Depuis la reconstruction d’une seule tour LU, Nantes
multiplie les choix étriqués. Pourquoi faire toujours les choses à
moitié ? Avec la Beaujoire, pour une fois, on va peut-être les faire en
double...
Nantes et déconnantes : Comment la capitale historique de la Bretagne est en train de gâcher ses meilleurs atouts. Un regard non conformiste - voire franchement satirique - sur Nantes au 21ème siècle. Reproduction autorisée sous réserve de citation de la source, avec lien actif vers l'URL, pour chaque article cité.
21 décembre 2018
14 décembre 2018
La liste des donateurs de l’Arbre aux Hérons ouverte à tous les vents
Les
contributeurs de la campagne de financement participatif pour l’Arbre aux Hérons,
s’ils ont donné au moins 10 euros, ont reçu un beau « titre de copartage »
signé par Bruno Hug de Larauze, président du Fonds de dotation de l’Arbre aux
Hérons.
Vous avez égaré votre titre ? Pas de problème : il suffit d’aller sur le site des Machines de l’ile et de descendre tout en bas de la page de l’Arbre puis de saisir le numéro d’ordre envoyé par le Fonds de dotation. Vous retrouverez votre titre nominatif.
À partir de la même page, les petits curieux pourront le trouver aussi et faire défiler toute la liste des donateurs. Mais avoir donné est un sujet de fierté, n’est-ce pas ? Nul ne s’offusquera donc que tout un chacun puisse lire son nom sur le site.
Vous avez égaré votre titre ? Pas de problème : il suffit d’aller sur le site des Machines de l’ile et de descendre tout en bas de la page de l’Arbre puis de saisir le numéro d’ordre envoyé par le Fonds de dotation. Vous retrouverez votre titre nominatif.
À partir de la même page, les petits curieux pourront le trouver aussi et faire défiler toute la liste des donateurs. Mais avoir donné est un sujet de fierté, n’est-ce pas ? Nul ne s’offusquera donc que tout un chacun puisse lire son nom sur le site.
http://nantesplus.org/5511-copartageux-pour-larbre-aux-herons/
Mise à jour du 16 décembre : Ce matin, j'ai voulu vérifier mon certificat de copartage de l'Arbre aux Hérons sur la page ad hoc du site des Machines de l'île. Plus moyen de constater son existence ! Le système ne fonctionne plus ! L'interrogation retourne une « erreur ». Ce qui ressemble assez à une désactivation précipitée. Qui serait en même temps l'aveu d'une bourde majeure dans la conception de la campagne Kickstarter.
Mais justement, la campagne promettait aux donateurs, à partir de 10 euros, de recevoir un certificat de copartage « vérifiable à tout moment sur le site des
Machines de l'île ». Cette promesse n'est plus tenue. Kickstarter va-t-il à présent le reprocher au Fonds de dotation de l'Arbre aux Hérons ?
Mise à jour du 23 décembre : Il n'est même plus possible aujourd'hui de vérifier son certificat de partage sur le site des Machines de l'île. La fonction a été carrément supprimée. La promesse faite aux donateurs de la campagne Kickstarter n'est plus tenue, bien qu'elle soit toujours faite sur le site (voir "Contribution de 10 € ou plus). Le dossier de L'Arbre aux Hérons avance à reculons.
Arbre aux Hérons : voulez-vous copartager avec moi ?
Parmi les
« récompenses » promises aux donateurs de la campagne de financement
participatif lancée sur Kickstarter, au premier semestre de cette année,
figurait un « Titre de copartage », numérique à partir de 10
euros, imprimé à partir de 50. Un document « nominatif,
numéroté, signé par les auteurs ».
Un privilège ? Il faut le dire vite ! Aujourd’hui,
la boutique en ligne des Machines de l’île
propose à la vente des « titres
de copartage » du Fonds de dotation de l’Arbre aux Hérons (merci E.L.
pour avoir repéré cette loufoquerie). Et l'assignat à la nantaise ne coûte que 16 euros.
