18 novembre 2023

Changer de dircom, est-ce assez pour rétablir l’image de Nantes ?

Pour la finale de la coupe de France de football, le 29 avril dernier, Xavier Crouan, alors directeur général adjoint de Nantes Métropole chargé de la communication, avait passé commande d’une page de publicité dans L’Équipe. Elle proclamait : « Fières de notre équipe pour cette 5e victoire en Coupe de France ». Hélas, le FC Nantes a été ratatiné par Toulouse (5-1)… et l’annonce est parue quand même ! La gaffe a fait rire jaune et vert. L’Équipe a reconnu que la faute lui incombait. Mais elle révèle peut-être que la chance a changé de camp…

On n’est jamais trop prudent : une annonce accidentelle du genre « Fières de notre 36e règlement de comptes entre dealers » ou « Fières de notre 8e mise en examen dans l’affaire du Carrousel des mondes marins » ferait mauvais genre. Bref, quelle qu'en soit la raison réelle, Johanna Rolland a limogé Xavier Crouan (dans des conditions plutôt moches révélées par Antony Torzec dans Médiacités) pour « perte de confiance ».

Elle le remplace par le Rennais Marc Péron. Mais avoir dirigé la communication de l’Université de Nantes pendant douze ans prépare-t-il à diriger celle d’une métropole dans une mauvaise passe en période pré-électorale ? Le choix de Johanna Rolland interroge.

Voir article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/communication/

02 novembre 2023

Tout savoir sur la création dans la métropole nantaise : il suffit d’interroger 50 personnes

La série des missions de conseil confiées par Johanna Rolland à des cabinets privés s’allonge. La petite dernière s’intitule « Étude sur les lieux de création de la métropole », ce qui à première vue ne mange pas de pain. Mais le diable est dans les détails.

L’étude devra d’abord « recenser les lieux de création » : mission impossible dès le début puisque les créateurs créent là où l’inspiration leur vient, c’est-à-dire n’importe où. Nantes Métropole aggrave son cas en se demandant « Comment accueillir des artistes sur des temps de création ». Or les créateurs créent quand l’inspiration leur vient, c’est-à-dire n’importe quand.

Le prestataire choisi, supervisé par une série de comités métropolitains, devra néanmoins établir une flopée de documents détaillés sur le sujet (« rendu cartographique des coopérations et de dynamiques collectives en cours ou à venir », etc.). Bien entendu, il devra d’abord enquêter. Et pour cela, Nantes Métropole lui fournira… une liste d’une cinquantaine de personnes à interroger ! Parmi lesquelles, apparemment, figureront les responsables ad hoc de chacune des vingt-quatre communes métropolitaines. Reste donc au mieux vingt-six créateurs, désignés par Nantes Métropole, pour témoigner de l’ensemble du sujet – en répondant à un questionnaire rédigé par Nantes Métropole !

Quand il pense au temps qu’il a fallu à des responsables métropolitains pour mettre au point le concept, l’avis de marché, la liste des « livrables », la composition de l’échantillon, le questionnaire, etc., et au temps qu’il faudra au prestataire choisi ainsi qu’à ses divers surveillants pour venir à bout de la tâche, le contribuable est saisi de vertige. Heureusement, le temps perdu devrait se rattraper in fine : quelques secondes suffiront pour ranger le rapport sur une étagère du fond.

Voir article complet sur Nantes Plus :

http://nantesplus.org/cabinets-de-conseils/

Nantes Métropole veut tout savoir sur les lieux de création sans demander grand chose