mardi 22 août 2017

Médusant, le musée d’arts : (10) des caleçons métalliques aux cartels

Je suis un peu déçu. Mon précédent billet sur le musée d’arts a été vu des milliers de fois sans que personne ne s’offusque d’y lire ceci : « Par ce temps de bêtises plates qui court, au milieu des stupidités normales qui nous encombrent, il est réjouissant, ne fût-ce que par diversion, de rencontrer au moins une bêtise échevelée, une stupidité gigantesque ».

Car, je l’avoue, c’est un plagiat. La phrase est de Gustave Flaubert. Dans Par les champs et par les grèves, relatant son voyage en Bretagne, il s’étonne de voir sur les statues du musée des beaux-arts de Nantes « des feuilles de vignes en fer-blanc, qui ont l’air d’appareils contre l’onanisme. L’Apollon du Belvédère, le Discobole et un joueur de flûte sont enharnachés de ces honteux caleçons métalliques qui reluisent comme des casseroles. On voit, d’ailleurs, que c’est un ouvrage médité de longtemps et exécuté avec amour, c’est escalopé sur les bords et enfoncé avec des vis dans les membres des pauvres plâtres, qui s’en sont écaillés de douleur. »

Dans le nouveau musée d’arts de Nantes, pas de feuilles de vigne en fer blanc. Il eût fallu quelque chose à cacher. Mais comment cacher la vacuité ? Eh ! bien, comme un animateur comble un « blanc » à la radio, en disant ce qui lui passe par la tête. Ce qui aurait excité l’ironie de Flaubert à la visite du Cube, la partie du nouveau musée consacrée à l’art contemporain, ce ne sont pas tant les œuvres que ce qu’en disent leurs cartels.

Or puisqu’il s’agit de textes déjà écrits, plus besoin d’un Flaubert, il suffit de lire. Certains textes tentent un portrait moral des œuvres. Mais les plus cocasses sont les descriptions objectives. Quelques exemples (on n’oubliera pas que sont décrites là des œuvres picturales – en principe) :

  • Le mode opératoire consiste à poser la peinture en plusieurs couches sur un voile de « tergal plein jour ». Après chaque couche, la peinture est essuyée pour déboucher les mailles du tissu. La couleur imprègne ainsi le tissu, en infimes pellicules de pigment, créant ainsi des zones opaques ou transparentes. Le voile est ensuite tendu sur un châssis en aluminium. (À propos de Sans titre (tableau/fenêtre rose), de Cécile BART)
  • Ces notations se présentent sous forme de planches de texte sur un fond de grille gris clair, dans une mise en page austère et dense qui évoque celle des textes officiels. Le format des
    planches introduit un face à face avec le regardeur/lecteur qui se trouve ainsi invité à lire.
    (
    À propos de [ljc notations] le travail de l’art au travail… ?jeudi 6 avril 1989 ? […] mercredi 29 avril 1992de Jean-Claude LEFEVRE« Jean-Claude Lefevre, dit » [sic*])
  • Il réalise ainsi des tableaux en bois constitués d’un rectangle central, d’un passe-partout et d’un cadre entièrement recouverts d’une seule couleur. Ces dix panneaux sont issus de ces séries, que l’artiste déclinera en noir et blanc, en clin d’œil à la photographie. (À propos de Sans titre, d’Allan Mc Collum) [moi, j’aime bien le concept des tableaux monochromes déclinés en noir et blanc…]
  • Cette huile sur toile présente deux aplats de bleus séparés par une ligne verticale au centre et deux bandes blanc-bleuté repoussées de part et d’autre de la surface picturale. « Ligne qui sépare », selon l’artiste, mais aussi ligne de passage articulant deux champs colorés et invitant l’œil à passer de l’un à l’autre. (À propos de Diptyque-Atlantique, de Geneviève ASSE)
  • Cette œuvre propose ainsi trois variantes autour de ce protocole : un panneau achevé, l’autre inachevé (catégorie mise en place à partir de 1990), et un produit dérivé le tondo (détail d’un tableau qui n’existe pas). (À propos de Sans titre, de Bernard PIFFARETTI)
Au hasard des salles du Cube, on trouve aussi un « assemblage de panneaux réfléchissants pour autoroutes », une grande plaque d’aluminium « recouverte d’une laque habituellement utilisée pour recouvrir les carrosseries automobiles », des « belles surfaces de tôles lisses et colorées [qui] sont accidentées, cabossées », des « volumes géométriques simples, seulement dessinés par leur contour », un miroir devant lequel « chacun est confronté à sa propre image », etc. Tout cela est parfaitement escalopé sur les bords, comme aurait dit Flaubert. On ne s’ennuie pas à visiter le Cube !
_________
* En fait, le musée s’est planté. Jean-Claude Lefevre se fait appeler Lefevre Jean Claude.

