mercredi 6 juillet 2016

L’Arbre aux hérons, faisable et attractif ?

Johanna Rolland s’apprête, dit la presse, à annoncer la construction d’un Arbre aux hérons dans la carrière de Miséry. Si tel est le cas, c’est forcément que la double étude « de faisabilité et d’attractivité » qu’elle avait réclamé l’an dernier à ses promoteurs a donné des résultats positifs.

Un arbre chassera-t-il l'autre ? Si l'Arbre
aux hérons devait se faire, on ne donnerait
pas cher de la peau du Lunar Tree de
Mrzyk et Moriceau, oeuvre en principe
pérenne d'Estuaire 2012.
Le fait que l’étude ait été demandée à Pierre Orefice et François Delarozière inspire bien sûr un certain scepticisme : il est difficile d’être juge et partie à la fois. Pour démontrer la bonne foi de tous, Johanna Rolland aura sûrement à cœur de publier cette étude. Chaque Nantais pourra ainsi constater la pertinence de son choix.

 La faisabilité, avait indiqué Johanna Rolland, était liée, entre autres, à l’obtention de financements privés. La Jeune chambre économique de Nantes Métropole Sud-Loire avait alors annoncé un plan de financement du projet par une campagne de crowdfunding. Sans doute s'apprête-t-elle, elle aussi, à révéler le détail de ce plan en cours d'élaboration depuis plus de quinze mois.

On attendra donc d’en savoir plus pour se faire une opinion. 

19 commentaires:

Anonyme a dit…

Cet arbre aux hérons ne serait-il pas prévu pour être réalisé lors de la maker fair?

On commence par "imprimer" les pièces des imprimantes qui elles même "impriment" l'arbre et ses hérons et c'est l'affaire de quelques heures pour le coût de quelques rouleaux de filament 3D.

Ce qui expliquerait l'enthousiasme du ou des porteurs du projet.

Anonyme a dit…

Et pourquoi pas une petite consultation pseudo-participative, préalablement circonscrite à Chantenay, quartier bobos par excellence aux individus généralement enthousiasmés par le Rien. Le Oui à l'arbre aux hérons devrait faire un carton ! Plus exceptionnelle et négligeable sera sans doute la participation des quelques prolos résidant encore dans les bas-de-Chantenay...


Néo-nantais ayant récemment entendu pour la première fois le terme topographique et inquiétant "les bas-de-Chantenay". Je voulais le placer dans une conversation, j'ai trouvé les commentaires de votre blog. Pardonnez-moi.

Anonyme a dit…

Le vieux nantais de retour d'Hollywood est annoncé pour samedi au port !


Presse Océan Mobile
http://m.presseocean.fr/actualite/nantes-le-maille-breze-de-retour-ce-samedi-a-nantes-07-07-2016-197707

Anonyme a dit…

Johanna Rolland a précisé que l'Arbre aux hérons ne verra pas le jour sous son mandat. Une petite alternance politique municipale (objectivement bien méritée) et hop dans les oubliettes Oréfice et Delarozière.

Sven Jelure a dit…

@ Anonyme de 17h12 : bienvenue au club ! Si la curiosité vous a poussé à aller visiter l'endroit, vous avez pu voir aussi des choses vaguement inquiétantes... mais de formidables possibilités.

@ Anonyme de 17h47 : je ne crois pas que l'alternance changerait le destin de l'Arbre aux hérons. Le prix politique à payer serait trop élevé, le peuple veut du pain et des jeux ! J'imagine plutôt une petite exigence mesquine, du genre vous le rabaissez de 5 mètres pour gagner 500.000 euros sur le prix annoncé.

Anonyme a dit…

Du pain, des jeux, je ne pense pas que cela soit tenable très longtemps surtout face à de telles sommes ! Si, par exemple, NDDL est en marche, le cap du premier miliard d'€ de dépassement sera suffisamment traumatisant pour faire dégager le projet d'Oréfice et Delarozière des consciences.