La déception n’est pas
seulement morale : pour certains, elle pourrait être fiscale aussi !
http://nantesplus.org/des-complications-fiscales-pour-les-donateurs-de-larbre-aux-herons/
12 décembre 2018
Bolopoly (39) : la SoNantes a abattu sa dernière carte
L'annuaire de la SoNantes ne recense plus à ce jour que
179 adhérents professionnels. Ils étaient 206 en début d’année. Les adhérents particuliers seraient
1 445. Combien d’actifs ? Combien parmi eux seraient même capables de
dire où ils ont rangé leur carte de paiement rouge ?
Avis aux
intéressés : plus besoin de carte, on paie avec son téléphone portable.
Plus commode ? Moins cher, surtout à cause des terminaux et des cartes à
renouveler bientôt : « cela
devenait intenable », avoue La SoNantaise,
l’association qui a hérité du système quand le Crédit municipal a pris la
tangente. La monnaie complémentaire nantaise est un « échec
cuisant » a
admis Pascal Bolo interrogé par Médiacités…
05 décembre 2018
Pour L’Arbre aux Hérons, le temps file et l’argent ne rentre pas assez
Dans Presse Océan, ce mercredi 5 décembre, Stéphane
Pajot rapporte les propos de Pierre Orefice à propos de L’Arbre aux
Hérons : « nous avons récolté 4 millions grâce à 40 entreprises.
Il nous reste trois ans et demi pour atteindre les 12 millions à notre
charge. » Trois ans et demi : comme souvent, on se demande si le directeur des Machines de
l’île a bien tourné sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ;
accessoirement, on se demande aussi pourquoi Stéphane Pajot s’en est tenu là.
Il y a un an, le 8 décembre 2017, le conseil métropolitain
décidait de lancer des « pré-études conclues pour une durée de deux
ans », visant à « vérifier la faisabilité technique de l’œuvre
dans le cadre des contraintes du site et d’en stabiliser le coût de
réalisation. Nantes Métropole disposera à l’issue de ces études des éléments
techniques et financiers pour confirmer la réalisation de l’Arbre. ».
Le marché de ces pré-études a été attribué début janvier 2018. Deux ans, cela
nous mène donc à janvier 2020. C’est alors que Nantes Métropole doit disposer des éléments financiers pour confirmer –
ou pas – la réalisation de l’Arbre. Pierre Orefice le sait parfaitement puisque
c’est à lui et à François Delarozière que ce marché a été attribué ! Il
sait qu’il ne lui reste pas trois ans et demi mais treize mois seulement.
Et il ne peut guère compter sur un rab’ de temps, car le délai de deux ans n'a sûrement pas été fixé au hasard. Comme les élections municipales auront lieu en mars 2020, Johanna Rolland
tiendra à proclamer sa décision avant – du moins si c’est oui. Or elle, elle s'y est engagée, elle ne donnera son feu vert que si les financements privés couvrent
le tiers de la construction – soit plus de 12 millions d’euros.
Alors que près de la moitié du délai officiel est écoulée,
et qu’en réalité la chasse aux financements privés est ouverte depuis des
années, les généreux donateurs ne se sont engagés que pour un tiers du
financement. Début octobre, on en était à près de 3,5 millions, d'après ce que Bertrand Roussel assurait au conseil métropolitain. Au rythme de 250.000 euros par mois, il manquerait encore 4,75 millions d'euros en janvier 2020. Le fait que Pierre Orefice cherche à ruser avec le
calendrier n’annonce rien de bon.
29 novembre 2018
Avec le Pas de côté, Johanna Rolland décale à plein tubes
Johanna Rolland et Jean Blaise « pérennisent » en catimini deux statues de Philippe Ramette installées pour Le Voyage à Nantes,
plaçant l’architecte des bâtiments de France devant un fait accompli : s’il
prétend faire son boulot, il aura l’air d’un méchant. (Après le toboggan du château,
est-ce que ça va devenir une habitude ?)
Le problème n’est pas tant qu’on nous impose deux œuvres d’une valeur artistique incertaine : elles ne sont pas les premières, ni sans doute les dernières.
