Pour illustrer son dynamisme et sa modernité, le Voyage à Nantes a exhumé un Combi Volkswagen, légendaire destrier des virées post-soixante-huitardes vers Katmandou. Cela ne déplaît sûrement pas à Jean-Marc Ayrault qui a longtemps pratiqué l’engin pour de plus sages destinations.
Mais n’a-t-il pas signalé à son grand-maître du tourisme que ce véhicule consomme quelque 12 litres aux 100 km ? Et en usage mixte, encore : en ville et sur autoroute, il peut allègrement biberonner des 14 ou 15 litres. Or comme l’engin est voué à aller porter les couleurs du VAN à Marseille, Bordeaux, Toulouse, Paris, Lyon, Strasbourg, Lille, Angers et Rennes, on suppose qu’il verra plus d’autoroutes que de nationales, et pas mal de centres villes aussi.
Bref, un excellent ambassadeur de la future Capitale verte de l’Europe 2013.
Nantes et déconnantes : Comment la capitale historique de la Bretagne est en train de gâcher ses meilleurs atouts. Un regard non conformiste - voire franchement satirique - sur Nantes au 21ème siècle. Reproduction autorisée sous réserve de citation de la source, avec lien actif vers l'URL, pour chaque article cité.
27 mars 2012
26 mars 2012
Nantes moins attirante ?
L’Agence pour l’emploi des cadres (APEC) a présenté voici quelques jours les résultats d’une enquête effectuée auprès de 1.250 diplômés et jeunes cadres. Nantes arrive en cinquième position, derrière Lyon, Bordeaux, Toulouse et Paris. Parmi les jeunes diplômés, 73 % se sentent attirés par Lyon, 31 % seulement par Nantes ; l’écart est moins grand chez les jeunes cadres (66 % et 37 %).
Le verre est à moitié plein : cinquième ville la plus attirante de France est un joli score. Mais il s’est à moitié vidé en peu de temps : voici quelques années, Nantes caracolait dans tous les classements en tête des villes les plus attirantes.
Le verre est à moitié plein : cinquième ville la plus attirante de France est un joli score. Mais il s’est à moitié vidé en peu de temps : voici quelques années, Nantes caracolait dans tous les classements en tête des villes les plus attirantes.
23 mars 2012
Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage a oublié Jules Verne
Avant même l’ouverture du Mémorial de l’abolition de l’esclavage, l’essentiel de son contenu, les citations reproduites sur des lames de verre, est disponible en ligne. À côté de textes juridiques et philosophiques, on y trouve des extraits d’œuvres de Bob Marley, Toni Morrison ou Léopold Sedar Senghor.
Mais rien de Jules Verne, qui a plusieurs fois condamné l’esclavage dans ses œuvres. Nous sommes pourtant à Nantes, à mi-chemin entre sa maison natale de l’île Feydeau et son musée de la butte Sainte-Anne. On se serait donc attendu à lire dans le Mémorial des extraits de son ouvrage le plus anti-esclavagiste, Un capitaine de quinze ans. Ceux-ci, par exemple :
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Photo : extrait de la couverture de l'édition Lidis (1961) illustrée par Jacques Poirier.
Mais rien de Jules Verne, qui a plusieurs fois condamné l’esclavage dans ses œuvres. Nous sommes pourtant à Nantes, à mi-chemin entre sa maison natale de l’île Feydeau et son musée de la butte Sainte-Anne. On se serait donc attendu à lire dans le Mémorial des extraits de son ouvrage le plus anti-esclavagiste, Un capitaine de quinze ans. Ceux-ci, par exemple :
- « La traite ! Personne n’ignore la signification de ce mot, qui n’aurait jamais dû trouver place dans le langage humain. Ce trafic abominable, longtemps pratiqué au profit des nations européennes qui possédaient des colonies d’outre-mer, a été interdit depuis bien des années déjà. Cependant, il s’opère toujours sur une vaste échelle, et principalement dans l’Afrique centrale. En plein XIXe siècle, la signature de quelques États qui se disent chrétiens, manque encore à l’acte d’abolition de l’esclavage. »
- « L’islamisme est favorable à la traite. Il a fallu que l’esclave noir vînt remplacer, dans les provinces musulmanes, l’esclave blanc d’autrefois. Aussi, des traitants de toute origine font-ils en grand cet exécrable trafic. Ils apportent ainsi un supplément de population à ces races qui s’éteignent et disparaîtront un jour, puisqu’elles ne se régénèrent pas par le travail. »
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Photo : extrait de la couverture de l'édition Lidis (1961) illustrée par Jacques Poirier.
