lundi 28 septembre 2015

Il n’y aura pas de Nanteswagen

Volkswagen a truqué ses chiffres de pollution. Quand ses voitures devaient passer des tests, un logiciel optimisait leur fonctionnement pour réduire les émissions de CO2. Cela revient au fond à pousser à bout la démarche d’optimisation automatique des automobiles : en cas de verglas, on active l’antipatinage, si la nuit tombe, on allume les phares, quand la voiture passe un test… eh ! bien on fait en sorte de réussir le test.

La serre "volante" arrive au Bouffay
en septembre 2013
Mais c’est très mal, on est bien d’accord. Le trucage prouve la perversité du capitalisme international, car il est inenvisageable dans le secteur public et les collectivités locales. Ce n’est pas à Nantes qu’on stabiliserait les impôts juste avant les élections et qu’on les augmenterait deux fois plus vite après, « en conditions normales de circulation ». Ou qu’on présenterait des chiffres de fréquentation touristique estivale bidonnés. Ou qu’on illustrerait les vertus écolos de la ville en baladant à travers l’Europe une serre « volante » transportée en réalité par de gros semi-remorques bien polluants. Etc.

La valeur du groupe Volkswagen a diminué de 15 milliards de dollars d’un coup (le capitalisme international a peut-être une forme de morale, après tout). On n’ose penser à la diminution de la valeur de la ville de Nantes si par malheur une seule des trois hypothèses ci-dessus (entre autres) se réalisait…

10 commentaires:

Anonyme a dit…

Et ce n'est pas avec ce blog sans preuve, ses estimations au doigt mouillé le tout emballé dans un impressionnisme à toute épreuve qu'on aura un scandale de la même envergure.

Sven Jelure a dit…

Vous voulez des preuves ? Regardez vos taxes d'habitation de ces dernières années (si vous êtes propriétaire, regardez vos taxes foncières, encore plus éloquentes). Vous voulez des chiffres précis ? Regardez ceux du Voyage à Nantes, en particulier ceux de 2012, précis à l'unité mais archi-faux quand même. Vous voulez du réalisme ? Regardes la photo des semi-remorques arrivant sur la place du Bouffay pour déposer une serre que le storytelling municipal présentait à des étrangers crédules comme mue par l'énergie des plantes.
Et ne vous demandez pas pourquoi ce blog en parle, mais pourquoi les autres n'en parlent pas.

Anonyme a dit…

Mouais c'est du Nantes Bashing, tout est négatif, tout est fait pour salir la ville, c'est une fixette, c'est plutôt triste je trouve.

Sven Jelure a dit…

Qui salit la ville ? Celui qui truque les chiffres ou celui qui dit qu'ils sont truqués ? Pour être un bon Nantais, faudrait-il faire mine de de tout gober ou au contraire se rebeller ? Il ne faut pas confondre la ville et ses parasites !

Anonyme a dit…

S'ils avaient sali à ce point la ville pour n'en garder qu'un champ de ruines, je ne pense pas que les méchants de la majorité municipale auraient été confortablement réélus plusieurs fois de suite.

Anonyme a dit…

Nantes n'est, hélas, ni une ville de champs, ni une ville de ruines. Les ravaleurs y ravalent, les bétonneurs y bétonnent, les éléphanteurs y éléphantent, et les électeurs y élisent... ceux qui les y ont fait venir. On peut y voir un cercle vertueux, bien sûr...
J'oubliais : les menteurs y mentent et les voleurs y volent !

Sven Jelure a dit…

@ anonyme de 23:17
Qui a parlé de "champ de ruines" ? Permettez-moi de vous donner un petit conseil : si vous voulez cultiver l'ironie, soignez le choix de vos métaphores. Quant à la réélection des "méchants" (c'est vous qui le dites), les comportements électoraux sont un sujet complexe : la vérité et le mensonge y jouent sans doute un rôle, mais aussi l'intérêt, la crédulité, le conformisme, l'habitude...

