On ne pourra pourtant pas reprocher à Crêpetown de fonctionner dans l’opacité, contrairement aux kebabs fermés ces derniers mois pour blanchiment d’argent sale. Ici, on sait d’où vient l’argent : sur proposition de Jean-Louis Jossic, la ville de Nantes a voté à Crêpetown 300.000 euros de subvention. Le blanchiment d’argent public est très tendance à Nantes !
Crêpetown explique ainsi les raisons fondamentales qui lui ont valu les faveurs du Voyage à Nantes : « L’idée séduit Jean Blaise, sans doute parce qu’elle le fait rire et surtout parce qu’il n’est pas dupe sur la manière dont le concept peut être détourné ». Heureusement que seul le concept est détourné.
M. Quintana et ses collègues restaurateurs nantais ne sont pas forcément enchantés de savoir que leurs impôts locaux servent à financer la concurrence et à divertir Jean Blaise… C’est leur faute aussi : si au lieu de servir de la soupe ils servaient de la culture, le problème ne se poserait pas. Un tableau ou une « installation » en vitrine et hop ! le bouchon devient galerie d’art, doublée d’un espace restauration : quoi de plus VANesque ? Car la crêpe n’est qu’un cache-sexe pour Crêpetown, qui compte aussi montrer des spectacles et diffuser des œuvres sérigraphiées. Dont celles de Tangui Jossic. La crêperie est grande, le monde est petit.
Il me semblait que notre nouveau premier ministre et "ancien " maire n'était pas très favorable aux conflits d'interêt . Bravo de soulever ce petit lièvre .
RépondreSupprimeralain