50 commentaires:

Anonyme a dit…

Mais une chose vraiment belle, c’est le tombeau de François II et de Marguerite de Foix, sa seconde femme. Ils sont tous deux dans leurs beaux costumes du temps, couronne ducale en tête, étendus sur leur marbre, ayant aux pieds, le duc un lion, la duchesse un lévrier ; trois anges soulèvent le coussin où repose leur tête aux yeux fermés ; de grandes figures symboliques se tiennent aux quatre coins du monument. Le visage de la femme est gras, triste, nez relevé et paupières grosses ; celui de François II, assez dur, intelligent et rusé, un peu mêlé de force et de faiblesse comme fut sa vie, révèle bien le vieil ennemi de Louis XI, l’homme habile comme lui à conclure des traités équivoques et à nouer des alliances clandestines.
Flaubert - Par les champs et par les grèves - 1847.
MINCE ce n'est pas dans le cube !!!! mais à la Cathédrale !!!

Anonyme a dit…

Petite disgression au billet proposé... Resident à proximité de la vieille prison, j'ai réalisé en dilettante et quasi quotidiennement un "micro-trottoir" sur le méga-trottoir d'attente du VAN.

À la question : venez-vous admirer les fresques artistiques ou est-ce seulement un désir de pénétrer dans ce lieu particulier ? Réponse : 80% des visiteurs se foutent royalement des gribouillages muraux, seule leur curiosité pour le site les animent...

Bien entendu, ceci est un pseudo-sondage ne correspondant à rien de scientifique ou protocolaire...

Sven Jelure a dit…

L'ouverture de la prison en 2014 avait déjà attiré beaucoup de monde (et ça pourrait bien avoir donné des idées au Voyage à Nantes !). Aux visiteurs, on proposait alors des oeuvres d'art "en plus" de la visite. Cette fois-ci, c'est en principe l'inverse, le visiteur est censé venir pour les oeuvres et voir la prison en plus ! Mais malgré ce rhabillage, la vedette reste la prison.

Leblanchet a dit…

la citation et la référence au Cube laissait supposer une appréciation des oeuvres contemporaines conforme à votre position habituelle.

L’art de notre époque, restant, comme l'a écrit Marc Jimenez dans la Querelle de l'art contemporain, « en mesure de surprendre, d’irriter, de séduire, d’enthousiasmer, de provoquer, de choquer, d’ennuyer », est « rebelle au formatage culturel, médiatique et consumériste de la « société du spectacle » », que les œuvres qu’il nous propose en ce début de XXIe siècle, se déployant au cœur du monde administré, possèdent encore – malgré tout ! – le pouvoir de nous faire vivre d’émancipatrices expériences de l’« écart » ?

Mais l'"écart", ce pas de côté, ce point de vu décalé vous le refusez en vous protégeant par des remarques sur le dérisoire de ce qui ne rnetre pas dans le champ de vos catégories esthétiques inadéquates. Inadéqates pour appréhender les interrogations sur la peinture et ses supports.

Pour exemple votre remarque, qui se veut drôle et ironique : [moi, j’aime bien le concept des tableaux monochromes déclinés en noir et blanc…]. Il s'agit d'une série, donc certains sont blancs et d'autres sont noirs ce qui explique qu'il s'agit de tableaux monochromes dont certains composent une série blanche et les autres une série noire.
A propos du cartel de Jean-Claude Lefevre, vous soulignez avec humour croyez-vous : Jean-Claude LEFEVRE, « Jean-Claude Lefevre, dit » [sic*]). Votre "sic" démontre que vous ne vous posez pas les bonnes questions, en effet le nom d'artiste de Jean-Claude Lefevre est Jean-Claude Lefevre, il interpelle ainsi le spectateur sur les noms d'artistes, pratique très répandue, vous pouvez vous reporter à ://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_des_pseudonymes_(Heilly)/Intro ,pour découvrir le nombre d'artistes de toutes les époques qui ont utilisé un pseudonyme.

Il ne s'agit pas de s'esbaudir devant tout et n'importe quoi. Les mauvais procès habituels sur l'art contemporain ne satisfont que les réactionnaires qui mélangent allègrement ce que l'on nomme le "financial art" qui se passe de définition et les pantalonnades de quelques pseudo-artistes pour éviter de s'interroger sur les questions que nous posent les artistes actuels.

Anonyme a dit…

"...rebelle au formatage culturel..." et nous ne sommes que de sales réactionnaires si cette affirmation nous semble ridicule !

Cher Leblanchet, veuillez s'il vous plait à modifier votre litanie insultante...

Admettez une bonne fois pour toutes que ces "œuvres" (sic) ne servent qu'à la rente financière et à sa défiscalisation massive.

Sven Jelure a dit…

Leblanchet, je ne peux pas dire que votre réaction m'étonne. Elle me rassure, car je me demandais si vous portiez encore le moindre intérêt à mon blog. Mais, vous vous en doutez, je ne partage pas votre point de vue.