21 mars 2012
Le Chevalier Paul, précurseur de l’abolition de l’esclavage
Pour une fois, disons du bien d’une initiative municipale. La ville de Nantes est désormais la marraine de la frégate Chevalier Paul. L’armée de terre s'en va peut-être, mais nous garderons un pied dans la marine.
Le Jacques Cassard ou le Jules Verne, précédents bâtiments marrainés par Nantes, portaient des noms plus en rapport avec la ville. Pourtant, le Chevalier Paul n’est pas un mauvais choix à l’heure où le Mémorial de l’abolition de l’esclavage va ouvrir ses portes. Le Chevalier Paul (1597-1667) s’est illustré en libérant les esclaves français des pachas turcs d'Alger, Tunis ou Tripoli, alors colonies de l'empire ottoman.
Évidemment, ce rappel risque de ne pas enthousiasmer la Turquie, dont le consulat honoraire, voici peu encore, bénéficiait d'une vue directe sur le site du Mémorial. Qu’elle ne se plaigne pas : en cet endroit où la république de Robespierre a noyé par milliers ses captifs vendéens, elle aurait pu voir s’élever un Mémorial à l’abolition des génocides.
Le Jacques Cassard ou le Jules Verne, précédents bâtiments marrainés par Nantes, portaient des noms plus en rapport avec la ville. Pourtant, le Chevalier Paul n’est pas un mauvais choix à l’heure où le Mémorial de l’abolition de l’esclavage va ouvrir ses portes. Le Chevalier Paul (1597-1667) s’est illustré en libérant les esclaves français des pachas turcs d'Alger, Tunis ou Tripoli, alors colonies de l'empire ottoman.
Évidemment, ce rappel risque de ne pas enthousiasmer la Turquie, dont le consulat honoraire, voici peu encore, bénéficiait d'une vue directe sur le site du Mémorial. Qu’elle ne se plaigne pas : en cet endroit où la république de Robespierre a noyé par milliers ses captifs vendéens, elle aurait pu voir s’élever un Mémorial à l’abolition des génocides.
20 mars 2012
Nantes Métropole fait le ménage vite mais pas bien
Nantes Métropole a de bonnes lectures. On évoquait ici-même, vendredi en fin d’après-midi, une page de son site web annonçant que le Mémorial de l’abolition de l’esclavage serait financé par le mécénat à hauteur d’un demi-million d’euros.
Dès lundi matin, cette page a été supprimée*. On espère que le financement ne l’a pas été du même coup.
Cela dit, le travail n’a pas été fait à fond. La ventilation du financement entre FEDER, ville de Nantes, conseil général, conseil régional et mécènes, ces derniers inscrits pour 500.000 euros, reste visible à cette heure sur une autre page web de Nantes Métropole !
De son côté, l’avis de marché publié en mars 2009 annonçait les « financements envisagés » suivants : Nantes Métropole 31%, Ville de Nantes 14%, Région 14%, Département 14%, FEDER 18% + Mécénat non connu. L’addition des pourcentages indiqués donne 91 %. On en déduit donc que ce mécénat « non connu » était censé fournir 9 % d’une facture totale alors évaluée à 6,9 millions d’euros, soit 621.000 euros. Où sont les sous ?
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* Rectificatif au 23 mars : la page web est réapparue depuis lors. Peut-être s'agissait-il seulement d'une indisponibilité provisoire. Un cofinancement par le mécénat à hauteur de 500.000 euros y est toujours indiqué. Et aussi une livraison du mémorial « à l'été 2011 » !
19 mars 2012
Dobrée part du mauvais pied (3) : Ces budgets-là nous dépassent, feignons de les organiser
En tout état de cause, Dobrée est mal parti. Gelé en raison d'un recours des riverains contre le permis de construire, le projet est déjà en plein dérapage budgétaire. Alors qu’il était évalué à 35 millions d’euros en décembre 2008, les services de Philippe Grosvalet l’ont déjà officiellement relevé à 47 millions d’euros en « valeur actualisée fin 2014 » (sic), soit 34 % d’augmentation avant le premier coup de pioche !
Le récent dossier de presse du département en donne des explications passablement alambiquées. La facture initiale aurait été « volontairement affichée à un montant plus bas que les premières estimations dans le but d’éviter lors du concours d’architecture une dérive importante des coûts, fréquente sur des opérations de cette ampleur » (re-sic). Faut-il comprendre qu'on a organisé un gros dépassement pour éviter un dépassement plus gros encore ?
Investi dans ses fonctions le 15 mars, Patrick Porte n’est pour rien dans ce raisonnement de marchand de tapis. Mais à la place du nouveau conservateur, on se méfierait : vu son pedigree, si les choses tournaient mal dans l'avenir, il ferait un excellent fusible.
