mardi 8 mars 2011

Dura Lex, sed (Royal de) Luxe

Horrible détail révélé par Philippe Corbou dans Presse Océan du 5 mars : le Comité des fêtes a omis de déclarer à la préfecture le changement de sa direction. Annick Le Ridant n’est pas officiellement présidente !

On pourrait même aller plus loin dans l’exigence de transparence. Un décret du 14 mai 2009 impose aux associations de publier leurs comptes au Journal Officiel si elles ont reçu plus de 153.000 euros de subventions publiques dans l’année. Avec 780.000 euros, le Comité des fêtes a largement franchi la barre sans rien publier.

La mairie de Nantes dispose ainsi d’un moyen de pression évident sur le Comité des fêtes : s’il ne respecte pas la loi sur la publicité des subventions, pas de subvention. Malheureusement, c’est un peu l’arme atomique. Car de nombreuses autres associations sont dans le même cas : irait-on par exemple couper les vivres à Royal de Luxe (1,045 million d’euros de subventions de la ville de Nantes en 2009) ou au Lieu Unique-CRDC (3,735 millions), qui vivent dans une pareille opacité ?

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