21 décembre 2018

D’Adolphe Moitié à Johanna Double ?

Depuis la reconstruction d’une seule tour LU, Nantes multiplie les choix étriqués. Pourquoi faire toujours les choses à moitié ? Avec la Beaujoire, pour une fois, on va peut-être les faire en double...
http://nantesplus.org/

La maquette de Nantes en 1900, au château des ducs de Bretagne,
 montre bien les deux tours LU d’origine.
(Photo Pinpin — Travail personnel, CC BY-SA 3.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3305361)


14 décembre 2018

La liste des donateurs de l’Arbre aux Hérons ouverte à tous les vents

Les contributeurs de la campagne de financement participatif pour l’Arbre aux Hérons, s’ils ont donné au moins 10 euros, ont reçu un beau « titre de copartage » signé par Bruno Hug de Larauze, président du Fonds de dotation de l’Arbre aux Hérons.

Vous avez égaré votre titre ? Pas de problème : il suffit d’aller sur le site des Machines de l’ile et de descendre tout en bas de la page de l’Arbre puis de saisir le numéro d’ordre envoyé par le Fonds de dotation. Vous retrouverez votre titre nominatif.

À partir de la même page, les petits curieux pourront le trouver aussi et faire défiler toute la liste des donateurs. Mais avoir donné est un sujet de fierté, n’est-ce pas ? Nul ne s’offusquera donc que tout un chacun puisse lire son nom sur le site.

http://nantesplus.org/5511-copartageux-pour-larbre-aux-herons/

Mise à jour du 16 décembre : Ce matin, j'ai voulu vérifier mon certificat de copartage de l'Arbre aux Hérons sur la page ad hoc du site des Machines de l'île. Plus moyen de constater son existence ! Le système ne fonctionne plus ! L'interrogation retourne une « erreur ». Ce qui ressemble assez à une désactivation précipitée. Qui serait en même temps l'aveu d'une bourde majeure dans la conception de la campagne Kickstarter.

Mais justement, la campagne promettait aux donateurs, à partir de 10 euros, de recevoir un certificat de copartage « vérifiable à tout moment sur le site des Machines de l'île ». Cette promesse n'est plus tenue. Kickstarter va-t-il à présent le reprocher au Fonds de dotation de l'Arbre aux Hérons ?


Mise à jour du 23 décembre : Il n'est même plus possible aujourd'hui de vérifier son certificat de partage sur le site des Machines de l'île. La fonction a été carrément supprimée. La promesse faite aux donateurs de la campagne Kickstarter n'est plus tenue, bien qu'elle soit toujours faite sur le site (voir "Contribution de 10 € ou plus). Le dossier de L'Arbre aux Hérons avance à reculons. 

Arbre aux Hérons : voulez-vous copartager avec moi ?

Parmi les « récompenses » promises aux donateurs de la campagne de financement participatif lancée sur Kickstarter, au premier semestre de cette année, figurait un « Titre de copartage », numérique à partir de 10 euros, imprimé à partir de 50. Un document « nominatif, numéroté, signé par les auteurs ».

Un privilège ? Il faut le dire vite ! Aujourd’hui, la boutique en ligne des Machines de l’île propose à la vente des « titres de copartage » du Fonds de dotation de l’Arbre aux Hérons (merci E.L. pour avoir repéré cette loufoquerie). Et l'assignat à la nantaise ne coûte que 16 euros.

La déception n’est pas seulement morale : pour certains, elle pourrait être fiscale aussi !

http://nantesplus.org/des-complications-fiscales-pour-les-donateurs-de-larbre-aux-herons/

12 décembre 2018

Bolopoly (39) : la SoNantes a abattu sa dernière carte

L'annuaire de la SoNantes ne recense plus à ce jour que 179 adhérents professionnels. Ils étaient 206 en début d’année. Les adhérents particuliers seraient 1 445. Combien d’actifs ? Combien parmi eux seraient même capables de dire où ils ont rangé leur carte de paiement rouge ?

Avis aux intéressés : plus besoin de carte, on paie avec son téléphone portable. Plus commode ? Moins cher, surtout à cause des terminaux et des cartes à renouveler bientôt : « cela devenait intenable », avoue La SoNantaise, l’association qui a hérité du système quand le Crédit municipal a pris la tangente. La monnaie complémentaire nantaise est un « échec cuisant » a admis Pascal Bolo interrogé par Médiacités


05 décembre 2018

Pour L’Arbre aux Hérons, le temps file et l’argent ne rentre pas assez

Dans Presse Océan, ce mercredi 5 décembre, Stéphane Pajot rapporte les propos de Pierre Orefice à propos de L’Arbre aux Hérons : « nous avons récolté 4 millions grâce à 40 entreprises. Il nous reste trois ans et demi pour atteindre les 12 millions à notre charge. » Trois ans et demi : comme souvent, on se demande si le directeur des Machines de l’île a bien tourné sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ; accessoirement, on se demande aussi pourquoi Stéphane Pajot s’en est tenu là.

Il y a un an, le 8 décembre 2017, le conseil métropolitain décidait de lancer des « pré-études conclues pour une durée de deux ans », visant à « vérifier la faisabilité technique de l’œuvre dans le cadre des contraintes du site et d’en stabiliser le coût de réalisation. Nantes Métropole disposera à l’issue de ces études des éléments techniques et financiers pour confirmer la réalisation de l’Arbre. ».

