09 août 2015

Les trois mystères pékinois du cheval-dragon : (7) Pourquoi Ouest France n’en dit-il pas plus Long Ma ?

Ouest France avait déjà publié en octobre dernier un cahier spécial sur le cheval-dragon construit par la compagnie La Machine. L’expérience avait probablement été fructueuse puisque le quotidien remet ça en plein mois d’août avec Le cheval-dragon Long Ma revient à Nantes (2,90 €), rédigé lui aussi par Béatrice Limon.

Le document est intéressant pour ce qu’il révèle du travail des spécialistes qui ont construit la machine (métallos, roboticienne, mécanicien, soudeuse, peintres, menuisiers…) et des sous-traitants motoristes ou transporteurs.

En revanche, il ne fait pas la lumière sur son équation politico-économique complexe. Il ne répond pas aux interrogations ici exprimées sur les « mystères pékinois du cheval-dragon ». À l’occasion, il accentue même l’obscurité. Quelles étaient ces interrogations ?
  • Où sont les foules chinoises ? Ouest France reprend le chiffre officiel soufflé d’une « voix rauque » au mois d’octobre par François Delarozière : « entre les répétitions et les trois jours de représentation au mois d’octobre dernier, un million de Chinois ont vu directement Long Ma ». Est-ce une affirmation de l’homme qui a vu l’homme qui a vu le Chinois ? Aucune image publiée à ce jour ne montre cette foule (d’ailleurs modeste à l’échelle chinoise). Ouest France n’y remédie pas. Au-dessus d’une légende évoquant de « grands rassemblements de foule », une photo montre à tout casser une centaine de personnes. Sur la page d’en face, une autre, en fait de « centaines de milliers de personnes », montre une vingtaine de Pékinois. Sur la page suivante, il est question de « la rencontre extraordinaire entre Long Ma et la foule chinoise » sous une photo où une quarantaine de personnes contemplent la machine.
  • D’où viennent les économies ? Aussi grand et bien plus complexe que le Grand éléphant, le cheval-dragon a coûté presque le même prix sept ans plus tard, 2,8 millions d’euros, alors que les constructeurs ont dû respecter des délais « ahurissants ». Mais Ouest France ne dit rien du coût de la machine.
  • Qui est ce mécène si discret ? Diverses versions avaient circulé l’an dernier sur le financement de Long Ma. Désormais, une version canonique est établie : le spectacle de Pékin, qui a coûté 5 millions d’euros, a été financé par un « mécène » chinois, le promoteur immobilier Winland. Ouest France publie une interview de Simon Wang, présenté comme « assistant d’Adam Yu, le PDG de la société Winland ». Cet intéressant témoignage ne précise pas si Winland a pris en charge l’intégralité de la somme. Ni pourquoi Adam Yu s’est trouvé propulsé à une place d’honneur, à côté de François Hollande, lors de la réception à l’Élysée du comité des mécènes du cinquantenaire des relations diplomatiques franco-chinoises.
  • La surprise du cinquantenaire. Le cinquantenaire du rétablissement de relations diplomatiques entre la Chine et la France avait été préparé de longue date. Il comportait de nombreux événements en France et en Chine. Parmi ces derniers, huit étaient considérés comme spécialement importants par l’ambassade de France en Chine. Le spectacle de La Machine n’en faisait pas partie. Comment et pourquoi s’est-il soudain invité dans le programme au dernier moment ? Ouest France n’en dit rien, sinon que le conseiller culturel de l’ambassade a poussé à la roue.
  • Long Ma, cheval de retour ? On s’étonnait qu’il faille un aller-retour de Pékin à Nantes pour former des pilotes chinois alors qu’il aurait été plus simple de les former chez eux. À lire Ouest France entre les lignes, le retour à Pékin est rien moins qu’assuré ! « J’espère qu’on reverra Long Ma en Chine », déclare la traductrice qui accompagnait François Delarozière à Pékin, qui pense que « le pays n’est pas encore prêt ». Simon Wang, pour sa part, évoque un « tour du monde » dont Nantes serait le début mais se montre très évasif quant au retour de Long Ma en Chine.
  • Long Ma réincarné en minotaure ? Le cheval-dragon ne sera visible sur le site des Chantiers qu’à partir du 14 août : c’est trop bête, le plus clair de la saison touristique sera déjà passé. Or La Machine détient en principe dans son hangar le Minotaure qu’elle a vendu à Toulouse voici des années et qui serait, toujours en principe, achevé depuis des mois. Son prix, sa taille, son poids, sa motricité en font un quasi-jumeau de Long Ma. Puisqu’il est terminé, pourquoi ne pas l’avoir montré pour faire patienter le public ?