Non, le problème, c’est qu’on justifie leur présence avec un discours en toc, voire carrément mensonger quand l’adjoint à la culture parle de la création des deux œuvres. En bref, on prend les Nantais pour des gogos.
09 novembre 2018
La Dame de l'Erdre
Ooooh ! mais quelle peut donc être la statue dissimulée
sous ce long drap blanc, plus seyant qu’une burqa, il faut bien dire ?
C’est sûr, ça n’est pas le Minotaure : il est parti pour Toulouse.
Alors ? Cet intolérable mystère devrait être levé dimanche.
En attendant, par ces nuits tempêtueuses et sans lune, plus d'un passant croira voir... qui donc ? Ophélie noyée dans l'Erdre ? Une Valkyrie rendant hommage à Odin ? Mais non, bien sûr : la Dame du lac, Viviane, tendant Excalibur au roi Arthur sorti de sa dormition en Avalon !
Après tout, à l'heure où la presse mondiale s'épate d'un folklore en contreplaqué fabriqué de toutes pièces dans un but commercial à Toulouse, Nantes a bien le droit de prendre une petite revanche avec la mythologie que les siècles nous ont léguée. Geoffroy de Monmouth avec nous !
Souvent Délivrance varie
Johanna Rolland fait remettre en place la statue de La
Délivrance devant le monument aux morts de 14-18. Ce qu’elle avait pourtant
exclu quatre ans plus tôt, comme le signale EL (merci à lui une fois de plus). Aujourd’hui un peu éclopée, elle a donc changé
d’avis. Il faut savoir terminer un centenaire.
@Johanna_Rolland— lhomeau (@DeniseLhomeau) 29 janvier 2014
allez-vous remettre en 2014 la délivrance devant le monument aux morts?
La réponse sans appel de madame le maire de Nantes n’avait
pas tardé :
@DeniseLhomeau Cette statue a aujourd'hui toute sa place devant l'hôtel de Région, je n'envisage pas de la déplacer— Johanna Rolland (@Johanna_Rolland) 29 janvier 2014
Il suffisait pourtant d’attendre un peu :
A #Nantes la statue de la Délivrance (actuellement à l'Hôtel de Région-Crapa) retrouvera son lieu d'origine en 2018 pic.twitter.com/uSUWP4x2cC— Stéphane Pajot (@StephanePajot44) 6 juillet 2016
30 octobre 2018
Johanna Rolland : bientôt La Délivrance
Le 11 novembre verra la statue de La Délivrance revenir
après trois quarts de siècle au haut de sa colonne du square du Maquis de
Saffré. En a-t-elle fait couler de l’encre jadis, cette statue !
S’y intéresse-t-on encore aujourd’hui ? Un indice :
les dons récoltés sur le site de la Fondation du Patrimoine, où Johanna Rolland
a lancé une grande souscription en faveur de la statue. Le montant de la
collecte est à peine croyable !
29 octobre 2018
Le musée d’arts de Nantes essaie de faire scandale
Pourquoi donner à une exposition un nom de gaine ?
(Créée en 1933, la gaine Scandale, qui « amincit la silhouette sans
comprimer le buste » a acquis une immense notoriété grâce à ses
publicités aguicheuses – « obscènes », disait même Raymond
Queneau.) Pour émoustiller le bon peuple, à n’en pas douter, et gonfler sans
trop de peine les statistiques de fréquentation du musée d’arts en 2018.
Le Scandale impressionniste, exposition visible au
musée jusqu’au 13 janvier 2019, porte un titre clairement mensonger. Le
visiteur s’en aperçoit vite. Le musée ne s'évertue d’ailleurs pas à entretenir
l’illusion : l’objet réel de l’exposition, c’est le Salon tenu à Nantes
fin 1886, où étaient exposées 1.799 œuvres « réalisées par les plus
grands représentants des différents courants artistiques de cette fin de XIXe
siècle, de l’académisme à l’impressionnisme ». Elle vaut le coup d’œil à condition de ne pas y
chercher de scandale, et pas trop d’impressionniste.
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