mercredi 15 mai 2013

Delarozière : on dirait le Sud

Toulouse connaît en ce moment quelques remous dont on ne parle guère à Nantes. Pourtant, ils nous concernent directement. Leur cause : la construction dans le quartier de Montaudran d’un Conservatoire des Machines destiné à abriter les machines scéniques de François Delarozière. Des appels d'offres ont déjà été publiés par Toulouse Métropole.

Des associations s’émeuvent : ce colossal bâtiment de 7.000 m2 et de 20 m de haut écrasera de sa masse le site historique de l’Aéropostale. À titre de référence pas innocente, les Nefs de l’île de Nantes mesurent un peu plus de 9.000 m2 et 26 m de haut – or elles étaient destinées à abriter la construction de navires entiers. Le budget prévu est de 11 millions d'euros. Il indique l’importance du projet. Il signifie aussi que les inquiétudes exprimées à Nantes à l’été 2011 quant à un prochain départ de François Delarozière pour Toulouse étaient justifiées. « Il est fort probable que je vienne vivre au moins quelques années à Toulouse », confirme l'intéressé dans une vidéo mise en ligne par Toulouse Métropole.
François Delarozière -- extrait de la
vidéo visible sur le site
de Toulouse Métropole

Ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau son forcing actuel en faveur de la réalisation de l’Arbre aux hérons : le budget serait plus difficile à décrocher une fois qu’il aurait officiellement lâché Nantes !

D’autant plus que le Conservatoire des Machines n’est pas le seul projet toulousain qui implique François Delarozière. Ce dernier a conclu avec Toulouse Métropole un contrat portant sur la réalisation d’un Minotaure géant qui défilera en ville lors de la « Novela » de l’automne 2013. Là encore, le projet fait scandale : Toulouse apportera 2,5 millions sur les 2,8 millions d’euros du budget total, mais l’association La Machine restera propriétaire de l’engin. À Toulouse comme à Nantes, Delarozière s’avère un homme d’affaires efficace !

Et à propos, on s’interroge sur la réaction de Royal de Luxe : après le Père Noël de Coca Cola, le Minotaure géant de Toulouse aura-t-il droit à un procès pour plagiat ?

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Il a un vrai génie cet homme, c'est de savoir capter les budgets municipaux de nos bons impôts...

Leblanchet a dit…

une pincée de Jules Verne, un doigt d'Exposition Universelle 1900, une louche de Streampunk. Voilà la recette du cuisinier Delarozière qui mitonne des budgets aux petits oignons.
Les équipes municipales en pannent d'idées, investissent sans compter pour attirer le chaland et distraire le contribuable.
Les toulousains se laisseront-ils prendre aux machineries estampillées par le PS nantais. Attention élection "piège à cons" en 2014.

Leblanchet a dit…

oups! il faut lire "steampunk", mais l'erreur forge un mot intéressant, à l'instar de mainstream.

Pour l'esthétique Steampunk, voir : http://steampunkworkshop.com/

Sven Jelure a dit…

En pannent d'idées aussi est une forgerie intéressante, comme si Delarozière roulait les politiques dans la farine !

Leblanchet a dit…

effectivement, on pourrait écrire qu'ils empannent leurs idées comme leur veste.

merci de votre aimable remarque.

Leblanchet a dit…

voir la pétition contre le projet toulousain de la machine. Les toulousains seraient-ils moins lilliputiens que les nantais. Peut-être moins victimes du syndrome du "Joueur de flûte d'Hamelin".
voir : http://urls.fr/k1h