vendredi 16 décembre 2016

Médusant, le musée d’arts : (2) un calendrier qui oblige évidemment

Le musée d’arts de Nantes ouvrira le 23 juin 2017, a annoncé Johanna Rolland voici quelques jours. En présentant le projet devant le conseil municipal du 3 avril 2009, Jean-Louis Jossic, alors adjoint à la culture, déclarait : « Le calendrier, enfin. Il me paraît important de le préciser. Ce calendrier oblige évidemment, et nous lançons le chantier dès à présent. Mais ce chantier nécessite une fermeture des bâtiments à peu près de la mi-2011 au début 2013. »

Ce calendrier qui « oblige évidemment » a donc dérapé de près de quatre ans et demi !

Je vous vois venir : vous allez me dire que c’est la faute à pas de chance, que sans la nappe phréatique fortuitement découverte sous le musée, il n’y aurait eu aucun retard. Mais attendez un peu ! Voici ce que déclarait aussi Jean-Louis Jossic le 3 avril 2009 : « Sur le plan du coût des travaux nous nous en tirons bien, parce qu'en plus, les études ont été extrêmement bien conduites. » Oui, c’est inscrit en toutes lettres au procès-verbal.

On aurait pu supposer que ces « études extrêmement bien conduites » avaient tenu compte des enquêtes menées par le BRGM en 2005 et 2009 pour déterminer la profondeur des nappes phréatiques sur le territoire de Nantes Métropole. Il faut croire que non, finalement. Par ailleurs, ces « études extrêmement bien conduites » avaient mal apprécié le coût des travaux : faute d’entreprises candidates, une bonne partie des premiers appels d’offres avaient été infructueux. Si bien que le musée avait commencé à prendre du retard dès le premier jour.

Il n’est reparti du bon pied qu’en 2014, une fois repris en main intégralement par une entreprise unique. Se pourrait-il que les premiers intervenants aient été mal choisis ? Sûrement pas : parmi les cinq membres du jury du concours de maîtrise d’œuvre figurait une conseillère municipale nommée Johanna Rolland.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

petite précision, les bureaux administratifs et de la conservation devaient se trouver au sous sol donc il faut rajouter au coût de l'opération ces bureaux qui se trouveront à 500 mètres au 104 rue Gambetta, (le terrain à lui seul à plus d'un million euro).
et un moindre coût énorme pour l'opérateur qui n'a pas eu à réaliser ces bureaux (dans la nappe phréatique), tellement énorme qu'ils ont préféré les mettre ailleurs!!!!