08 août 2018

Le square Daviais, pays de cocagne selon Le Voyage à Nantes

Le touriste zélé qui s’applique à suivre dans l’ordre la ligne verte tracée au sol par Le Voyage à Nantes part de la gare, passe par le Lieu Unique et le château des ducs de Bretagne puis rejoint la place du Bouffay pour admirer l’Éloge du pas de côté. Jusque-là tout va bien.

Puis il plonge dans les profondeurs du Carré Feydeau pour contempler Outside, de Firman (claustrophobes s’abstenir), enfile la rue Kervégan et fait halte au Temple du goût avant de déboucher sur la place de la Petite-Hollande et le stade Daviais. Oh-ho, se demande-t-il alors, où sommes-nous donc là ?


Il consulte son programme officiel du Voyage à Nantes. Oui, il y a bien là une étape sur la ligne verte, le numéro 11 du parcours, intitulé « Stations gourmandes ». « Chacun peut venir pique-niquer ou cueillir fruits, légumes et herbes aromatiques dans ces vergers et potagers urbains » explique le programme. Ah ! que d’agrestes réjouissances -- à ne pas confondre avec la soupe populaire -- proposées à chacun par le service des espaces verts de Nantes Métropole.

Mais le touriste n’est pas seul et doit partager les lieux. « Les insectes et les oiseaux trouvent aussi nourriture et abri dans ces nouveaux refuges aux multiples cachettes », avertit Le Voyage à Nantes. Ils sont maousses, les insectes réfugiés dans ces cachettes nantaises, pense notre touriste zélé.

02 août 2018

La campagne de L’Arbre aux Hérons sur Kickstarter a rapporté moins qu’on ne croit

Consternation des « gros » contributeurs du projet Kickstarter Arbre aux Hérons / The Herons’ Tree à la lecture d’Ouest France la semaine dernière. Interrogée par Stéphanie Lambert, Karine Daniel, directrice du Fonds de dotation de L’Arbre aux Hérons, révélait que leurs récompenses n’arriveront pas avant septembre. Ils devaient initialement les recevoir « entre mai et juillet 2018 ».

Pour expliquer le retard des récompenses « numériques » ‑ affiches et certificats de copartage transmis via internet sous forme de fichier – les animateurs de la campagne avaient avancé une excuse légèrement vaseuse : les certificats devant être numérotés et personnalisés, il fallait disposer de tous les noms avant de les établir. Comme s’ils ne savaient pas ajouter un nom à un fichier existant…

Bien entendu, l’excuse ne vaut pas pour les récompenses « matérielles »* ‑ affiches, croquis, casquettes ou sacs en coton. Karine Daniel invoque à présent le risque de retours postaux : beaucoup de destinataires pourraient être partis en vacances ces jours-ci. Ce qui aurait été une raison de plus pour envoyer les récompenses à la date prévue, « entre mai et juillet », non ? Tout était annoncé de longue date, il suffisait de faire rouler… Et qu’on ne vienne pas invoquer le nombre élevé de donateurs : il y en a eu 5.511 alors que Pierre Orefice en espérait 10.000.

Kickstarter, ça a eu payé

Au fait, ces récompenses, quel en est le prix ? Aux 373.525 euros officiellement récoltés, « il faut soustraire 80 000 à 100 000 € de frais », assure Ouest France. Entre 21 et 27 %, donc. En effet, la production et l’envoi des récompenses ont un coût. « N'oubliez pas que les fonds engagés par les contributeurs pour couvrir les frais de livraison sont comptés dans votre objectif de financement », rappelle Kickstarter aux porteurs de projet.

Un contributeur qui voulait faire un don de 50 euros, par exemple, devait payer 7 euros en plus pour l’envoi de ses récompenses. Et la somme inscrite dans la masse des dons était de 57 euros… Cela concerne quand même 2.211 contributeurs, soit un montant total d’au moins 15.477 euros. Pour les donateurs de 100 euros et plus, l’envoi postal d’un croquis imprimé était facturé 9 euros, soit au moins 696 x 9 = 6.264 euros**.