D'abord un détail. A propos du "sic*" qui ponctue la mention "Jean-Claude LEFEVRE, Jean-Claude Lefevre, dit", vous auriez dû lire la note à laquelle renvoyait l'astérisque. Croyez-vous que j'ignore ce qu'est un pseudonyme ? (...croyez-vous que je m'appelle vraiment Sven Jelure ?) Ainsi, Jean-Claude Lefevre serait le nom d'artiste de Jean-Claude Lefevre, et ce copier/coller servirait à nous interpeller sur les noms d'artiste ? Quel coupage de cheveux en quatre ! Mais dans votre désir d'admirer, vous faites erreur : le nom d'artiste de Jean-Claude Lefevre est en réalité Lefevre Jean Claude. Le musée s'est planté ! Le cartel aurait dû indiquer "Lefevre JEAN CLAUDE, Jean-Claude Lefevre, dit". Voilà à quoi aboutissent les affèteries gratuites, peut-être sont-elles trop subtiles pour un musée de province ? L'habile interpellation est en fait une banale coquille. Mais dans mon ras-des-pâquerettisme flaubertoïde, peut-être ai-je loupé quelque chose, peut-être cette prétendue coquille est-elle en réalité une interpellation au second degré : en faisant reconverger le nom d'artiste et le nom de citoyen, le musée nous interpelle-t-il sur la prétention du premier à être autre chose que le second ? Halte-là ! Je vais au musée pour voir de belles choses, pas pour sodomiser les brachycères.

A propos des tableaux d'Allan Mc Collum, je ne comprends pas votre commentaire. Il semble paraphraser le mien, sur les tableaux monochromes déclinés en noir et blanc, mais en faisant un pas de côté qui le rend incompréhensible. Croyez-vous que j'ignore ce qu'est une série ? L'oeuvre exposée n'est pas formée de deux séries monochromes, l'une blanche, l'autre noire mais de dix rectangles de bois peint de différentes couleurs (jaune, rouge, bleu, ocre...). Chaque rectangle est monochrome, l'installation est polychrome. Peindre une série de rectangles en noir et une autre en blanc, pourquoi pas ? mais prétendre qu'on "décline" ainsi des séries peintes en bleu ou en rouge, c'est pousser le bouchon. Dans la bouche de l'artiste, c'est peut-être une blague ; ce qui suscite mon ironie, c'est que le musée prend ça au sérieux, et ajoute même que c'est "un clin d'oeil" à la photographie, comme si Mc Collum n'était pas aussi habitué que nous tous à la photo couleur !

Comme vous dites justement, il ne s'agit pas de s'esbaudir devant tout et n'importe quoi. Mais justement, je trouve qu'il y a beaucoup de n'importe quoi dans le Cube, et donc je ne m'esbaudis pas, et je le dis. Je ne suis pas l'arbitre des élégances, ce blog n'exprime que mon avis personnel. Mais mon avis est que ce qu'on nomme pompeusement "protocole" (plier une toile en bandes de 38 cm, badigeonner de peinture une bande sur deux, déplier, encadrer, afficher...) relève davantage du "ready sold" que du "ready made". Je n'évite pas de m'interroger sur les questions que nous posent les artistes actuels, au contraire : je m'interroge sur la jobardise des acheteurs des musées, et ça c'est une vraie question. Réactionnaire, moi ? C'est bien possible, mais surtout pas conservateur !

Leblanchet a dit…

"Je vais au musée pour voir de belles choses", tout est dit de votre position. Un résumé parfait.
Sans commentaire

Anonyme a dit…

Hé bien non je commente :

Merci Leblanchet pour cet éclaircissement quant à la redéfinition du musée des BEAUX arts en musée d'arts

"L'art, c'est le reflet que renvoie l' âme humaine éblouie de la splendeur du beau" Victor Hugo. Les réactionnaires dont je fais manifestement parti ont bien conscience que le beau peut être moche pour certains et inversement, question de goût, hein ! Mais déclarer que l'on aime le moche est en soit très surprenant !

Anonyme a dit…

Quand on pense qu'en 2017 on lit encore toutes les aneries de ce blog et les commentaires suiveurs de ses afficionados !! En même temps il est vrai on voit pointer un retour de la traaaadition. Pourtant notre pape disait bien "n'ayez pas peur" :-) Mais je crois que sven a peur de l'art dégénéré.

Anonyme a dit…

@nonyme précédent,

" Ma pôv dame, quand on voit ce qu'on voit, quand on lit ce qu'on lit..."

Opposer un soi-disant retour à la tradition à une critique argumentée de l'art contemporain est d'une telle pauvreté ! Ne seriez vous pas le Saint François d'Assise de ce blog ?

Anonyme a dit…

Revenons au sujet ce sera mieux pour la qualité des débats.
Sven à raison pour les cartels mais malheureusement les artistes et leurs œuvres soufrent aussi et surtout de ce genre de littérature.
Les œuvres chroniquées par Sven sont de grande qualité et méritent mieux mais j'imagine que vouloir expliquer en quelques lignes la démarche d'une vie est un challenge difficile et reconnaissons le pour les exemples choisis,raté.
Amitiés
alain

Anonyme a dit…

il fallait s'en douter critiquer l'"Art comptant pour rien" et.. aussitôt la boboïtude sort les griffes, et nous ressasse les sempiternels arguments des réactionnaires et de l'exposition de l'art dégénéré mise en place par Joseph Goebbels ; au fait il y figurait un Jean Metzinger peintre nantais, peintre de talent, un vrai artiste...je ne pense pas qu'il soit dans le cube...cube architecture emblématique de l'ère mussolinienne fasciste, que vous semblez apprécier.