06 août 2015

Nantes remontera-t-elle un jour sur les podiums ?

Bruyamment annoncé en Une sous le titre « La cité des trouducs de Bretagne », un article de la dernière Lettre à Lulu établit un « classement des classements » des villes. Son auteur, qui signe Jacky Lombo, a quand même trouvé un palmarès dans lequel Nantes arrive en tête : ce serait la ville la moins chère pour un week-end à deux selon TripAdvisor.

En revanche, elle ne figure pas parmi les 132 villes les plus visitées selon MasterCard ni parmi les 1.000 villes les plus réputées selon Trivago (qui cite en revanche Toulouse, Lyon et Nice). Et pas davantage parmi les villes les plus agréables, les plus ensoleillées, les plus amatrices de lecture, les plus chères, les plus sûres, les plus violentes, les plus numériques, les plus durables…

L’anonymat n’est pas toujours aussi absolu. Fin 2013, le petit opérateur de télécoms m2ocity classait Nantes au troisième rang de son palmarès « villes de demain 2014 » derrière Lyon et Lille. Il est vrai que le classement était établi par une « agence conseil en stratégie communication et marketing » et que son premier critère était « l’ambition que la ville communique », or on sait que Nantes n’est pas chiche en com’. L’été dernier, Nantes arrivait 6e du palmarès des villes où il fait bon travailler établi par l’institut Great Place to Work, derrière Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Aix-en-Provence et Lyon. Un peu plus tôt, l’APEC avait classé Nantes au quatrième rang des métropoles les plus attractives sur le plan du dynamisme économique, au même niveau que Lille, Bordeaux et Grenoble mais loin derrière Paris, Lyon et Toulouse.

Tout n’est pas nul donc. Pourtant, les vieux Nantais se rappellent que la ville trustait les premières places dans les classements au début des années 1990. C’était apparemment la ville où tous les Français auraient voulu vivre. Jean-Marc Ayrault, qui venait d’être élu à la mairie de Nantes, buvait du petit lait. Avec un quart de siècle de recul, un bilan moins sympathique s’impose : malgré une communication intensive, malgré des manifestations de prestige, malgré de gros investissements dans l’événementiel à la Jean Blaise, dans Les Machines de l’île ou dans Royal de Luxe, la réputation de Nantes a reculé pendant le mandat de Jean-Marc Ayrault.

04 août 2015

L'hôtel de la Duchesse Anne aux mains des démolisseurs

Comme elle l'avait déjà montré avec les salons Mauduit, la ville de Nantes s'avère bien plus efficace pour détruire son patrimoine que pour le protéger...




01 août 2015

Le Voyage à Nantes, récidiviste de la malbouffe

En 2013 et 2014, La Cantine du Voyage avait déçu. C’est un euphémisme : en fait, le restaurant du quai des Antilles était considéré comme l’un des plus mauvais de Nantes. En 2015, promis-juré, on avait rectifié le tir, on allait voir ce qu’on allait voir.

La Cantine du Voyage en 2014 :
on a changé les couleurs, mais
le reste aurait plutôt empiré
Nous sommes à mi-chemin du Voyage à Nantes 2015, et on a vu. Depuis sa réouverture, La Cantine du Voyage a totalisé 37 nouveaux avis sur TripAdvisor. C’est relativement beaucoup. Hélas, ils sont encore pires qu’avant ! La note moyenne n’atteint même pas 2 sur 5. Et ce serait moins encore s’il n’y avait pas la Loire : de nombreux commentaires mentionnent l’agrément du lieu. Car pour le reste, presque tous les avis se rejoignent : ce n’est pas très bon, c’est cher pour ce que c’est, et le service est déplorable.