Le récent dossier de presse du département en donne des explications passablement alambiquées. La facture initiale aurait été « volontairement affichée à un montant plus bas que les premières estimations dans le but d’éviter lors du concours d’architecture une dérive importante des coûts, fréquente sur des opérations de cette ampleur » (re-sic). Faut-il comprendre qu'on a organisé un gros dépassement pour éviter un dépassement plus gros encore ?
Investi dans ses fonctions le 15 mars, Patrick Porte n’est pour rien dans ce raisonnement de marchand de tapis. Mais à la place du nouveau conservateur, on se méfierait : vu son pedigree, si les choses tournaient mal dans l'avenir, il ferait un excellent fusible.
18 mars 2012
Dobrée part du mauvais pied (2) : La glorieuse incertitude du sport
On n’a aucune envie d’être désagréable à l’égard de qui que ce soit, mais on souhaite le mieux pour le musée Dobrée. Or il faut bien dire que l’expérience de son nouveau conservateur à la tête du Musée national du sport, de 2001 à 2008, n’est pas convaincante.
Elle a été relatée par la Cour des comptes en des termes particulièrement sévères. « De nombreuses difficultés et des surcoûts notables ont affecté le chantier d’aménagement », a signalé la Cour. « […] Le chantier a ainsi connu des retards en cascade, les délais supplémentaires subis par le marché principal se répercutant sur les délais et les coûts de réalisation des autres marchés. L’enveloppe financière initiale estimée à 3,5 M€ a été largement dépassée, le chantier ayant coûté finalement près de 4,4 M€, soit un coût de près de 3 800 €/m². Autrement dit, la présentation de chaque objet exposé a coûté plus de 12 000 euros. »
On n’insistera pas davantage sur les anomalies dans la gestion ou la faiblesse de la fréquentation pointées par la Cour des comptes : son rapport est disponible sur internet. À la mi-2008, Patrick Porte a été remplacé à la tête du musée et a réintégré le ministère de la Culture pour s'y consacrer à des missions d’étude. Cela lui aura sûrement permis de réfléchir à la manière de faire mieux et moins cher avec Dobrée.
Elle a été relatée par la Cour des comptes en des termes particulièrement sévères. « De nombreuses difficultés et des surcoûts notables ont affecté le chantier d’aménagement », a signalé la Cour. « […] Le chantier a ainsi connu des retards en cascade, les délais supplémentaires subis par le marché principal se répercutant sur les délais et les coûts de réalisation des autres marchés. L’enveloppe financière initiale estimée à 3,5 M€ a été largement dépassée, le chantier ayant coûté finalement près de 4,4 M€, soit un coût de près de 3 800 €/m². Autrement dit, la présentation de chaque objet exposé a coûté plus de 12 000 euros. »
On n’insistera pas davantage sur les anomalies dans la gestion ou la faiblesse de la fréquentation pointées par la Cour des comptes : son rapport est disponible sur internet. À la mi-2008, Patrick Porte a été remplacé à la tête du musée et a réintégré le ministère de la Culture pour s'y consacrer à des missions d’étude. Cela lui aura sûrement permis de réfléchir à la manière de faire mieux et moins cher avec Dobrée.
17 mars 2012
Dobrée part du mauvais pied (1) : Le conservateur miracle ?
L’ex-capitale de la conserve a des problèmes de conservateurs. Après le musée des Beaux-Arts et le non-renouvellement de Corinne Diserens, après le château des Ducs prématurément privé de Marie-Hélène Joly, le musée Dobrée a eu quelque peine à remplacer Jacques Santrot, limogé en 2010.
Il avait cru trouver la perle rare en Louis Mézin, directeur des musées de Nice et ancien patron du musée de la Compagnie des Indes à Lorient. L’heureux élu avait pris la tangente au dernier moment l’an dernier, sans vouloir expliquer ses raisons. Il a fallu plus d’un an pour lui trouver un remplaçant en la personne de Patrick Porte, qui a pris ses fonctions jeudi dernier.
Le Musée national du sport a été en chantier pendant une bonne partie de cette période. Cela tombe bien : Dobrée va être en travaux au moins jusqu’en 2015. Mais l’expérience du musée national du Sport est elle si positive ? On y reviendra demain. En attendant, bonne fête quand même, Patrick !
Il avait cru trouver la perle rare en Louis Mézin, directeur des musées de Nice et ancien patron du musée de la Compagnie des Indes à Lorient. L’heureux élu avait pris la tangente au dernier moment l’an dernier, sans vouloir expliquer ses raisons. Il a fallu plus d’un an pour lui trouver un remplaçant en la personne de Patrick Porte, qui a pris ses fonctions jeudi dernier.Le département de Loire-Atlantique, propriétaire du musée, a établi un dossier de presse pour fêter la bonne nouvelle. « Dans le parcours professionnel de Patrick Porte se distingue la direction générale du musée national du Sport à Paris (établissement public national) entre 2001 et 2008 », y lit-on.
