Pierre Orefice tente de s’accrocher aux branches. Johanna
Rolland a dit non à l’Arbre aux hérons ? Il continue à faire campagne par
l’intermédiaire de Presse
Océan. On peut y voir une persévérance qui force l’admiration… ou une
obstination qui dépasse les bornes.
« Il n’y a pas d’autre avenir en dehors de ce
projet », assure-t-il. Autrement dit, sans Arbre aux hérons, on ferme
boutique. Pourtant, en tant que
directeur général salarié des Machines de l'île, il est payé pour mettre en
œuvre la politique définie par le conseil d'administration de la SPL Le Voyage
à Nantes – qui appartient essentiellement à Nantes Métropole. Il lui incombe de faire fonctionner cet équipement, pas de décider de son avenir.
Dans n’importe quelle
entreprise sérieuse, un DG qui mettrait ainsi publiquement en doute l’avenir de
son activité serait aussitôt limogé par son PDG et son conseil d'administration
! On va bien voir si Le Voyage à Nantes est une entreprise sérieuse…
Au passage, Pierre
Orefice annonce des festivités en juillet 2016 « pour les 10 ans de La
Machine ». Il y a un os, là. La Machine est une association de droit
privé, principal fournisseur des Machines de l’île certes, mais juste un
fournisseur quand même. Ce n’est pas à Pierre Orefice d’organiser ses
festivités d’anniversaire. Et puis, la création de cette association (dont le
siège se trouve en Haute-Garonne !) remonte à 1999 : un peu tard
pour fêter ses 10 ans.
Alors, la langue du DG aurait-elle fourché ? Voulait-il parler du
dixième anniversaire des Machines de l’île ? Cela pourrait être révélateur
d’une confusion entre La Machine et Les Machines, entre intérêts privés et
fonds publics. Et ce serait révélateur en tout cas d’une confusion de
dates : Les Machines de l’île ont été inaugurées le 30 juin 2007 :
cela va faire neuf ans et pas dix !
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À droite, La Machine, à gauche Les Machines de l’île, entre les deux, une certaine confusion ? |
Les infos c'est du sérieux : elles sont vérifiées, coupées, recoupées, remontées à la source et bien entendu non orientées mais rien n'y fait, France 3 Estuaire reprend allègrement les 10 ans des Machines (sic), avec en prime une interview de Monsieur Oréfice et son impudique bonhomie, beurk...
RépondreSupprimerIl n'y a pas de bras de force entre Pierre Oréfice et Nantes Métropole, juste une collusion d'intérêts croisés. Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier de nous deux qui lâche l'autre verra ses turpitudes affichées.
RépondreSupprimerLa Chambre Régionale des Comptes regarde pudiquement ailleurs, les contrôleurs de gestion de Nantes Métropole ne voient pas de problèmes. Pierre Oréfice peut continuer en toute quiétude et avec l'aval d'une PQR qui n'a pas une once d'éthique journalistique de profiter des mannes financières de Nantes Métropole.
Cher Sven,
RépondreSupprimerHistoire de parler d'autre chose que les Machines qui accaparent les pages de la PQR ces jours-ci, avez-vous relevé ceci ? Au classement des 15 première villes françaises pour l'accès à la culture, Nantes est... 7ème. Avec tout de même un score de 12 / 15 pour ses musées (!).
http://www.telerama.fr/monde/musees-cinemas-salles-de-spectacle-les-classements-des-15-premieres-villes-francaises,135095.php
En bonus, voici le lien vers le site du cabinet pWC (ça ne s'invente pas !) qui a réalisé l'étude : http://www.pwc.fr/villes-daujourdhui-metropoles-de-demain1.html
Merci pour le tuyau, qui tombe bien, je songeais à un article sur Nantes dans les classements nationaux.
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RépondreSupprimerLes absents ont toujours tord... Il semblerait cependant que lorsque se sont des musées nantais, on leur accorde un certain crédit. Qu'en pensent Patrick Porte et Blandine Chavanne, les deux directeurs démissionnaires des Musées fantômes locaux, Dobrée et Beaux-Arts ?
pour un regard anti-conformiste sur Nantes, le site : http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Nantes p
RépondreSupprimerMerci pour la référence. Anticonformiste ? Je dirais plutôt parodique.
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