Les commentateurs locaux ne sont pas toujours plus indulgents que les autres. « Nul nul nul », résume Nthvza, de Nantes. « Le concept ok, le repas à oublier », tempère Joseph H, de Basse-Goulaine. « Sans doute beaucoup mieux dans le quartier… », conjecture Joelle t, de Nantes.
À ce jour, TripAdvisor classe La Cantine du Voyage n° 738 sur 955 restaurants à Nantes. Loin derrière certains fast-foods.

Il y a là un mystère. Le Voyage à Nantes voudrait faire connaître Nantes comme une destination gastronomique. On applaudit, bien sûr ! Pourtant, il cautionne une gargote. N’a-t-il pris aucune précaution pour éviter ce désastre ? N’a-t-il pas tiré les leçons des déconvenues passées ? Cela sent l’amateurisme…

28 juillet 2015

Hôtel de la Duchesse Anne : Ayrault 0 – pelleteuses 1

Et voilà ! Quarante-six mois seulement après la fameuse lettre adressée par Jean-Marc Ayrault aux propriétaires « pour leur demander de bouger » (sic), l’Hôtel de la Duchesse Anne aura bientôt bougé jusqu’à terre. Définitivement.

Au bout de deux ans, l’influence colossale de Jean-Marc Ayrault avait tout de même porté ses fruits : le Groupe Giboire avait accroché sur la façade un panneau qui disait : « Ici, le Groupe Giboire investit pour la préservation du patrimoine ». Il annonçait des « travaux de sécurisation des façades » !

On a vu ce qu’on a vu : finalement, c’est la ville de Nantes qui se charge de faire démolir ce que son promoteur favori avait promis de préserver et ce que sa propre direction du patrimoine et de l’archéologie était censée protéger.

20 juillet 2015

Bolopoly (27) : Big Bolo is watching you

Pourquoi n’y a-t-il pas de maison close parmi les commerçants qui acceptent la SoNantes ? Parce que les clients y paient en espèces alors que la SoNantes fonctionne avec une carte de paiement du Crédit municipal de Nantes. Il y a des achats dont on préfère ne pas informer son banquier…

Tant qu’on le peut, en tout cas. Car la cashless society, la société sans espèces, nous attend au coin de la rue. Déjà, le décret du 24 juin 2015 divise carrément par trois le montant que chacun de nous peut régler en espèces. Au lieu de 3.000 euros, ce sera 1.000 euros seulement à partir du 1er septembre. Le montant plafond baisse ainsi de 2.000 euros d’un coup : le réduire encore de 1.000 euros ne devrait pas être trop difficile...

Interdire les paiements en espèce, c’est rendre impossible la fraude fiscale, le travail au noir, la revente de marchandises volées ? Vous voulez rire ! Pour qui vit dans l’illégalité, il est facile de payer avec des monnaies étrangères ou des métaux précieux.

La disparition des pièces et des billets serait en revanche une bonne affaire pour l’État et les banquiers. Elle éviterait les paniques bancaires comme on vient d’en voir en Grèce. Elle rendrait possible, comme on l’a dit, l’application de taux d’intérêt négatifs. Et surtout, elle permettrait à l’État de contrôler toutes, absolument toutes les dépenses des citoyens : « la société sans cash est une étape de plus vers l'économie totalitaire », écrit Simone Wapler.