16 mars 2012
Cher Mémorial : (2) combien va-t-on récupérer ?
Le budget du Mémorial a réservé de mauvaises surprises, on l'a vu hier. Les bonnes seront dans les recettes que Nantes Métropole ne devrait pas tarder à annoncer.
Les entreprises chargées de réaliser les fameuses lames de verre défectueuses doivent cracher au bassinet. « Des pénalités de retard vont être appliquées » assurait Hervé Guégan, chef de projet du Mémorial, cité par Yasmine Tigoé dans Ouest-France le 10 novembre dernier. Nantes Métropole aura sûrement à cœur d’en publier le montant.
On attend aussi le résultat de la mission de « conseil en mécénat » confiée par Nantes Métropole en 2008 à Anne Plunian Le Scornec moyennant la modeste somme de 20.066,89 euros. Ancienne dircom régionale de France Télécom, la prestataire est répandue dans les milieux les plus sélects du mécénat (Fondation de France, Admical). Il faudrait que le projet soit vraiment mauvais pour qu’elle n’ait pas récolté de jolies sommes au profit du Mémorial.
Celui-ci devait être financé par le mécénat à hauteur de 500.000 euros. L'information figure encore sur une page web de Nantes Métropole*. Où en est-on réellement ? Nantes Métropole n’en a rien dit à ce jour. C’est sûrement pour mieux faire la surprise aux Nantais le 25 mars, date de l'inauguration (tout finit par arriver).
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* Il est vrai que la même page annonce l'achèvement du Mémorial à l'été 2011...
Les entreprises chargées de réaliser les fameuses lames de verre défectueuses doivent cracher au bassinet. « Des pénalités de retard vont être appliquées » assurait Hervé Guégan, chef de projet du Mémorial, cité par Yasmine Tigoé dans Ouest-France le 10 novembre dernier. Nantes Métropole aura sûrement à cœur d’en publier le montant.
On attend aussi le résultat de la mission de « conseil en mécénat » confiée par Nantes Métropole en 2008 à Anne Plunian Le Scornec moyennant la modeste somme de 20.066,89 euros. Ancienne dircom régionale de France Télécom, la prestataire est répandue dans les milieux les plus sélects du mécénat (Fondation de France, Admical). Il faudrait que le projet soit vraiment mauvais pour qu’elle n’ait pas récolté de jolies sommes au profit du Mémorial.
Celui-ci devait être financé par le mécénat à hauteur de 500.000 euros. L'information figure encore sur une page web de Nantes Métropole*. Où en est-on réellement ? Nantes Métropole n’en a rien dit à ce jour. C’est sûrement pour mieux faire la surprise aux Nantais le 25 mars, date de l'inauguration (tout finit par arriver).
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* Il est vrai que la même page annonce l'achèvement du Mémorial à l'été 2011...
15 mars 2012
Cher Mémorial : (1) un prix multiplié par 522
Le budget du Mémorial de l’abolition de l’esclavage s’élève officiellement à 7.958.800 euros TTC. La dépense prévue au départ par le conseil municipal de Nantes en 1998 était de 100.000 francs. Elle n’aura jamais été multipliée que par 522. En octobre dernier encore, le budget était de 6,9 millions d’euros*. Nantes Métropole a dû lui ajouter d'un coup plus de 15 % supplémentaires.
Cependant, des recettes sont encore à venir. On en parlera demain.
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* « L'enveloppe financière prévisionnelle de l'opération est de 6,9 millions d'euros », dit encore à cette date la présentation du projet sur le site web de Nantes Métropole pourtant mise à jour le 12 mars 2012.
D’après Ouest-France, le supplément serait dû au prix du terrain réclamé par l’État et à l’actualisation des prix par rapport à ceux d’il y a trois ans. Mais a-t-il vraiment fallu attendre le quasi-achèvement du bâtiment pour découvrir que le terrain avait un prix ? Quant aux marchés de travaux, ils avaient été signés moins de deux ans plus tôt, le 14 décembre 2009, à des prix fermes en principe.
Le fonds européen de développement régional (FEDER) a craché 1.321.695 euros au bassinet au titre de la rubrique « Tourisme, culture », soit un quart de la dépense totale prévue fixée à… 5.436.403 euros, et non 7.958.800. Ainsi entre la présentation du dossier au FEDER et la fin des travaux, les dépenses auront dérapé de 45 %.
Cependant, des recettes sont encore à venir. On en parlera demain.
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* « L'enveloppe financière prévisionnelle de l'opération est de 6,9 millions d'euros », dit encore à cette date la présentation du projet sur le site web de Nantes Métropole pourtant mise à jour le 12 mars 2012.
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