jeudi 19 février 2015

L’Hôtel de la Duchesse Anne finira bien par dégringoler un jour

Que se passe-t-il derrière les palissades de chantier de l’Hôtel de la Duchesse Anne ? Réponse : rien du tout. La ruine est au point mort entre la gare et le château. Un bel ornement pour une ville qui se veut touristique !

Rappel des épisodes précédents. L’hôtel, vieille institution nantaise, brûle en juin 2004. Propriétaires et assureurs se disputent sur les indemnisations et le sort des restes. Las de réclamer ses factures impayées, le fournisseur de l’énorme palissade qui protégeait ce qui pouvait encore l’être retire son matériel. Le temps et les intempéries font leur œuvre. Plus de sept ans après l’incendie, en septembre 2011, Jean-Marc Ayrault se décide à lever un sourcil : il écrit aux propriétaires « pour leur demander de bouger », puis se rendort. Aujourd’hui, plus de dix ans après l’incendie, sœur Anne ne voit toujours rien venir.

Ou plutôt, pour être exact, plus rien. À l’été 2013, le Groupe Giboire avait accroché sur la façade une pancarte annonçant des travaux. Et l’avait retirée une fois les élections municipales passées. Il existe bien une SCI Nantes Duchesse Anne constituée dès 2007 et reprise par le Groupe Giboire en mai 2013 ; présidée par Michel Giboire, elle existe toujours sur le papier mais n’a pas d’activité. Le groupe rennais, qui gère plusieurs projets immobiliers à Nantes, ne dit pas un mot de celui-là. Sur le site n’est affiché ni permis de construire, ni permis de détruire, rien d’autre que des graffitis.

Sans doute attend-on que la Duchesse s’effondre afin de pouvoir faire place nette ? Mais elle résiste, la bougresse ! Pendant ce temps-là, la rue de Richebourg reste fermée par les palissades. Lesquelles ne protègent que modérément les passagers du Busway, au cas où la façade se déciderait à s’abattre soudain.

2 commentaires:

Jobarde Rollande a dit…

Aprés des années d'offres restreintes, Nantes compte certainement trop d'hôtels pour qu'un tel projet soit rentable sur cet emplacement, pas plus qu'une résidence hôtelière. Mais une opération immobilère à forte valeur ajoutée sur un terrain face au Château ne pourra voir le jour qu'avec un retour à meilleure fortune pour les promoteurs. Il est donc urgent d'attendre, à moins que le conseiller retenu en réponse à l'appel d'offre n'apporte une idée à une collectivité sans imagination et sans volonté d'actions.

CA tdegaffori a dit…

De toute façon, sur cet immeuble , il y a des plaintes d'incendie criminel auprès du procureur de la République, mais il semble que le parquet ne souhaite pas mettre à jour des complicités qui nuirait à leur réputation et surtout à la stabilité du capital de la SCI Hotel de Bretagne dont l'une des propriétaires ne souhaitent pas des investisseurs risqueurs qui détruiraient le paysage de la place de la Cathédrale à Nantes. Il faut espérer une rénovation préservant le style art déco et l'histoire du bâtiment. Mais en tout cas, il y a toujours des procès en vue notamment pour expliquer la passivité de l'actuel Mairie. On n'est pas dans un pays où l'on flambe les hôtels impunément.