L’État,
via la DREAL, a donc lancé
un appel d’offres portant sur des « travaux de débroussaillage, de
rétablissements d'accès et de clôtures de la desserte routière de l'aéroport du
grand ouest à Nantes » (sic).
Le vrai événement n’est pas dans cet appel d’offres. Comme son titre l’indique,
il ne porte que sur des travaux préparatoires et périphériques : élagage,
coupe d’arbres, destruction et construction de clôtures, griffage des sols dans
les zones favorables au campagnol amphibie (la grande vedette de Notre-Dame-des-Landes), pose de
panneaux de signalisation, etc. Ce qui est coupé est coupé, certes. Mais ce qui
est construit… ne l’est pas forcément pour longtemps.

On
imagine mal que la DREAL n’ait pas été consciente du problème. Pourtant, elle
ne dit pas comment le travail réalisé serait protégé. On peut donc
douter du sérieux de cet appel d’offres. Qui n’indique pas de date de
réalisation… Conclusion : comme dit François de Rugy, « cette
annonce s’apparente à des gesticulations ».
Des
gesticulations même pas très visibles, d’ailleurs. Publié au BOAMP le 26
octobre, l’appel d’offres est d’abord passé inaperçu des partisans comme des
adversaires du projet d’aéroport. Cette absence de remous n’était-elle pas une
bonne affaire pour un pouvoir amateur de coups en douce ? Apparemment non :
la préfecture de Loire-Atlantique a tenu à agiter le grelot en publiant un
communiqué le 30. Cette fois, elle a obtenu les réactions attendues. Toute la
presse, locale et nationale, jusqu’au journal télévisé de TF1, a enfin relayé
le message : l’État va agir ! (Peut-être…)
À quelle
stratégie de communication cette mousse médiatique obéit-elle ? Différentes hypothèses sont
envisageables. On ne s’embêtera pas à les décortiquer ici, mais aucune ne paraît
très glorieuse !
Les hommes des bois contre les hommes volants. Un titre désuet qui peut au choix figurer en couverture d'une BD, d'un roman dystopique, au générique d'une animation steampunk. L'homme chasseur-cueilleur s'imagine des avenirs divergents : sur un territoire restreint à la dimension de sa main ou dans un monde à portée de main. Chacune de ces dispositions conditionnant l'ère d'action à son service à l'exclusion de l'autre.
RépondreSupprimerDu rustique localisé au consommateur d'espace mondialisé, lequel est le plus avisé? Ni l'un, ni l'autre. De "Bio c'est bon" à Faire du ciel le plus bel endroit de la terre" l'aspiration reste identique. L'intérêt de chacun serait de "Faire de la terre le plus bel endroit sous le ciel".
Absolument !
RépondreSupprimerIl suffit de voir le déchainement de violence des pros aéroports sur Presse Océan pour se rendre compte que le projet est sur la fin.
RépondreSupprimerDe plus, Ségolène parle, comme elle avait fait sur d'autres projets dont l'emblématique A831 : quand elle est "furax", Hollande se met à genou auprès d'elle.
Après les régionales, Hollande mettra fin au projet d'aéroport NDDL surtout si défaite de la gauche il y a !