Rollande Jobarde a dit…

Au pays de Oui-Oui le conte nantais fait briller les yeux des candides. Certains se complaisent dans la ville ludique où il est incorrect d'évoquer les coûts. La Métropole source d'économie, par exemple. Moins de fonctionnaires? un taux d'absentéisme élevé? moins d'impôts?
« Tout le monde se rend compte, y compris l’Insee, de l’explosion de la dépenses publique locale et de l’emploi public depuis des années et dans les années à venir, en particulier dans les intercommunalités. Ce qui est en contradiction totale avec l’objectif qui leur a été initialement assigné », note Laurent Davezies,économiste au CNAM, ajoutant : « les intercommunalités étaient censées faire mieux avec moins, c’est exactement l’inverse qui s’est produit ! »
Les pertinentes observations comptables de Sven Jelure éclairent ce que l'info officielle présente sous des atours trompeurs.

La Métropole dispose d'une cinquantaine de personnes à la communication pour transformer en "success story" tout ce qui touche aux choix politiques. La conservatrice du Musée a du démissionner face aux décisions incompétentes des édiles et d'une administration dénuée d'ambition culturelle, "Le premier qui dit la vérité..."

Favet Neptunus Eunti a dit…

Le peuple a toujours eu tendance a aller vers les jeux et le pain plutôt qu'à réclamer à ses élus du sang et des larmes.

Demandez à n'importe quel spécialiste en sciences politiques et il vous répondra qu'en période électorale le comportement des élus change avec des annonces comme l'abaissement des impôts et des taxes. Il faut être naïf pour croire l'inverse à défaut d'être considéré comme un imbécile.

Nos élus oublient souvent qu'ils jouent avec l'argent du peuple selon leur bon plaisir. L'objectif n'est-il pas d'inscrire leur nom dans l'histoire et de se faire réélire et ce avec l'argent du bon et naïf peuple. Que retiendra-t-on de Jean Marc Ayrault? La forte augmentation de l'endettement de la ville ou la réalisation de l'éléphant. Pourquoi vous souvenez vous de Louis XIV ? Pour Versailles ou pour l'endettement des caisses de l'Etat? L'histoire se répète sans cesse.

Que se passerait-il si tous les impôts et diverses taxes étaient baissés drastiquement ? Les entreprises ou de riches mécennes ne pourraient-ils pas financer ces projets? Mais alors, nos élus ne pourraient plus se galvaniser en montrant les grands et coûteux projets qu'ils ont réalisé. Perdraient-ils leurs mandants? Malheureusement, les élus locaux ne créent pas de richesse et dépense plus qu'il n'est de raison. En même temps quand ils voient que leurs administrés continuent de faire un chèque annuel à quoi bon se priver...

Enfin je serais étonné de voir la réaction des nantais s'ils avaient le choix, lorsqu'ils reçoivent leur taxe d'habitation, de cocher une casse optionnelle afin qu'ils aient la liberté de réaliser un paiement supplémentaire pour financer des projets exceptionnels comme par exemple le voyage à Nantes. Croyez vous vraiment que les nantais choisiraient majoritairement de payer en sa faveur? En tant que simple contribuable je ne vois pas l'intérêt de subventionner une telle dépense pour la ville de Nantes. Ah, si c'est bien pour l'économie locale. Alors que cette économie locale prenne à sa charge ces dépenses.

Herminie44 a dit…

Je rebondis sur le "confortablement réélus" d'un anonyme au dessus. C'est oublier un peu vite qu'aux dernières municipales c'est l'abstention qui a gagné haut la main les élections : plus de 46 % des électeurs l'ont choisie.
Du coup cela questionne un peu la "confortable majorité" qui ne représente guère qu'un inscrit sur 3. C'est certes suffisant pour rafler la mise du pouvoir mais cela devrait inciter à un peu plus de modestie.
Pour cela il faudrait que nos arrogants élus s'interrogent sur l'état de leur démocratie municipale au lieu de s'admirer dans leurs miroirs communicants.