vendredi 27 juin 2014

Le Voyage à Nantes 2014 (2) : Le VAN est-il bien assuré ?

L’objet déposé par Vincent Mauger sur la place du Bouffay laisse perplexe. À en croire Le Voyage à Nantes, qui n’a jamais reculé devant les formules grotesques, il « convoque l’idée même de nature par le matériau utilisé : le bois » ! Mais puisque c’est une œuvre, un artefact, il doit quand même bien y avoir de l’idée même de culture là-dedans – convoquée peut-être par le cœur en ferraille de l’engin ?

Pour rester dans la caricature, disons que cette œuvre hérissée de pointes convoque aussi l’idée même d’acupuncture, voire carrément l’idée même de points de suture. Tout le monde en convient, la place du Bouffay est l’épicentre nantais de la beuverie. Y disposer un tel engin dépasse la fantaisie artistique pour confiner à la mise en danger de la vie d’autrui. On n’ose imaginer les défis Facebook auquel il donnera lieu (« un hosto ou un restau »…).

Posée à même le sol, une modeste pancarte interdit de grimper sur l’œuvre et de marcher sur les graviers qui l’entourent. « L’organisateur décline toute responsabilité en cas de non respect de ces recommandations », précise-t-elle. L’avertissement n’est pas inscrit en braille : tant pis pour le mal-voyant qui ira se planter sur ces redoutables épieux. Mais de toutes façons, passé minuit et après une demi-douzaine de pintes, qui ira lire les petits caractères à la lueur des réverbères ?

Et ce ne sera pas la seule attraction du VAN à donner des sueurs froides à son assureur. On ne songe pas aux voitures retournées rue Saint-Clément, ces accidents-là sont pour de rire (on se bidonne), mais à la baraque de footcheball installée quai François-Mitterrand. Élégamment vêtue de chaume de haut en bas sur toute sa face sud, elle semble à la merci d’une flamme malencontreuse. Or l’endroit n’est pas sûr : situé entre la Loire et le jardin de l’île Mabon, il est propice aux mauvais coups. On le dit sans ironie aucune : il serait dommage que ce beau travail de chaumier finisse en cendres.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

quel manque de bon sens! ce n'est plus la ville renversée par l'art, c'est le ville crétinisée par l'art!

CYRANO a dit…

SVEN,
Avant la publication de ton article, nous avions avec mon entourage la même vision de cette réalité insécuritaire de Fakir!Les clous du spectacles! Même pas un bicloo qui crève dessus? Surtout en période de coupe du monde et beuveries +++ Festives! Il est vrai que les tranchées des travaux forcés en barbelés c'est déjà le centenaire Nantais des poilus! Pas de confirmation de Royal de Luxe " présent" pour le 14 " juillet normal" de Paris?
Cette années, le blocus des couleurs de Rezé ( bouchons) n'a pas décoré de fanions coloré!Juste une disposition de ce qu'ils appellent " des gros " doudous" sur le toit des maisons de " fayots" militants de la couleur des quartiers! Vu le gros " doudou vert" avant Pont Rousseau, des riverains le parfume du surnom de rond point à chance du mot de Cambronnnne! Il y en a même sur les ronds points! Ceux inutiles qu'ils inaugurent officiellement d'un pot " d'échappement" alcoolique pour mieux parler de la double vision d'une prévention routière!

Bonne Journée SVEN!




Anonyme a dit…

commémoration de la bataille de Bannockburn en Ecosse: les pieux pour briser l'assaut de la cavalerie anglaise. L'artiste a sans doute été inspiré par "Braveheart".