35 mètres, 35 milions. Pas d'accord avec vous. Neanmoins, grâce à votre blog, j'apprends à compter : l'arbre raboté de 5 mètres, c'est 5 X 1 Milions/m donc 5 milions de rabais TTC, du Sven [rectifié] dans le texte...

Du haut d'un arbre aux hérons, la vue et le "coût" d'oeil sur le bâtiment planté entre la carrière et le fleuve ne me semblent pas très pertinents. Mais bon...de prolifiques artistes patentés pomperont quelques subventions supplémentaires afin de maquiller ce joyaux de l'architecture tertiaire ligerienne.

Bienvenu au voyage chez les c..., ai-je parfois envie de hurler ! Tiens, je vais dès ce soir à Miseri écouter si les parois renvoient l'écho de mon désarroi. Peut-être y entendrai-je aussi les cris des suppliciés d'un autre carriériste dénommé Carrié ? En 2016, des propos subversifs sur Nantes la désendormie d'Ayrault et l'on se retrouve devant un tribunal révolutionnaire !

Anonyme a dit…

L'immeuble rayé bleu et gris évoqué précédemment est d'ores et déjà en premier page au milieu de la photo du dernier numéro de Nantes-Métropole reçu ce jour.
Mais quoiqu'ont nos élus à l'esprit, parions que ce bâtiment, un des plus moches de la ville, risque de faire des vagues sur le quai du Marquis de l'Aiguillon. Relookage, desamiantage, destruction pure et simple pour dégager la perspective sur les bras de la Loire et l'extrémité de l'île Sainte-Anne ?

Sven Jelure a dit…

En effet ! Je crois qu'il est réputé "patrimonial" parce que ce serait le premier immeuble en béton armé de Nantes : le voilà donc sacré et intouchable. Mais comme on ne peut vraiment pas le laisser ainsi, on peut imaginer que son camouflage va être ruineux.

Herminie44 a dit…

Bon, si l'on s'en tient à la lettre, Johanna n'a pas vraiment menti quand elle disait (le 24/11/2015)'Arbre aux Hérons ne se fera pas dans ce mandat'. les branches finiront de pousser en 2023 apparemment.
Financement prévu : 1/3 Nantes métropole (12 millions d'euros donc) ; un tiers autres partenaires publics (?) et un tiers partenaires privés.
Dans le tiers financé par des partenaires privés, allez au hasard un petit mécénat de Vinci?
Quant aux deux bâtiments situés entre la carrière et la Loire, ils ont en effet du souci à se faire : maintenus, abattus, déguisés ? : http://www.20minutes.fr/nantes/1883867-20160707-nantes-feu-vert-arbre-herons-lieu-choisi

Anonyme a dit…

Et pendant ce temps là, Nantes caracole en tête des villes dont les impôts locaux augmentent le plus... Nos édiles sont incorrigibles : on se plaint du désengagement de l'Etat mais on se lance dans des projets coûteux dont on sait très bien qu'ils seront un trou sans fin une fois terminés. A propos : quel est le montant de l'investissement pour le réseau de chaleur qui a permis à Jean-Marc Ayrault de recevoir le label ville verte européenne. Un label dont tout le monde se fiche : quelle ville a précédé Nantes et lui a succédé sur le podium ??

Anonyme a dit…

Les endettements de Nantes doivent être observés au niveau municipal et au niveau de la communauté urbaine. D'habiles transfert peuvent s'opérer.

La genèse du projet d'aménagement du bas Chantenay :
"La problématique du projet est donc d’arriver à concilier habitat, activités, industries, loisir, dans un quartier attractif, agréable à vivre. Pour ce faire, la démarche globale engagée par la Ville de Nantes et Nantes Métropole, appuyée par Nantes Métropole Aménagement qui a été mandatée pour travailler sur ce projet, a pour objectif de trouver le meilleur équilibre entre usages actuels et futurs de ce quartier.

Une équipe pluridisciplinaire au service d’un nouveau morceau de ville

Pour y parvenir, une consultation de maîtrise d’œuvre a été lancée par Nantes Métropole Aménagement et a permis de retenir au mois de juin 2013 l’équipe d’urbanistes « Reichen et Robert & associés », « Phytolab Paysagistes », « Mageo et SCE », « Roland Ribi & associés », « Frank Boutté Consultants », « Maïos et Anima ».