Le marché de ces pré-études a été attribué début janvier 2018. Deux ans, cela nous mène donc à janvier 2020. C’est alors que Nantes Métropole doit disposer des éléments financiers pour confirmer – ou pas – la réalisation de l’Arbre. Pierre Orefice le sait parfaitement puisque c’est à lui et à François Delarozière que ce marché a été attribué ! Il sait qu’il ne lui reste pas trois ans et demi mais treize mois seulement.

Et il ne peut guère compter sur un rab’ de temps, car le délai de deux ans n'a sûrement pas été fixé au hasard. Comme les élections municipales auront lieu en mars 2020, Johanna Rolland tiendra à proclamer sa décision avant – du moins si c’est oui. Or elle, elle s'y est engagée, elle ne donnera son feu vert que si les financements privés couvrent le tiers de la construction – soit plus de 12 millions d’euros.

Alors que près de la moitié du délai officiel est écoulée, et qu’en réalité la chasse aux financements privés est ouverte depuis des années, les généreux donateurs ne se sont engagés que pour un tiers du financement. Début octobre, on en était à près de 3,5 millions, d'après ce que Bertrand Roussel assurait au conseil métropolitain. Au rythme de 250.000 euros par mois, il manquerait encore 4,75 millions d'euros en janvier 2020. Le fait que Pierre Orefice cherche à ruser avec le calendrier n’annonce rien de bon.

29 novembre 2018

Avec le Pas de côté, Johanna Rolland décale à plein tubes

Johanna Rolland et Jean Blaise « pérennisent » en catimini deux statues de Philippe Ramette installées pour Le Voyage à Nantes, plaçant l’architecte des bâtiments de France devant un fait accompli : s’il prétend faire son boulot, il aura l’air d’un méchant. (Après le toboggan du château, est-ce que ça va devenir une habitude ?)

Le problème n’est pas tant qu’on nous impose deux œuvres d’une valeur artistique incertaine : elles ne sont pas les premières, ni sans doute les dernières.

Non, le problème, c’est qu’on justifie leur présence avec un discours en toc, voire carrément mensonger quand l’adjoint à la culture parle de la création des deux œuvres. En bref, on prend les Nantais pour des gogos.


09 novembre 2018

La Dame de l'Erdre

Ooooh ! mais quelle peut donc être la statue dissimulée sous ce long drap blanc, plus seyant qu’une burqa, il faut bien dire ? C’est sûr, ça n’est pas le Minotaure : il est parti pour Toulouse. Alors ? Cet intolérable mystère devrait être levé dimanche.

En attendant, par ces nuits tempêtueuses et sans lune, plus d'un passant croira voir... qui donc ?  Ophélie noyée dans l'Erdre ? Une Valkyrie rendant hommage à Odin ? Mais non, bien sûr : la Dame du lac, Viviane, tendant Excalibur au roi Arthur sorti de sa dormition en Avalon !

Après tout, à l'heure où la presse mondiale s'épate d'un folklore en contreplaqué fabriqué de toutes pièces dans un but commercial à Toulouse, Nantes a bien le droit de prendre une petite revanche avec la mythologie que les siècles nous ont léguée. Geoffroy de Monmouth avec nous !

Souvent Délivrance varie

Johanna Rolland fait remettre en place la statue de La Délivrance devant le monument aux morts de 14-18. Ce qu’elle avait pourtant exclu quatre ans plus tôt, comme le signale EL (merci à lui une fois de plus). Aujourd’hui un peu éclopée, elle a donc changé d’avis. Il faut savoir terminer un centenaire.


La réponse sans appel de madame le maire de Nantes n’avait pas tardé :

Il suffisait pourtant d’attendre un peu :




30 octobre 2018

Johanna Rolland : bientôt La Délivrance

Le 11 novembre verra la statue de La Délivrance revenir après trois quarts de siècle au haut de sa colonne du square du Maquis de Saffré. En a-t-elle fait couler de l’encre jadis, cette statue !

S’y intéresse-t-on encore aujourd’hui ? Un indice : les dons récoltés sur le site de la Fondation du Patrimoine, où Johanna Rolland a lancé une grande souscription en faveur de la statue. Le montant de la collecte est à peine croyable !

29 octobre 2018

Le musée d’arts de Nantes essaie de faire scandale

Pourquoi donner à une exposition un nom de gaine ? (Créée en 1933, la gaine Scandale, qui « amincit la silhouette sans comprimer le buste » a acquis une immense notoriété grâce à ses publicités aguicheuses – « obscènes », disait même Raymond Queneau.) Pour émoustiller le bon peuple, à n’en pas douter, et gonfler sans trop de peine les statistiques de fréquentation du musée d’arts en 2018.

Le Scandale impressionniste, exposition visible au musée jusqu’au 13 janvier 2019, porte un titre clairement mensonger. Le visiteur s’en aperçoit vite. Le musée ne s'évertue d’ailleurs pas à entretenir l’illusion : l’objet réel de l’exposition, c’est le Salon tenu à Nantes fin 1886, où étaient exposées 1.799 œuvres « réalisées par les plus grands représentants des différents courants artistiques de cette fin de XIXe siècle, de l’académisme à l’impressionnisme ». Elle vaut le coup d’œil à condition de ne pas y chercher de scandale, et pas trop d’impressionniste.