13 juillet 2026

La critique du contrat Semitan vient semi-tard ; quid des Machines de l’île ?

L’affaire du contrat de la Semitan n’est pas anodine. Il met en jeu plus d’un milliard d’euros ! Nantes Métropole ne gère pas elle-même son réseau de transport public. Elle le confie à un gestionnaire extérieur. Comment le choisit-elle ? Conformément à la loi, elle publie un appel d’offres, reçoit les dossiers des candidats et retient le meilleur. Et à la fin, c’est la Semitan qui gagne.

Le match était plié d’avance, estime la chambre régionale des comptes. Dans son rapport Contrat de concession de service public pour l’exploitation du réseau de transports publics urbains de personnes et la coordination des services de mobilité de Nantes métropole, elle met en évidence de nombreuses anomalies. Le préfet de Loire-Atlantique a transmis le dossier au tribunal administratif. 


Reste un petit mystère. Le contrat de la Semitan a été signé le 21 novembre 2025. Le préfet n’a demandé l’avis de la Chambre que le 23 avril 2026. En prenant le temps de la réflexion, il a évité d’agiter la campagne des élections municipales. Et à la fin c’est Johanna Rolland qui gagne.

Mais le préfet a désormais une occasion d’anticiper. Le contrat par lequel Nantes Métropole a confié au Voyage à Nantes la gestion des Machines de l’île est renouvelable en fin d’année. Vu le mauvais calibrage du contrat en cours (il a fallu le corriger par une vingtaine d’avenants), il serait bon de demander l’avis de la chambre régionale de comptes avant que la nouvelle convention ne soit signée, comme le prévoit l’article 1411-18 du code général des collectivités territoriales.

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https://nantesplus.org/semitan-2/

Semitan : Le contrat qui fragilise celui des Machines de l’île