« Une innovation spectaculaire », s’enthousiasme Nantes Métropole, « un éléphant animatronique », « création unique », « touche de magie, d’émerveillement et de fantastique », « expérience immersive sans précédent ». Tout juste si l’on n’appelle pas à la rescousse Jules Verne et Léonard de Vinci... Depuis quelques années, les éléphants animatroniques se multiplient à travers le monde, et aussi les tigres, dinosaures et autres dragons – et voilà qu’ils viennent à Nantes narguer avec la complicité de la Métropole nos Machines de l’île, dont la singularité est en train de s’effilocher.
Ainsi va la technologie... Depuis 2012 et l’ouverture du Carrousel des mondes marins, les Machines de l’ïle n’ont pas fondamentalement évolué. On a juste installé quelques attractions nouvelles dans la Galerie – rien de bouleversifiant.
Elles étaient, avec Royal de Luxe, encore plus encalminé, le fer de lance de la stratégie de Jean-Marc Ayrault visant à faire de Nantes une destination touristique. En vingt ans, cet effort a coûté aux Nantais et péri-Nantais des centaines de millions d’euros. Avec au bilan de modestes réalités et une réputation fragile. Or dans ce domaine du culturo-divertissement, des réputations peu entretenues ne durent pas longtemps. Quant à l’industrie nantaise des machines de spectacle, son avenir devient incertain.
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Machines de l’île : la concurrence montre le nez à la Beaujoire

