mardi 13 mars 2018

Financement de l’Arbre aux hérons : (4) difficile de tenir la distance

L’Arbre aux Hérons doit être financé pour un tiers, soit près de 12 millions d’euros, par les entreprises et les particuliers. Pour l’instant, on n’en est qu’au au financement participatif via Kickstarter : une goutte d’eau dans l’océan budgétaire prévu. Et un amuse-gueule pour un traitement sarcastique du sujet. Il y aura plus à dire quand on passera au financement par les entreprises !

Surtout si les promoteurs du projet persistent à multiplier les déclarations hasardeuses. Pierre Orefice « se dit qu’il n’est pas impossible que la cagnotte dépasse les 500 000 euros, voire le million d’ici la fin du mois d'avril, quand la campagne prendra fin », rapporte le site Konbini.com à propos de l’opération Kickstarter. Et pourquoi pas ? Les campagnes de financement participatif réussies bénéficient d’un effet boule de neige : elles montent progressivement en puissance.

À cette heure, ce n’est pas le cas pour L’Arbre aux Hérons. Après une préparation active auprès d’un public identifié, la campagne est partie relativement fort – sans toutefois couvrir la somme visée en 24 heures, comme l’a cru trop vite Euradionantes – puis s’est vite essoufflée. Les 100.000 euros ont été atteints le deuxième jour. Mais au 13 mars à 8h00, soit exactement une semaine après le lancement de la campagne, on en était à 179.505 euros. Entre le premier jour et le septième, le flux des promesses de don a été divisé par seize.

Portrait de Grouchy
par Rouillard
Les organisateurs des meilleures campagnes gardent toujours des réserves pour les jeter dans la bataille au bon moment, comme Napoléon avec l’armée de Grouchy le jour de Waterloo. Enfin… l’exemple n’est peut-être pas optimal, mais on voit l’idée. Pierre Orefice en est bien conscient. « Nous avons gardé des cartouches pour tenir le buzz », confiait-il à Magali Grandet, de Ouest France, le lendemain du lancement.

La première de ces cartouches a été tirée dimanche. Elle est destinée aux contributeurs les plus généreux. Ce qui se comprend : un seul contributeur à 1.000 euros rapporte autant que cinq cents contributeurs à 2 euros. Le site de la campagne sur Kickstarter s’est donc enrichi des promesses ci-dessous :
  • « Pour la contrepartie à 500€, nous vous offrons en plus un 1 pass ambassadeur nominatif d'une durée de 10 ans (invitation permanente pour la visite de l'Arbre 2022/2032)
  • « Pour la contrepartie à 1 000€ nous vous offrons en plus 2 pass ambassadeurs nominatifs d'une durée de 10 ans (invitation permanente pour la visite de l'Arbre 2022/2032) »
L’effet ne s’est pas révélé colossal : en deux jours, trois nouveaux contributeurs à 1.000 euros se sont déclarés. Pas un seul à 500 euros. Mais ces nouvelles contreparties pourraient avoir ouvert une boîte de Pandore. On y reviendra.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

50 contributeurs à 1000 euros ou plus ce fait qu'ils ont récolté 130 000 euros des quidams mais ces contributeurs se verront (les pingres) ajouter 12 euros de frais de port pour frais de port pour avoir un croquis de l’Arbre aux Hérons imprimé, dédicacé par les auteurs..il n'y a pas de petit profit.

Anonyme a dit…

Je crains que la valse des euros [publics] dans la Carrière ne soit pas à trois temps...

http://m.presseocean.fr/actualite/nantes-une-operation-de-com-a-plus-de-400-000-dans-la-carriere-misery-14-03-2018-265281