Sven Jelure a dit…

Eh ! bien, on n'aura pas mis trop de temps pour arriver au point Godwin. Et les musulmans qui vont en pélerinage à la Kaaba de La Mecque seront bien épatés de savoir qu'ils tournent autour d'un bâtiment typiquement mussolinien (Kaaba signifie "cube").

Anonyme a dit…

je vous rassure cher anonyme, vous verrez lorsque vous le visiterez que plusieurs œuvres de Metzinger sont bien exposées au Musée.
alain

Anonyme a dit…

@Sven,

Pour être précis, le point Godwin fut d'abord atteint par nos apôtres de l'art contemporain en qualifiant leurs détracteurs de réactionnaires.

Par extrapolation, tout emploi d'adjectifs dépréciatifs est un point Godwin et s'apparente à de l'argumentum ad personam...

Anonyme a dit…

C'est mon tour de donner mon avis, façon sale type arrogant !
Le travail de Cécile Bart est surestimé, c'est évident. Sa redite de l'art minimaliste, version "femme" (toute en nuance, toute de sensibilité...), est déprimante comme peut l'être un Frac rempli de kilomètres carrés de peinture(s) monochrome(s), en novembre, par temps froid et pluvieux, à côté d'un bowling. S'il existe bien un art de protocole qui peut être porteur de sens, les recettes de tante Cécile, dont les cartels donnent le détail, ne parviendront pas à pimenter la fadeur de ses rectangles.
A propos de protocole, comme je ne connais pas le travail de Bernard PIFFARETTI, je n'en dirai rien. Ça tombe bien, tout le monde se fout de ce que je pourrai en dire - encore plus que moi je me fous de ses protocoles tellement spirituels, tellement français... c'est dire !
Par contre, le travail de Allan Mccollum est remarquable ; interdiction de prétendre le contraire ! Nous n'avons pas à ma connaissance, hélas, en France, de ses oeuvres majeures : "Over Ten Thousand Individual Works", par exemple, est extraordinaire. On doit généralement se contenter d'une enfilade de vases pop, alors que c'est la quantité qui fait la qualité, chez lui. Un jeu avec le multiple, la multitude étant obtenue à partir de formes simples variées à l'infini, un jeu avec la production industrielle, obtenue avec des pièces réalisées artisanalement, etc. Une version "objet" de ce que peut être une foule, où singularité noyée dans la masse peut être retrouvée par une forme d'attention rapprochée, plus individualisante...
L'architecture du Cube est complètement ratée : on a là une version de ce que peut être le kitsch architectural contemporain, qui, n'osant pas l'austérité radicale, agrémente la géométrie d'un volume élémentaire d'une baie de marbre translucide (à destination des touristes quataris, peut-être, s'ils viennent, sait-on jamais...). Les plateaux des étages étant trop petits, les oeuvres, en trop grand nombre (il faut montrer la "richesse" des collections), étouffent, sont parfois quasiment invisibles. Ce qui est un comble, pour un espace dédié à l'art contemporain, un art qui a le plus souvent besoin de respiration (la rareté fait la valeur). On se retrouve dans un accrochage saturé, à l'ancienne, comme à l'époque des Salons, des... Beaux-Arts.
Bon, il est l'heure d'aller se coucher.

oncle albert

Anonyme a dit…

"...c'est la quantité qui fait la qualité..."
"...la rareté fait la valeur..."

Et débrouillez-vous avec ça !

Anonyme a dit…

Semper Schtroumpfitus :

"Le Schtroumpf émergeant ne sait pas dessiner ni peindre. Il bricole tout juste. Il est parfaitement inculte en histoire de l’art, hors celle qui concerne ses référents. Il est puissamment armé en arguments rhétoriques d’une extrême sophistication, qu’il peut répéter mécaniquement ; et qui lui permettent de justifier son engagement socio-esthétique, sa lutte contre le vilain bourgeois réactionnaire, sa volonté farouche de déconstruire les modèles, de dénoncer la ringardise, de faire exploser les conventions, les codes, les icônes, etc. ; et de fusiller sur le champ les mécréants qui osent douter de la pertinence de ces inepties. C’est un vrai révolutionnaire terriblement subversif et hautement performatif, une bombe conceptuelle capable de faire péter les icônes, comme les talibans les statues de Bouddha."

Anonyme a dit…


Réactionnaire curieux (oxymore ?) et sans maîtrise aucune de la bouillie conceptuelle associée, une visite du Cube s'impose.. Mais est-il possible pour un novice réac' d'apprécier ces oeuvres contemporaines sans rien comprendre ? Et si je trouve ça moche, puis-je néanmoins devenir un amateur voire un ayatollah de la vacuité tel Leblanchet ?

Leblanchet a dit…

le beau, le moche vous distinguerez sans problème. Votre compréhension sera à la hauteur de votre ouverture d'esprit et des interrogations que votre curiosité voudra satisfaire. A vous lire, je crains que votre curiosité et votre ouverture d'esprit ne limitent votre appréhension des oeuvres. Vos choix sont faits depuis longtemps et pour longtemps encore. Végétez dans vos certitudes : le beau, le moche vous êtes un arbitre de l'élégance.