Ils sont chargés de réaliser des études afin de déterminer la stratégie d’aménagement du site du Bas-Chantenay. Leur proposition s’appuie sur la conciliation des fonctions de la ville (activité économique, habitats,…) sans que le développement de l’une ne se fasse au détriment de l’autre."
http://projets-architecte-urbanisme.fr/nantes-bas-chantenay-loire-friche-industrielle/

Choix de l'équipe de maîtrise d’œuvre en 2013, soit ère post-Rolland qui doit gérer la succession.

Equipe encore menée par une agence parisienne, la dynamique équipe Reichen et Robert créée en 1973. C'est sûr des références ils n'en manquent pas.

Il n'y a donc plus d'architectes à Nantes?

Anonyme a dit…

Pardon, j'ai fourché je voulais écrire ère pré-Rolland (ou post-JMA puisque ça a dû intervenir pendant la période d'intérim).

Anonyme a dit…

Quant au terme "bas-Chantenay" il faut se souvenir de l'histoire du lieu avant que les décideurs ne la réécrive sous un jour beaucoup plus flatteur (et vendeur).

"Ne faut-il pas quand même souligner la mémoire bretonne de Chantenay et Sainte-Anne?

Si bien sûr : la commune ouvrière de Chantenay, et le quartier Sainte-Anne, accueillent tout naturellement les immigrés miséreux : c’est déjà ce quartier qui avait accueilli les Irlandais démunis qui fuyaient la répression anglaise à la fin du 17e siècle… On prêche en breton à Sainte-Anne autour de 1900 et, en 1913, on s’inscrit au café Le Goff, place Lamoricière, pour participer au « grand défilé breton » costumé qui parcourt l’ouest de la ville. Dans l’entre-deux-guerres, la droite appose même dans Chantenay une affiche électorale en breton (1929) et le Parti communiste s’adresse spécifiquement aux Bretons de Chantenay en 1938. Un pardon est créé en 1941 et subsiste jusqu’en 1958. L’accent breton est encore parfaitement discernable dans le bas Chantenay dans les années 1960. La mémoire rejoint donc incontestablement l’histoire."

http://ericthouzeau.eu/wp-content/uploads/2014/05/Nantes-est-elle-bretonne-1.pdf

"Mais, sur le chemin du progrès pour tous, Auguste Chérot a rencontré les particularités bretonnes. C'est pourquoi, dans son Rapport sur les immigrations bretonnes dans la ville de Nantes^ il a proposé en 1851 un traitement «spécial» pour cette fraction mobile et non francophone de la population nantaise."

"La croissance démographique de la ville, très modérée depuis le début du siècle,
s'accroît nettement de 1841 à 1851. La population passe de 83 681 à 96 362 habitants. Cet accroissement provient très largement de l'immigration de ruraux."

"Au-delà du rappel des difficultés économiques, ce sont sans doute les allusions à la récente épidémie de choléra qui renforcent le plaidoyer d'Auguste Chérot. Il présente, métaphoriquement, la ville comme un organisme «infecté» par les Bas-Bretons ; ceux-ci sont un «fléau», une «plaie»."

http://www.persee.fr/doc/genes_1155-3219_1996_num_24_1_1406

Anonyme a dit…

@anonyme précédent,

Les liens,très biens,qui m'étaient inconnus. Merci

Anonyme a dit…

@Sven

Quelques recherches, en vain, sur internet à propos de cette verue également qualifiée de bâtiment remarquable. Des bâtiments en pierre-liquide armée, il y en a beaucoup à Nantes, pourquoi celui-là ? Hormis le surcoût de destruction liée à sa technologie, pourquoi le conserver ? Néanmoins, accordons toute crédibilité à la rumeur de classification que vous avez reçue.