À ces 15.477+6.264 = 21.741 euros de frais d’envoi (qui ramènent le montant réel des dons à 351.784 euros), il faut ajouter plusieurs autres postes de dépense :

  • une quote-part du salaire de la directrice du Fonds de dotation de L’Arbre aux Hérons. Il n’a pas été publié, mais quand le recrutement a été lancé, l’ordre de grandeur envisagé pouvait dépasser 60.000 euros par an
  • l’impression des affiches et croquis, et éventuellement celui de leur dédicace par les créateurs de l’Arbre,
  • la confection des casquettes et sacs en coton,
  • les prestations assurées par Troopers Agency (qu’elles soient facturées en direct par le prestataire ou refacturées par Nantes Métropole, qui ne peut subventionner un fonds de dotation),
  • les gravures sur les bancs des Machines de l’île promises aux contributeurs à 1.000 euros. Or il ne s’agit pas de graver de simples plaques en plastique puis de les coller sur des bancs. La campagne Kickstarter est tout à fait claire à cet égard : les noms seront gravés sur les bancs, ce qui revient beaucoup plus cher.
Tout ça paraît déjà beaucoup ? Attendez voir ! Les récompenses futures à provisionner représentent un morceau encore plus difficile à avaler. On y reviendra.
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* Sauf pour les donateurs de 500 ou 1.000 euros, récompensés par des croquis personnalisés et numérotés de 1 à 250 – ce qui confirme qu’on avait vu large puisque 125 dons seulement ont été reçusdans cette catégorie.
** Le montant réel est probablement supérieur, les frais étant plus élevés pour certains contributeurs habitant à l’étranger


À lire dans Capital,
un article de Rozenn Le Saint
qui ne semble pas très convaincue par
les glorieuses perspectives de L’Arbre aux Hérons


31 juillet 2018

L’Éléphant des Machines de l’île finit juillet en panne

La Cantine du Voyage ne marche pas très fort, révélait Ouest France hier soir. Elle n’est pas seule. Le Grand éléphant des Machines de l’île n’en finit pas d’enchaîner les pannes. Aujourd’hui encore, en plein milieu de la saison, par un temps idéal, beau mais pas trop chaud, il s’est trouvé mal à côté du Carrousel des mondes marins (qui du coup a vu sa fréquentation remonter subitement). Décidément, le nouveau moteur de la Machine, dont on attendait des merveilles, est un désastre.

Le pronostic n’a pas l’air trop favorable

Pierre Orefice vient constater la situation

26 juillet 2018

Les « récompenses » de L’Arbre aux Hérons posent plus de questions qu’elles n’en résolvent

Les promoteurs de l’Arbre aux Hérons bougent enfin ! Les interpellations de donateurs sur la page Kickstarter du projet, relayées ici-même, ont dû causer quelque émoi. Le 25 juillet en fin de journée, les donateurs ont commencé à recevoir leurs « titres de copartage », qui ne leur donnent droit à rien de spécial, et une affiche électronique. On suppose que les récompenses « en dur » suivront.

L’envoi a beau être tardif, il donne pourtant un sentiment d’impréparation. Le projet semble emberlificoté dans une situation juridique complexe où s’entremêlent trois entités en principe distinctes : un établissement public de coopération intercommunale régi par le code général des collectivités locales (Nantes Métropole), une société publique locale régie par le code de commerce (Le Voyage à Nantes) et un fonds de dotation régi par la loi du 4 août 2008 (le Fonds de dotation de L'Arbre aux Hérons). Prêt pour la visite ? Accrochez vos ceintures !

