« Si
je veux enterrer un problème, je crée une commission », disait, paraît-il, Clemenceau. C’est
en substance la voie choisie par Christophe Clergeau et Sophie Bringuy, têtes
de liste du PS et d’EELV pour les élections régionales.
Le
véritable enjeu de leurs discussions, on le subodore, était la répartition des
postes. Mais comment se débarrasser de Notre-Dame-des-Landes ? En créant
une commission. Ou plutôt en recréant une commission, puisqu’il a déjà existé
une « commission de dialogue » qui n’a rien donné. C’est dans les
vieilles marmites qu’on fait les meilleurs plats de lentilles
L’étude
à effectuer visera « la recherche du consensus entre les partisans du
projet de Notre-Dame-des-Landes et de ceux de l’optimisation de
Nantes-Atlantique », dit le communiqué officiel de Mme
Bringuy et de M. Clergeau. Ça ne mange pas de pain : on peut très bien
être partisan à la fois de la création d’un nouvel aéroport ET de l’optimisation de
l’aéroport existant, dont personne n’envisage la fermeture, Airbus oblige. Dire qu’il a fallu une nuit entière de négociations pour en
arriver là…
La
voie était donc libre pour aéroportiser en rond.
On se demande alors pourquoi Christophe Clergeau a cru devoir proclamer que ses
nouveaux colistiers s’étaient fait rouler dans la farine. « Les
écologistes n’ont pas obtenu de moratoire ni sur les travaux ni sur l’expulsion
des opposants », a-t-il souligné (Presse Océan du 8 décembre).
Autant inviter tout de suite les adversaires de NDDL à voter pour la liste du
Front national, seule protagoniste du deuxième tour à s’opposer encore au
projet de Vinci !
Certes,
la nuit de négociation avait été longue et les résultats du premier tour avaient
de quoi susciter quelque fébrilité. Mais pour diriger une région, un peu de
sang-froid ne serait-il pas indiqué ?
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Sourires roses, sourires verts ou sourires jaunes ? (extrait du site de M. Clergeau) |
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