George Orwell n’y avait pas songé. Dans 1984, il décrit un régime qui surveille ses citoyens en écoutant tout ce qu’ils disent. C’est beaucoup de travail pour peu de résultat. Observer tout ce qu’ils dépensent serait plus facile et plus fiable. Or les banques n’ont pas de secret pour l’État. Elles sont déjà habituées à lui fournir des informations sur les avoirs et les revenus de leurs clients. Pourquoi pas aussi des informations sur leurs dépenses ? On y va, à petits pas. Ou même à grands pas. « Nous nous opposons à l’instauration d’une société sans espèces qui institue un droit de regard de l’État sur tous les achats et ventes que nous effectuons (heures et lieux compris), ce que les dispositions de la ‘loi renseignement’, actuellement examinée en Assemblée, permettront », déplore la pétition lancée par les Publications Agora.

Alors bien sûr, le Crédit municipal de Nantes ne se soucie probablement  pas de savoir combien je donne à la quête le dimanche, quels journaux j’achète ou si je bois trop de muscadet. Mais il est probable que son expérience locale de cashless society au petit pied sera observée attentivement à Bercy et au ministère de l’Intérieur. Ça pourrait servir un jour.

06 juillet 2015

Un grand huit désert, immobile et silencieux

Souvent, le soir, en voyant les garçons de café empiler les chaises de leur terrasse, je me suis demandé ce qui se passerait s’ils continuaient à l’infini. Les piles toucheraient-elles aux cieux ? Leur subtile inclinaison en ferait-elle des cercles, des ellipses, des paraboles, des tas informes écroulés sur le pavé ?

Je me réjouissais d’obtenir une réponse avec Stellar, l’installation de Baptiste Debombourg place du Bouffay. Déception ! Ces sièges solidement boulonnés sur des tubes cintrés n’évoquent en rien un essor céleste. Le deus ex machina est bien trop visible. Les vis et les écrous apportent immobilisme et rigidité là où il faudrait aisance et légèreté.

La comparaison avec un « grand huit » vient spontanément à l’esprit. Et elle n’est pas à l’avantage de Stellar. Le grand huit de fête foraine, s’il place lui aussi des sièges sur des rails, leur confère du son et du mouvement au fil d’un scénario haletant. Clic, clic, clic, font les nacelles gravissant avec une douloureuse lenteur la haute rampe initiale. Aaaaaaaaaaaaaaaaah ! font les huitonautes à la première dégringolade. Et ça vire, et ça vibre, et ça gronde, et ça crie jusqu’au retour au sol et au calme.

Stellar fait penser à un grand huit désert, immobile et silencieux. De dimensions modestes par surcroît. À l’inverse de la Résolution des forces enprésence installée au même endroit par Vincent Mauger l’an dernier, Stellar est une œuvre sympathique mais faible. Il paraît que l’auteur s’est fait aider par des ingénieurs. Eh ! bien, ça se voit.

04 juillet 2015

Le Voyage à Nantes 2015 : voyage autour de ma ville

La Nuit du VAN 2015 n’a pas lésiné sur les dépenses pour attirer… pour attirer qui, au fait ?

Le Voyage à Nantes a été créé, soulignait naguère Nantes Métropole, « afin d’assurer la mise en œuvre de la politique touristique de l’agglomération et notamment de travailler sur la création d’évènements d’envergure nationale et internationale ».

Les disques publicitaires multipliés
sur les vélos nantais confirment le
rétrécissement des ambitions du
Voyage à Nantes : ce n’est pas avec
eux qu’on attirera les touristes inter-
nationaux. Mais on s'achète ainsi
la sympathie des cyclistes nantais…
En fait d’envergure nationale et internationale, un événement organisé un vendredi soir avant le vrai début de la saison touristique ne pouvait être destiné qu’aux résidents des alentours. Les effets médiatiques de La Nuit du VAN sont d’ailleurs modestes en dehors de la région.

Faute de Berlinois, on compte sur les Herblinois, faute de Japonais, on espère les Clissonnais. Sans le crier sur les toits, les responsables du tourisme nantais ont, dans les faits, recentré la stratégie du Voyage à Nantes sur les Nantais et leurs voisins. Jean Blaise lui-même a adapté ses éléments de langage. Son discours demeure superlatif mais fait désormais dans le localisme au lieu de présenter Nantes comme le phare culturel de la planète.

