dimanche 24 juin 2018

Le nouveau moteur de l’Éléphant : (6) de l’électricité dans l’air

Visite aux Machines de l’île. L’éléphant mécanique parcourt les Nefs sur toute leur longueur dans un vacarme infernal.

Un vacarme infernal ? Les responsables des Machines avaient pourtant assuré que la grosse machine serait moins bruyante grâce à son nouveau moteur hybride.

Ils avaient trop présumé de leurs copains fournisseurs : le moteur électrique dysfonctionne. Il a même fallu arrêter l’Éléphant plusieurs fois, en particulier début mai, en pleines vacances scolaires, et à nouveau mi-juin.

Depuis une dizaine de jours, on attend paraît-il une pièce qui doit venir d’Italie afin de remplacer un composant défectueux. Du coup, la machine est revenue au tout-Diesel, et tant pis pour les oreilles sensibles.

Petit rappel : le moteur hybride a été installé au cours d’un arrêt de trois mois moyennant une facture de 413.000 euros hors taxes. C’est donc un loupé majeur.

Est-ce en contrepartie que l’Éléphant barrit moins ? Il me semble qu’on ne l’entend plus beaucoup sur son parcours. J’ai noté il y a quelques jours qu’il a perdu ses barrissements puissants du début. Un lecteur anonyme s’en était offusqué, assurant que la qualité du barrissement dépend seulement de « machinistes plus ou moins doués ». Il était mal informé. Voici ce qu’indiquait le mensuel Travail & sécurité en novembre 2013 après avoir rencontré Bertrand Dekeuwer, responsable sécurité des Machines de l’île, et Hervé Grelier, contrôleur sécurité à la Carsat :

« On a aussi modifié le dispositif pour réduire le niveau sonore quand l’éléphant barrit », poursuit Bertrand Dekeuwer. « Avant ces interventions mécaniques, se rappelle Hervé Grelier, le Centre interrégional de mesures physiques de l’Ouest était venu pour faire des mesures et sensibiliser des salariés. Ceux-ci avaient déjà abaissé le niveau sonore du barrissement. »

Les précédents épisodes de la série « Le nouveau moteur de l’Éléphant » :

(1) un très mauvais choix initial

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Sur Presse-Océan en ligne, on peut encore lire : "On ne saurait imaginer meilleure synchronicité entre deux événements improbbales tant au niveua de la géographie que de la fomre. D’une, le bateau gallion qui a servi au film "Le Pirate des Caraïbes" débarque ce midi dans le port de Nantes pour être visité. Et de deux, le célèbre Pirate des Caraïbes, alias Johnny Depp est attendu ce vendredi au HellFest. Le comédien joue en effet dans le groupe rock Hollywood Vampires avec Alice Cooper et Joe Perry. Nantes, terres surréalistes ? Au moins une hallucinante coincidence !"
Ce que l'équipage du galion dément. Nous voilà donc en présence d'une de ces sympathiques fake news que la presse locale ne cesse de relayer, sans effectuer le moindre travail de vérification. L'orthographe ne semble pas avoir été vérifiée, non plus... Des clichés complaisamment alignés, on connait ça à Nantes, "terres surréalistes".

Sven Jelure a dit…

A force d'entendre dire que le Galeon Andalucia ressemble au Black Pearl, certains ont fini par croire que c'est lui. Se non e vero e ben trovato !

Anonyme a dit…

dommage que la Maker Campus qui se déroulera du 6 au 8 juillet 2018.sous les nefs, n'a pas avancée ses dates car ces bricoleurs de "génie" dont « ses machines visiblement inutiles servent à une cause dont il est le seul à détenir le secret », précise Pierre Orefice, co-auteur et directeur de la compagnie La Machine. auraient redonné vie à ce moteur récalcitrant qui si j'en crois la presse est en panne jusqu'en fin de semaine.