Sven Jelure a dit…

Anonyme du 29 à 20:50, ne partez pas vaincu ! Oubliez l'idée réactionnaire de distinguer entre le beau et le moche, ou pire encore entre ce que vous aimez ou pas. Le tout, c'est de comprendre, ou de faire semblant, et de le dire, et alors les beaux esprits vous salueront chapeau bas au lieu de vous prendre de haut. Avec les oeuvres classiques, il faut un minimum de culture artistique pour apprécier les qualités formelles de composition, de perspective, d'éclairage, etc. Avec l'art contemporain, il y a TOUJOURS moyen de s'en sortir. Prenez modèle sur les commentateurs de l'économie : ils pourront toujours expliquer pourquoi la Bourse monte ou baisse, les mêmes raisons pouvant parfois expliquer la hausse aussi bien que la baisse. Essayez quelque chose du genre "XXX pratique un jeu d'indétermination entre matériau brut et leurre, forme naturelle et forme construite. De ce dialogue inachevé naît une tension au moyen de laquelle XXX délimite sa place singulière d'artiste mais aussi de témoin intemporel. Le spectateur est amené à construire simultanément l'espace d'exposition dans lequel il évolue, ainsi que celui de l'oeuvre elle-même."
Parmi ces trois phrases, l'une est de moi, les deux autres sont empruntées au Cube.

Anonyme a dit…


"Cette situation, qui remplace progressivement le régime d’autonomie lié au système des galeries, a des traits communs avec celle de la Renaissance – à une différence près, essentielle, qui définit le nouveau régime de l’art : cette activité n’est plus liée à un territoire ; une capitale mondiale de l’art hors-sol, déterritorialisée, est en train de se construire. On s’y déplace en avion. On y communique par Internet et par téléphone portable. On y réalise des œuvres reproductibles dont l’unicité n’est garantie que par un contrat qui en limite le nombre d’exemplaires. On y compare la pesanteur des matériaux bruts à la légèreté des images virtuelles et à la mobilité des réseaux. On y vérifie la possibilité d’être à la fois ici et ailleurs, d’être celui-ci et celui-là, grâce aux nouvelles technologies et aux univers artificiels. On y esthétise les violences et les solitudes – la guerre, les attentats, la jungle urbaine, le sexe… Mais c’est toujours un monde vu d’en haut par ceux qui ne le subissent pas. Les artistes, les marchands, les collectionneurs qui habitent cette capitale de l’art vivent une expérience commune, partagent les valeurs et les modes de représentation d’une existence déterritorialisée."

L’art contemporain à l’heure de la mondialisation, par Laurent Wolf
https://www.cairn.info/revue-etudes-2007-5-page-649.htm

"La puissance détergente du discours terrorisant des grands rhétoriciens du « rien » artistique, subventionné et mondialisé, ce discours globalement négatif, creux, abscons, morbide et terriblement anxiogène de l’art dit contemporain, possède la même redoutable efficacité herbicide, pesticide et liberticide que les substances chimiques nocives utilisées dans l’agriculture. Ce discours détruit le contenu sensible et poétique, considéré comme superflu, et veut empêcher toute floraison en dehors de celles obscènes et formatées aux normes du contemporain international hors-sol qu’il promeut."

C’est un art destiné à générer l’ébahissement des foules et l’incompréhension culpabilisante devant la sophistication et l’inextricabilité langagière qui l’enrobe et qui fonctionne comme une logorrhée hypnotique et incantatoire. C’est un instrument très puissant d’exercice pervers du pouvoir, par sa capacité à la crétinisation, à la radicalisation sectaire de ses agents, au décervelage ubuesque des populations !

"C’est un outil d’aliénation, d’inféodation des médias et de la critique d’art à la finance internationale ; un outil d’asservissement du bon peuple, par le caractère terrifiant des prêches de ses ayatollahs, par ses provocations, son non-sens, son cynisme, ses trangressions spectaculaires et par l’énormité étourdissante du prix des œuvres du « Show-Art-Business »."

« La spéculation financière détruit l’art comme elle détruit les sols »
Entretien avec Nicole Esterolle

https://reporterre.net/La-speculation-financiere-detruit-l-art-comme-elle-detruit-les-sols

Leblanchet a dit…


« l'Art commence là où s'arrête le goût. » J.-C. Ammann, directeur de musées à Lucerne, Bâle et Francfort, curateur indépendant, il est également l'auteur de l'ouvrage de référence En y regardant mieux qui explore les différentes définitions de l'art.

Munch le disait en 1889, par rapport à la peinture de son époque: "... on ne doit plus peindre des intérieurs, des gens qui lisent et des femmes qui font du tricot, mais des créatures vivantes qui respirent et sentent, souffrent et aiment... les gens comprendront qu'il y a quelque chose de sacré et enlèveront leur chapeau comme dans une église."