Du point de vue du contribuable, ce changement de bord paraît raisonnable. Mais il acte l’échec de la politique touristique conduite à grands frais par Jean-Marc Ayrault et Jean Blaise depuis des années : les moyens employés jusqu'à présent pour attirer à Nantes le monde entier n'étaient pas les bons. Ce qui n'est pas une grande surprise.
Ne manquez pas le dernier numéro de L'Express : il contient, p. IX du supplément spécial Voyage à Nantes rédigé par Eric Lecluyse, un petit article sur La Méforme d'une ville. Pas un panégyrique, certes, mais quand même plus objectif que certains ne l'auraient sans doute souhaité.

02 juillet 2015

La Villa Déchets est en train de revenir au point de départ

Ainsi ricanait-on jadis de la Villa Déchets :
Le sort de la Villa Déchets ressemble un peu à celui de la Grèce, définitivement sauvée au printemps 2010, puis au printemps 2011, puis à l’été 2011… En écho à « Encore un instant, Monsieur l’euro », elle nous joue « Encore un instant, Monsieur le Tabakero » -- La Méforme d’une ville, 28 juillet 2011
Quatre ans après, on pourrait écrire exactement la même chose : la villa zombie est toujours là, de plus en plus déglinguée, de plus en plus râleuse, de plus en plus menacée. Sa construction date de la fin 2010. C’était une «véritable maison », écrivait Jean-Marc Ayrault à l’époque. Un peu chère peut-être : pour 70 m², elle avait bénéficié de 280.000 euros de mécénat d’entreprise et de milliers d’heures de travail données par des bénévoles.

Il faudrait rajouter pas mal d’argent au pot pour lui assurer encore, comme à la Grèce, quelques mois ou quelques années de sursis. Entourée d’herbes folles, la baraque de La Bottière ne manque pas de charme, mais son cas semble désespéré. Et désespérant : la Villa Déchets prétendait montrer que le déchet est une ressource. Elle a montré l’inverse : cet héritage du greenwashing de l’époque Ayrault est plus difficile à éliminer que les salons Mauduit.

29 juin 2015

Nantes, la ville renversée par les beaux-arts

Vite : Les touristes commencent à débarquer ! Tout doit être prêt pour les accueillir ! Il reste tout de même de petits détails de signalisation à régler. On a déjà parlé ici de ces panneaux indicateurs pour piétons qui indiquent les distances en temps et non en mètres, comme si tout le monde marchait du même pas.


Restait au moins un panneau libellé en mètres, place des Petits murs. Il indiquait les toilettes les plus proches. On s’en était moqué ici. Ça ne lui a pas porté chance : le panneau a disparu. Puis la potence. Ne reste que le poteau.

Plus de panneau, plus de moquerie. Mais il y a des solutions de rechange. En voici une gentille. Ce panneau planté cours Saint-Pierre, près du chevet de la cathédrale, prétend guider le passant vers le musée « des beaux-arts », à « 3 min » de là, ignorant apparemment que Nantes a décidé de rebaptiser l'établissement musée « d’art » tout court. Et que la réouverture du musée n’est pas pour demain. Pas grave : comme le panneau pointe vers le Sud, droit vers la seconde ligne de ponts, le piéton discipliné – et donc égaré du côté de la Cité des congrès – n’aura pas l’occasion de s’en apercevoir.
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Addendum du 2 juillet :
Un commentateur manifestement contrarié affirme que "sur le cours St-Pierre, derrière la cathédrale, il y a ensuite un mât qui indique de tourner à gauche pour rejoindre la rue Clémenceau par les marches. Visiblement, ce mât a échappé à votre vigilance". Caramba, encore raté : le mât en question est celui montré ci-dessus ; on voit d'ailleurs la cathédrale en arrière-plan. Et il  ne dirige pas du tout vers la rue Clemenceau. Pour que les choses soient claires, voici une vue du même panneau indicateur prise sous un autre angle : il pointe bel et bien vers la tour LU !