Comme le remarquait @xxxx existe, quasi en mitoyenneté, une autre horreur dont la ville a le secret. Pas si horrible que cela, du moins dans l'imaginaire comme dirait Leblanchet. En effet, l'on pense irrémédiablement aux garages automobiles (grandlux pour ce modèle) que l'on offrait aux petits garçons et aussi aux petites filles, il y a 40 ou 50 ans. D'un point de vue Google Earth, cette même génération aperçoit un célèbre vaisseau spatial de série US. Un petit effort sur le futur concept de maquillage artistique, et le vaisseau deviendra vernien !


Un peu plus à l'ouest sur le quai du Marquis de l'Aiguillon émerge un troisième bâtiment, tertiaire pour sa part, PôleEmploi. Le prototype, le premier réalisé de poutres métalliques en haute-Bretagne ???

Poursuivons notre voyage vers l'estuaire. Contraints de quitter le quai qui n'existe plus pour le public, nous arrivons chez Le diéseliste de la place de Nantes. Si il y a un truc machin-chose en béton armé à conserver, ne serait-ce pas les anciens chais, rue Marcel Sembat ? La mémoire agro-industrielle nantaise, dont on nous rebat les oreilles, ne se joue-t-elle pas avec et autour de ce type de réalisation ? Difficile d'y loger des start-up ou des étudiants mais faisons confiance à Jean Blaise, n'est-il pas payé pour ça ?


Anonyme a dit…

...de quitter le quai qui n'existe plus pour le public, nous rejoignons la rue Marcel Sembat, nous passons sous un épais alignement de platanes, bienvenus en cette chaude et première journée d'été puis arrivons aux anciens chais... C'est mieux comme ça !?

Erratum : le bâtiment PôleEmploi se trouve quai Saint Louis.

VertCocu a dit…

Putain... Mais c'est si compliqué de faire un jardin public à Misery ? Et graffer le bâtiment bleu en face ou y planter un tiers paysage comme sur la base sous-marine de StNaz, histoire de donner le change culturel ? et y coller une tyrolienne, à la limite.
Mais putain... Misère...
Il fut un temps, en tant que Chantenaysien, j'aurais insulté Anonyme de 17h12, qui se la ramène en terrain conquis. Mais aujourd'hui, il est trop proche de la vérité pour le mériter. Je déménage à 500 kms dans deux mois, plus ou moins forcé mais avec de moins en moins de regrets. Les Nantais sont des mous. Bon courage aux résistants, je suis trop nantais pour ma part. Neptune, c'est quand même celui qui se barre qu'il récompense. Y fais un temps pourri de toute façon. Y en a même qui écrivent des chansons des plus dépressives là-dessus, sans être foutus de donner le nom d'une rue qui existe. Pas grave, on revendique d'être glauque en changeant le cadastre. Et qu'on en propose de se la faire glisser, on répond OUI.
Je n'écris pas ça en état d'ébriété. J'arrive encore à éviter ça assez souvent dans cette ville de pochtrons. C'est tellement laid qu'on pourrait leur pardonner mais vu ce qu'ils sont prêts à mettre dans un demi, même pas.

Anonyme a dit…

Putain, un espace vert à Miseri en voilà une bonne idée à laquelle personne n'avait songé ! D'autant qu'en unité de hauteur d'arbre aux hérons, le coût devrait être beaucoup, beaucoup plus raisonnable. Un ordre de grandeur : la réhabilitation du parc des Oblates situé à l'étage au dessus n'aurait coûté [sanitaires compris] que cinquante centimètres du business de la Cie des Machines !

Autorisons Madame Johanna Roland ou ses successeur(e) a en claquer cinq mètres pour la carrière. C'est grand, il y a de l'inquiétant et du potentiel en langage urbanistique. Les dernières apparitions du Sillon de Bretagne recouvertes de jardins suspendus, babyloniens.Très jeanblaisien...

Anonyme a dit…

Nous avons des nouvelles du bâtiment cité dans les commentaires :

Nantes. L'immeuble Cap 44 cache bien son jeu. Info - Nantes.maville.com
http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-nantes.-l-immeuble-cap-44-cache-bien-son-jeu_fil-3020772_actu.Htm