La seule référence à Nicole Esterolle discrédite toute argumentation. Nicole Esterolle est Pierre Souchard le fondateur de la revue Artension. Il est associé à d'autres auteurs du Front National.

Anonyme a dit…

Magnifique phrase de Munch, merci M.leblanchet et je confirme pour Esterolle.
Amitiés
alain

Anonyme a dit…

Encore un point Godwin !

Et réactionnaire de gauche, pléonasme ?

Sven Jelure a dit…

Parce que Nicole Esterolle serait un auteur du Front National, ce qu'elle ou il dit (et que j'avoue n'avoir pas lu) serait forcément "discrédité" a priori ? Mais c'est à peu près comme dire que parce qu'un tableau est accroché dans le musée d'arts il est forcément génial, non ? Ou comme dire qu'il est forcément nul, d'ailleurs...

Quant à la citation de Munch, non, je ne suis pas d'accord non plus avec son côté normatif ("on ne doit plus") et réducteur (des femmes qui font du tricot ne sont pas des créatures vivantes ?), et pas davantage avec cette transcendance de pacotille qui obligerait les gens à enlever leur chapeau "comme dans une église". Je dis que ça dépend des gens, tout simplement. Par ailleurs, je ne vois pas beaucoup de "créatures vivantes qui respirent et sentent, souffrent et aiment" dans le Cube. Devant des tôles froissées ou des tissus badigeonnés, je reste couvert.

Anonyme a dit…

Ni cholesterol n'est ni frontiste, ni "Souchard", comme colporté et repris à l'envie par les chantres du sophisme de bas étage.

Renseignez-vous mieux Leblanchet, pour accoler le véritable patronyme au pseudonyme.

"On se dit qu’il faut avoir le cerveau rempli de purée de cacahuète, ou être formaté à fond à l’esthétisme du processuel-discursif bureaucratico-financier dominant, pour pratiquer le syllogisme suivant : Le Pen n’aime pas la compote de mouches de Damien Hirst. Or Nicole également n’aime pas la compote de mouches de Damien Hirst. Donc Nicole est lepéniste. On se dit qu’un amalgame d’un aussi terrassant simplisme d’esprit n’est plus crédible. Et bien si, il fonctionne encore, et toujours réactivé par les théologiens de la religion artistique d’État et leurs adeptes, soucieux de conserver leurs prérogatives, pouvoirs, fonctions et rentes de situation diverses."

http://www.magazine-artension.fr/dartension-et-du-front-national-une-mise-au-point-necessaire/

Anonyme a dit…

"On ne doit plus peindre...." Sous peine d'excommunication ? Cela sent bon le totalitarisme, hein !?

Onfray (de gauche ?) a lui fait preuve d'intelligence en affirmant par exemple "préférer une analyse juste d'Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL". Tiens donc des apatrides hors-sol...

Anonyme a dit…

Le ciel est bleu. Le Pen dit qu'il fait beau. Suis-je un extrémiste de droite si je déclare que le temps est merveilleux ? Une réponse Môssieur Leblanchet...

Vert Cocu a dit…

Intéressant débat.
Malheureusement pollué par des remarques sur les réactionnaires, la gauche, la droite. Ces machins du siècle dernier.
Je me permets aussi de rappeler la dimension financière, issue de l'argent public, de la "culture" et de "l'art(s)".
Personnellement, sur le VAN (le musée, j'attends un 1er dimanche du mois pour le visiter en tant que contribuable), quelques installations me plaisent, la plupart sont très vite oubliées. J'ai déjà écrit ici que c'est surtout inconséquent. Beaucoup plus de culture peut émerger de Couvre-Feu, pour prendre un festival à la programmation mainstream (sans parler des coucheries sous les tentes... enfin, il y a des coucheries aussi après inaugurations et vernissages).
Le nœud du problème est budgétaire. Petit rappel en passant.
Et si les Anonymes récurrents pouvaient choisir un pseudo, cela enrichirait le débat en facilitant sa compréhension (certes, pas indispensable, mais au moins pour se distraire, les inimitiés sont fortes dites donc).

Anonyme a dit…

Saluons en effet la municipalité d'avoir ouvert deux musées pour un public contribuable irréconciliable. Seul hic, l'on a pu lire ici ou ailleurs que le fond d'art contemporain était plus fourni que l'art dit classique. Vraiment fort ces artistes-commerciaux pour vendre du vent défiscalisé ! Parions qu'un jour, proche ou lointain, la peinture "ringarde" soit supplantée par de belles et modernes installations sur toute la surface. Je propose de placer deux ventilateurs géants au pied de l'escalier d'honneur : "Discours De Macron" et "Réchauffement Climatique".

