27 février 2026

Grève aux Machines de l’île : quelle baguette magique pour sortir d’un très mauvais pas ?

Une grève aux Machines de l’île en période de vacances scolaires ? En voilà, du pas de côté ! Et le reste du Voyage à Nantes s’y met ! La société publique locale, gestionnaire du tourisme à Nantes par délégation de service public (DSP), n’est pourtant pas un mauvais patron. Sauf qu’elle compte beaucoup de salariés à temps partiel, qui ont du mal à finir le mois. Ce n’est pas une surprise, la plupart des activités touristiques connaissent ce problème. Jean-Marc Ayrault ne pouvait l’ignorer en 2004 quand il a décidé de doter Nantes, ex nihilo, d’une activité ludique à vocation internationale.

Les Machines de l’île sont chères aux Nantais ? Elles leur coûtent cher aussi. Les salaires sont payés par des subventions publiques à hauteur de 30% environ. Satisfaire les grévistes supposerait de prendre encore plus dans la poche des contribuables (ce que, théoriquement, la législation des DSP ne permet pas). On recherche la « magie », comme dans les parcs Disney, mais le réel s’impose.

Le problème n’est pas né tout à coup début 2026 ! Le déséquilibre est allé en s’aggravant depuis des années au vu de tous. Il suffisait de regarder les comptes, comme le présent blog le fait depuis des années. Personne n’a su imaginer de solution autre que toujours plus de subventions. C’est la longue inaction de Jean Blaise en tant que patron du Voyage à Nantes, et de Johanna Rolland, en tant que maire de Nantes, qui sont en cause. L’Arbre aux Hérons – mauvais projet par ailleurs, mais c’est une autre affaire ‑ était censé donner un second souffle aux Machines. Il a été abandonné sans être remplacé. Sans un coup de baguette magique, l’avenir des Machines paraît mal engagé.

Voir article complet sur Nantes Plus :

https://nantesplus.org/greve/

Grève au Voyage à Nantes : l’argent manque, le rêve aussi


24 février 2026

Qu’attendre des juges au cours des prochains mandats municipaux ?

Au fait, où en est l’affaire du Carrousel des mondes marins ? Le décès d’un des premiers mis en examen, patron de la Samoa et ancien directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault, aurait pu être l’occasion de faire le point sur l’état de la procédure judiciaire le mois dernier, mais personne n’a eu l’outrecuidance d’évoquer le sujet. Plusieurs personnes, dont Jean Blaise, restent quand même mises en cause dans cette affaire qui remonte à 2011/2012 et qui a été révélée en 2017. Qui donc disait que la justice est lente ?

Elle n’a pas l’air très pressée non plus à Saint-Sébastien-sur-Loire. La commune a passé contrat en 2020 avec le Voyage à Nantes selon une procédure qualifiée « d’irrégulière » par la chambre régionale des comptes en 2022. D’où enquête et perquisition à la mairie en 2024. Mais rien de plus pour le moment, semble-t-il.


Même genre d’irrégularité, doublée de « dérives budgétaires » et d’un possible « conflit d’intérêts » à La Chapelle-sur-Erdre. Mais la chambre régionale des comptes n’est intervenue qu’en 2025 : il faut attendre que ça percole.

La SAEM La Folle Journée a déjà donné lieu à une affaire judiciaire retentissante, avec condamnation de la directrice et du commissaire aux comptes à la clé. Mais ça n’est peut-être pas fini : le tribunal de commerce a mis la société en liquidation en juillet 2023, et la procédure traîne. Peut-être parce que les derniers bilans signés par le président n’étaient pas francs du collier et que la société a obtenu deux gros prêts garantis par l’État juste avant de fermer boutique.

L’action de la Compagnie La Machine et de MM. Orefice et Delarozière contre Nantes Métropole sera sûrement intéressante, mais un peu de patience, elle ne date que de quelques semaines…

Voir article complet sur Nantes Plus :

https://nantesplus.org/des-procedures-qui-durent-autour-de-nantes-metropole/

Des procédures qui durent autour de Nantes Métropole

21 février 2026

Mémoires nantaises (2) Jean Blaise et le grenier du siècle

Les mémoires de Pierre Orefice ont fait l’effet d’un coup de tonnerre et d’un pied dans le plat, voire d’un crachat dans la soupe. On attend avec curiosité celles de Jean Blaise. Il va se « remettre » à écrire, prévenait Véronique Escolano en conclusion du portrait aimable qu’elle lui a consacré dans Ouest-France le jour de son départ en retraite.

Car, s’il a très peu publié, Jean Blaise a pas mal écrit, principalement sous la forme des introductions du livret annuel de présentation du Voyage à Nantes estival, toujours signées de sa main. Des textes très travaillés et dont le tirage (180 000 exemplaires en 2016) en faisait l’égal de best-sellers littéraires.

