencer le truc cinq ans de suite…

Voir article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/les-couts-du-voyage-en-hiver-font-boule-de-neige/


samedi 31 décembre 2022

Les Rallumées ? Du Voyage à Nantes au Singe en hiver

Le Voyage à Nantes, au moins, on comprend : il s’agit de faire venir des voyageurs à Nantes. Mais Le Voyage en hiver ? À quoi ça sert ? Et d’abord, qu’est-ce que c’est ? Une invitation à aller chercher ailleurs l’hiver qui se refuse à nous ? Une marque-ombrelle pour un ensemble de manifestations comme le marché de Noël, Noël aux Nefs, etc. ? Mais chacune de ces manifestations tente justement d’exister sous sa marque à elle ! Un nouveau nom pour les illuminations de fin d’année ? Mais elles ont presque disparu !

Il y a aussi, paraît-il, un concert de cloches quotidien, qu’on distingue à condition de bien tendre l’oreille au bon moment. Et de grosses boules de neige en plastique ajoutées au traditionnel manège de la place du Bouffay… Et tout ça assaisonné d’explications officielles du plus haut ridicule (« comme si le son des cloches se réverbérait d’édifice en édifice avant de se répercuter sur le fleuve attenant »… « cette ritournelle entêtante de la boucle et d’un éternel recommencement »…).

Nantes a atteint le summum de sa carrière « culturelle » avec Les Allumées, voici une trentaine d’années. Ça fait vraiment une éternité. Puis ce fut le déclin par degrés. Aujourd’hui, on a plutôt le sentiment d’une extinction des feux. Voire d’une dernière cuite, comme dans le Singe en hiver d’Antoine Blondin : à Nantes, l’hiver, des voyages égarés se réfugient dans les villes…

Voir article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/le-voyage-en-hiver/

mardi 13 décembre 2022

La crise selon Johanna Rolland : grèves, fake news et migrants

Johanna Rolland est inquiète. La responsable de ses relations presse est aussi chargée de la communication de crise et de la sécurité/tranquillité publique. Elle ne lui suffit pas. L’an dernier, la Métropole voulait se former à la communication de crise. Aujourd’hui, la Ville cherche un prestataire qui l’accompagnera en communication de crise. Et l’avis de marché paraît avoir été expédié bien rapidement : y aurait-il urgence ?

On note que le prestataire devra analyser la communication « actuelle ou précédemment menée ». Une crise future serait-elle déjà dans les tuyaux ?

Fait intéressant, les « crises » redoutées par la Ville ne résultent pas seulement de risques naturels ou technologiques. L’institution municipale s’inquiète aussi de la « qualité du service public », des « grèves dans les services publics » et des « fake news, etc. ». La crise, c’est les gens, l’enfer, c’est les autres.

De manière plus alambiquée, Nantes doit se distinguer « face aux enjeux climatiques, aux enjeux de hausse de la démographie, tout en étant un territoire où l'on peut bien vivre ». Formulation ampoulée qu’un exégète normal aura sans doute tendance à traduire par : « crise migratoire ».

Voir article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/plus-anxiogene-tu-meurs/

Crises tous azimuts en vue pour la Ville de Nantes comme pour Nantes Métropole



mardi 6 décembre 2022

Carrousel des mondes marins : Jean Blaise a savonné la planche à un proche du maire de Nantes

« Je nous félicite mutuellement de ce travail riche et fructueux », écrivait Jean Blaise au président de la Chambre régionale des comptes en octobre 2017. Le patron du Voyage à Nantes, qui n’a jamais reculé devant une formulation ridicule, revendiquait ainsi la co-paternité du rapport de la Chambre sur la gestion de la SPL Le Voyage à Nantes pour les années 2011 et suivantes.

« Fructueux », ce rapport l’est : il a mené la justice à une série de mises en examen pour délit de favoritisme ou complicité. À ce jour, elles concernent deux anciens dirigeants de la société d’économie mixte (SEM) SAMOA, satellite de Nantes Métropole, et désormais deux anciens hauts fonctionnaires de la préfecture de Loire-Atlantique. En vedette dans ce petit contingent : Jean-Luc Charles, ancien directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault. Finement joué, Jean Blaise !

Les faits datent de la construction du Carrousel des mondes marins sur le site des chantiers navals. À ce stade, l’affaire ne concerne que les milieux politico-administratifs. Ni Pierre Orefice, ni François Delarozière ne sont accusés de quoi que ce soit. Mais pourquoi tiennent-ils tant à dire qu’ils n’y sont pour rien ?

Voir article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/carrousel-des-mondes-marins/



mercredi 30 novembre 2022

Avec le pont Anne-de-Bretagne, la Loire comblée par en haut

S’agit-il vraiment d’un pont ? La communication de Nantes Métropole s’acharne à présenter le futur pont Anne-de-Bretagne comme un espace public, un trait d’union, un belvédère, un jardin, etc. En accolant à chacune de ces désignations l’adjectif « véritable », comme une sorte d’invocation propitiatoire.

Enjoliver tout ce qui est censé figurer sur le pont, à commencer par le tramway, est-il un moyen de faire oublier ce qui se passera par-dessous ? Car la conception du pont dénote une fois de plus un grand mépris pour la Loire.

Sous le pont Anne-de-Bretagne coule la Loire
Et nos amours,
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après le bateau-lavoir.

Vienne la TAN, sonne l’heure,
Les jours s’en vont, je demeure.

Mais le pire n’est jamais sûr. Comme la circulation est lente, et comme l’espérance est violente !

Voir article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/pont-anne-de-bretagne-veritablement-nantais/

Le pont Anne-de-Bretagne côté piles



jeudi 24 novembre 2022

Un parc d’attraction pour l’Arbre aux Hérons ?

En septembre, Johanna Rolland annonçait le décès de l’Arbre aux Hérons, en invoquant des motifs peu convaincants. À présent, Yann Trichard annonce sa résurrection, avec des explications encore moins convaincantes. En deux mois le président de la Chambre de commerce et d’industrie aurait trouvé 53 millions de financements privés. Implicitement, il aurait aussi trouvé comment rentabiliser l’Arbre.

Vraiment ? Grosso modo, il faudrait pour cela attirer à lui trois fois plus de visiteurs que n’en reçoivent aujourd’hui Les Machines de l’île. Cela paraît impossible… à moins que l’Arbre de Yann Trichard ne s'inscrive dans un projet plus vaste de parc d’attraction à but lucratif. En accord avec Johanna Rolland ?

Voir article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/lhypothese-complotiste/

L’hypothèse complotiste pour la résurrection de l’Arbre aux hérons



mardi 15 novembre 2022

Nantes Métropole se vautre dans le vrai

Quel sociologue doublé d’un linguiste se penchera sur la langue vernaculaire de Nantes Métropole ? L’un de ses premiers constats serait la place stupéfiante qu’y prend l’adjectif « vrai » sous ses différentes formes (vraie, vrais, vraies). Sur le site web metropole.nantes.fr, il y en a vingt-cinq fois plus que de faux.

Il saupoudre surtout la rubrique « dialogue citoyen » et paraît avoir avant tout un but incantatoire : il ne suffit pas de présenter un chantier, il faut dire que ses avantages sont « vrais » (« une vraie chance », « un vrai renouveau »...). Quoi donc, la parole de Johanna Rolland ne suffit pas ?

Voir éditorial complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/johanna-rolland-et-la-verite-vraie/