Anonyme a dit…


Cher Monsieur Leblanchet, un Alain Badiou commentant l'art contemporain peut-il être pertinent ? Ce fidèle soutient des Khmers Rouges a-t-il encore droit au chapitre, selon vous, en matière d'esthétique ? Un Georges Marchais, stalinien, présentant sur un plateau de télévision une oeuvre de Marcel Duchamp (sans la comprendre probablement) devient-il soudain admirable ? Inversement, ai-je le droit de trouver beaucoup de finesse à un Renaud Camus, lorsqu'il écrit sur le travail de Anish Kapoor, et évoque, positivement, la double origine, juive et indienne, de l'artiste, comme une clef pour la compréhension de son oeuvre ? Tant qu'il était identifié comme homo cultivé, cela ne posait pas de problème, j'imagine ; mais maintenant qu'il est officiellement devenu salaud raciste, ai-je le droit de relire ce texte ?
Votre argument concernant Nicole Esterolle me semble plutôt médiocre, et la preuve d'une ouverture d'esprit... disons... limitée, pour un amateur d'art contemporain.
Faut-il vraiment choisir son camp, sans nuance ni réserve, pour ou contre, en bloc, gentil, méchant ? De ce point de vu, vous ressemblez pas mal à notre chère voisine Nicole...
Bon, il est l'heure d'aller se coucher.
Tante simone.

Anonyme a dit…

@Leblanchet,

Si vous souhaitiez réellement partager votre passion pour l'art contemporain, ce dont l'on peut douter, permettez-moi de vous dire que vous vous y prenez comme un manche. Comment voulez-vous que l'on soit attentif à votre bon goût en méprisant, en insultant ainsi vos contradicteurs ?

Bien à vous,

Tonton-c'est-moi-qui-conduis-c'est-toi-qui-klaxonnes

Anonyme a dit…

Voila voilà, à défaut de comprendre l'art contemporain en général, je viens de saisir la subtilité de l'art minimaliste en particulier ! Nota, mon sentiment est sincère devant une idée aussi prodigieuse : des mômes à qui l'on demandait de réaliser une œuvre en Lego, un petit Leblanchet posa fièrement sur le podium une seule et unique pièce rectangle-long flanquée d'un cartel "ver de terre".

Mais sans cet astucieux titulus, le génie n'existe plus et cela devient du foutage de gueule... Retour à la case départ.

Tata Yoyo

Anonyme a dit…


Oups, avais oublié le lien.

http://m.huffingtonpost.fr/2017/07/31/la-construction-de-lego-de-cet-enfant-de-12-ans-releve-du-genie_a_23057626/



Les réactions spontanées $$$$ ne se sont pas fait attendre :
"here's a great future in marketing waiting for you, Riley !"

Sven Jelure a dit…

Il ira loin, Riley ! Déjà que pour cet unique Lego(R) et les quatre lettres W, O, R, M, le Huff crie au génie, à quoi bon s'embêter à tailler ses crayons pour faire l'Ecole des Beaux-arts ? Et les internautes s'enthousiasment : pas un prix Nobel de médecine ou de physique n'est oint de tant de compliments. L'intelligence des foules a parlé.

Anonyme a dit…

jean blaise : Mais finalement, ce n'est pas l'argent qui chagrine le plus nos détracteurs, c'est la liberté qui nous est donnée de produire des oeuvres dans l'espace public qui peuvent déranger les biens pensants.

On verra revenir les défenseurs du patrimoine, les défenseurs de cathédrales (que nous défendons aussi), ces réactionnaires de tous bords, les populistes des temps de crise. Nous leur répondrons comme d'habitude par notre capacité à entreprendre et par un sourire.
http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_--Estuaire-est-un-investissement-d-interet-general-_loc-784094_actu.Htm

Anonyme a dit…

Et toujours ce même argument progressiste : "combien de rond-point..." Et ce sempiternel argument réactionnaire : "combien de collèges construits avec les budgets du VAN..."

La populace ne doit surtout pas apprendre à réfléchir et devrait se contenter de gober...



Sven Jelure a dit…

D'une certaine façon, Jean Blaise avait raison : l'important n'est pas tant l'argent que la liberté de le gaspiller. Le premier paradoxe est qu'il ait dit ça à propos d'Estuaire. Si encore les budgets colossaux d'Estuaire avaient servi à réaliser de grandes oeuvres ! Mais, cinq ans seulement après la troisième et dernière édition, il ne reste pas grand chose de ces "investissements" qui mérite d'être vu. Deuxième paradoxe, que Jean Blaise vilipende les "bien pensants" alors qu'il en est un représentant éminent, encensé par la presse et honoré par l'establishment.

Sven Jelure a dit…

Anonyme de 11:53, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais vous êtes le premier dans ce débat à employer le mot "budget" ! Mais je reconnais que vous posez une bonne question : "combien de collèges construits avec les budgets du VAN" ?

Vert Cocu a dit…

Hé ?
"Le nœud du problème est budgétaire. Petit rappel en passant."
Je veux la reconnaissance du gourou réactionnaire. De droite, cela va sans dire, puisque la municipalité est de gauche.

Anonyme a dit…

Tout à fait @VertCocu,

Je m'apprêtais à rendre à César ce qui appartient à César mais vous m'avez devancer.

Cela dit, on retrouve cet argument en commentaire d'un billet sur Breizh info. Site d'extrême droite s'il en est.

https://www.breizh-info.com/2017/08/27/76455/visite-tres-grincante-musee-arts-de-nantes

Sven Jelure a dit…

Oh ! pardon Vert Cocu ! J'avoue que, pressé par le temps, je n'ai pas tout relu, j'ai juste fait une recherche sur le mot "budget"... qui a ignoré l'adjectif "budgétaire".