Ces manifestes ciselés abondent en morceaux de bravoure stylistiques, en oracles ésotériques et en visions sociologiques fulgurantes. « Nous avons la réputation ici d’une grande modestie » écrivait-il en 2012. Allons, allons, il ne faudrait pas non plus en faire trop dans la modestie. À défaut de mémoires formelles, ces pages mériteraient d’être rassemblées en un recueil de citations.

Les critiques littéraires y retrouveront sûrement la source d’inspiration littéraire de l’auteur. Il l’a lui-même affichée en déposant dans le Grenier du siècle, qui occupe la façade sud du Lieu Unique, un exemplaire de La Vie, mode d’emploi, de Georges Perec. Ce livre qui traite de choses minuscules avec une précision maniaque pourrait en dire éclairer pas mal de choix du Voyage à Nantes. 


Voir article complet, avec de nombreuses citations, sur Nantes Plus :

https://nantesplus.org/memoires/

Mémoires nantaises (2) Jean Blaise a-t-il perdu le mode d’emploi oulipien ?

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Rappel : 

L'Arbre aux Hérons : comment Nantes s'est prise à rêver et ce qui s'est passé ensuite

Toute l'histoire de l'Arbre aux Hérons rapportée dans un livre de 152 pages, 12 €


09 février 2026

Du bulletin de vote comme un billet de loto

 Avec un peu de chance, on aurait pu pasticher les Frères Jacques :

Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Johanna soit un bon bateau !

Mais voilà, il n’a pas fait beau. La barge qui devait livrer à Nantes le tablier du pont Anne-de-Bretagne n’a pu affronter le mauvais temps, on a chargé le tout, barge plus tablier, sur un énorme navire  qui atteindra l’estuaire de la Loire dans trois ou quatre jours. Le coût du transport aura probablement été multiplié par quatre ou cinq par rapport à l’estimation initiale. La consommation de fuel aussi : la proclamation écologique de Nantes Métropole est devenue ridicule.

Et tous les gars du côté de Noirmoutier Ne sont pas prêts de s'arrêter de rigoler

Ce n’est pas le premier coup de malchance de ce chantier. Mais on a vu pire avec l’Arbre aux Hérons, quand Johanna Rolland a dû abandonner le projet parce que le prix de l’acier avait monté. Peut-être un peu aussi parce qu’elle avait elle-même décrété que le secteur privé financerait un tiers du budget et que le fonds de dotation à la tête duquel elle avait nommé Karine Daniel était très loin du compte.

On a échappé au pire

De YelloPark à la SEM La Folle Journée en passant par l’IEA, Johanna Rolland a souvent eu le mauvais œil. Et ça pourrait même être contagieux. Quand Anne Hidalgo a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, les sondages lui donnaient 5,5 % des voix. Elle a nommé Johanna Rolland directrice de campagne et elle a fini à 1,7 %. Alors, pour les municipales de mars prochain, effet pied gauche ou pas ?

Voir article complet sur Nantes Plus :

https://nantesplus.org/johanna-rolland-4/

Johanna Rolland a-t-elle de la chance ?


03 février 2026

Nantes aurait dû tourner sept fois sa langue dans sa rue

Le conseil municipal de Nantes a-t-il voulu fourguer en vitesse avant les élections des noms de rue qu’une autre municipalité n’aurait jamais validés ? Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation : sa dernière promotion du 30 janvier comprend au moins deux cas très litigieux, dont on n’a probablement pas étudié le pedigree avec assez d’attention. 

Le premier est celui de Sanité Bélair (1781-1802). Pas vraiment la « figure de la révolution haïtienne » annoncée au conseil municipal puisqu’elle n’avait que 10 ans en 1791, mais une victime quand même, exécutée par l’expédition Leclerc en 1802 en même temps que son mari le général Bélair. Ce dernier avait d’abord choisi le camp français, puis avait changé de bord. Pour rejoindre sa femme captive, il s’était rendu à son ancien collègue le général Dessalines, futur empereur de Haïti qui, allié des Fançais à cette date, l’avait aussitôt livré au peloton d’exécution. Un souvenir plutôt gênant pour Haïti, donc.

Le second cas est celui de Madeleine Pelletier (1874-1939), présentée comme psychiatre et féministe. On n’avait vraiment pas mieux en magasin ? Mesures chiffrées en main, elle assure que « Les races inférieures [...] ont le maxillaire plus développé que la race blanche » ou que « c'est le crâne masculin qui, beaucoup plus que le crâne féminin, se rapproche de celui du singe ». Elle milite pour l’euthanasie et l’eugénisme. C’était l’ambiance de l’époque, plaident ses partisans. Cette époque était aussi celle d’Alexis Carrel (1873-1944), prix Nobel de médecine, mais Nantes a débaptisé pour cause d’eugénisme le boulevard qui portait son nom. On le re-nomme au prochain conseil municipal ?

Lire l’article complet sur Nantes Plus

https://nantesplus.org/nouveaux-noms-de-rues-nantais/

Nouveaux noms de rues nantais :
deux grosses erreurs de casting