Anonyme a dit…

Le "plus c'est gros, mieux ça passe", accolé comme une ombre à l'action blaisienne est aussi la colonne vertébrale de l'art contemporain.

Ou quand les grands esprits se rencontrent (au détriment du plus grand nombre).

"Il est fort probable que la France aura bientôt son giga-musée pour des méga-formats, car nous sommes, chacun le sait, dans une période particulièrement enthousiasmante, où l’amoindrissement des contenus est avantageusement compensé par l’agrandissement des contenants… où la béance de sens des œuvres dites « d’art contemporain » est bienheureusement comblée par la profusion du commentaire à leur sujet , par l’énormité de leurs prix de vente et par le gigantisme de leurs formats."

http://www.magazine-artension.fr/plus-cest-gros-mieux-ca-passe-artension-n127/

Anonyme a dit…

"La boucle est ainsi bouclée, le tour est joué, la farce continue au nez et à la barbe du cochon de contribuable qui financera donc, sans barguigner, biennales “d’art contemporain” (surtout ne jamais oublier la précision “contemporain” qui permet de justifier toutes les prétentions budgétaires), galeries pour “artistes-émergents-sur-la-scène internationale” (ah, l’attendrissante trouvaille langagière et comme on les dorlote ces bons petits diables “d’artistes-émergents-sur-la-scène-internationale” qui, sans cela, fomenteraient certainement des troubles aux fâcheuses conséquences sociales et électorales) subventionnées pour diffuser le modèle, et les poupées russes de la pyramide “artistique” officielle, du type Drac, Mac, Frac, Cac etc..., officines à élucubrations et gabegies pratiquement incontrôlées, qui participent de très près à l’élevage du veau d’or conceptuel suçant les mamelles des bailleurs de fonds publics, lesquels n’y voient goutte et se contentent de comptabiliser les visiteurs de leurs “manifestations”.

Il est patent que le gros des troupes en est fourni par le contingent, toujours renouvelé, des milliers de malheureux collégiens et lycéens, traînés de force pour subir les torrents d’une logorrhée pur jus de chaussette conceptuel – proclamant ex cathedra que l’art c’est ça et rien d’autre - déversée sur leurs jeunes têtes sans aucune défense comparative.

Après quoi on espère bien avoir produit de parfaits reproducteurs du discours officiel et de fidèles haut-parleurs tous azimuts de la logomachie doxique et de ses prolongements toxiques.

Ah, Fontainebleau, Pont-Aven, Bateau-Lavoir ou Ruche, si vous aviez su faire de la com plutôt que de la beauté... vous auriez eu, dans vos épinards, des lingots de beurre à la Buren ou à la Jeff Koons !

François Montmaneix

Anonyme a dit…



Un article sur l'art contemporain, ça fait toujours réagir... mais quelle misère : sale réac à ma gauche, sale prétentieux pédant à ma droite.
On peut parfaitement être bouleversé par l'apparition de l'Ange à Saint Joseph, de Georges de La Tour, et par le PVC du Leviathan, de Anish Kapoor, portant gros vide gonflé de Monumenta. Et n'éprouver, par ailleurs, que du mépris pour Buren et Koons...
Pitié, un peu de discernement ! Ceux qui aiment l'art ne vienne pas à Nantes pour le Voyage, c'est pourtant évident, et ça n'a rien à voir avec la vieille querelle des anciens et des modernes.

VertCocu a dit…

@Anonyme31 août 2017 à 13:35
De l'identitaire franco-catho mâtinée de breizou. Je crois qu'il y a des déclinaisons d'autres régions.
Preuve du dynamisme de la fascosphère. Qui fait mal aux autres rares sites du militantisme breton avec des lignes éditoriales dans la tradition de gauche ou du centre-droit.
C'est très racoleur mais très pro dans le type magazine.
Les commentaires sont en effet plus intéressants que l'article.

@Sven
La rançon du succès ? Y'a un record de commentaires à battre.

Anonyme a dit…

On peut parfaitement être bouleversé par l'apparition de l'Ange à Saint Joseph, de Georges de La Tour, et par le PVC du Leviathan, de Anish Kapoor...ou pas.

Anonyme a dit…

Bravo Sven pour votre phrase parmi les trois du 30 août 0:18. Vous êtes digne d'entrer parmi les artistes qui commentent les œuvres du VAN. N'ayant pas encore pris le temps de visiter notre très cher musée, je devine déjà que je vais y passer un bon moment, peut-être pas par les œuvres exposées mais par les commentaires choc dont vous venez de nous révéler deux exemplaires.L'art est dans ces textes qui me rappellent un sketch des Inconnus où ceux-ci chantaient une chanson dont tous les mots se trouvent dans le dictionnaire mais où il était impossible de donner un sens en groupant les suite de mots. Notre très cher musée est-il devenu un musée des Belles Lettres?
Michel B.

Sven Jelure a dit…

Curieux paradoxe, n'est-ce pas ?Pas grand chose à voir mais beaucoup à lire...