  • Le courriel annonçant l’envoi des récompenses émane de l’adresse contact@arbreauxherons.fr
  • Il contient des liens destinés au téléchargement des récompenses. Ces liens renvoient vers une page du site web des Machines de l’île.
  • Sur cette page des Machines de l’île figurent des liens destinés au téléchargement des récompenses (bis). Ces liens dirigent vers une page dont l'URL commence par arbre-aux-herons sur un autre site géré par l’agence web Troopers Agency. Va-t-on continuer longtemps ce renvoi de balle ?
  • Non : le téléchargement s’effectue enfin. Voici le titre de copartage. Daté du 5 mai, il était donc prêt depuis longtemps. Le délai mis à son envoi suggère que quelque chose ne tourne pas rond, héron, héron, petit patapon.
  • Sur le site web des Machines de l’île, on a aperçu au passage un joli logo symbolisant, on suppose, L’Arbre aux Hérons entouré de la mention : « Les Machines de l’île ». Mais sur le titre de copartage, pourtant à en-tête des Machines de l’île, le même logo est entouré de la mention « Le fonds de dotation ».

En fait de logos, ce titre de copartage daté du 5 mai 2018 en comporte aussi un autre, assez étonnant : « Les Machines de l’île – 10ème année – juillet 2006-juillet 2017 ». Et d’une, 2006-2017, ça fait onze ans et pas dix. Et de deux, juillet 2006 n’a rien à faire là puisque Les Machines de l’île ont ouvert leurs portes le 30 juin 2007. Et de trois, juillet 2017 ne rime plus à rien en juillet 2018. Un indice de la confusion qui règne au sommet de l’Arbre ? Mais ne nous égarons pas, l’histoire est déjà assez compliquée comme ça. Revenons à nos hérons.

  • Sur le titre de copartage figurent les signatures de Bruno Hug de Larauze, « Président du fonds de dotation », de François Delarozière, « Co-auteur », et de Pierre Orefice, « Co-auteur ». Or il n’existe aucun lien juridique entre Les Machines de l’île et le fonds de dotation, pas plus qu’entre ce dernier et les co-auteurs, ni entre François Delarozière et Les Machines de l’île.
  • Les Machines de l’île ne sont d’ailleurs pas une entité juridique mais une marque, propriété de la société Le Voyage à Nantes. Celle-ci n’a aucun rôle officiel dans le projet de L’Arbre aux Hérons. Et Pierre Orefice, qui est à la fois l’un de ses dirigeants et l’un des co-auteurs du projet, doit marcher sur des œufs : toute dépense en faveur de L’Arbre aux Hérons qui ne serait pas faite aussi au bénéfice des Machines de l’île, ou plus largement du Voyage à Nantes, risquerait d’être qualifiée d’abus de biens sociaux*.
  • On suppose donc que les frais de conception, de réalisation et d’envoi des récompenses ont été supportés par le Fonds de dotation de L’Arbre aux Hérons, dont c’est le boulot ; Les Machines de l’île ne seraient là que pour faire joli. D’ailleurs, on l’a dit, le courriel annonçant l’envoi des récompenses venait du site arbreauxherons.fr n’est-ce pas ? Mais en réalité, le domaine arbreauxherons.fr n’appartient pas au fonds de dotation, et pas davantage aux Machines. Il appartient à Nantes Métropole – également propriétaire de la marque « L’Arbre aux Hérons ».

  • Quant à l’agence web Troopers Agency, d’où sont téléchargées les récompenses, elle ne mentionne pas le Fonds de dotation de L’Arbre aux Hérons parmi ses clients. En revanche, elle mentionne Nantes Métropole.
Ouest France, qui a aussitôt signalé l’envoi des récompenses, n’a pas semblé remarquer la moindre anomalie. Il est vrai que cette salade russe ne change rien pour les donateurs : ils ont versé leur argent, ils ont leur titre de coparticipation, ils auront (peut-être) L’Arbre aux Hérons.  Mais pour les citoyens et les contribuables, il en va peut-être autrement, car si la loi permet aux collectivités locales de créer des fonds de dotation, elle leur interdit de les subventionner, même indirectement. Ces bizarreries signalent au moins une vie occulte du projet qui n’annonce rien de bon.
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* Le délit d'abus de biens sociaux est prescrit au bout de trois ans ; 2018 + 3 = 2021, ce qui mène quand même au-delà des prochaines élections municipales. (Remarque sans aucun rapport avec le sujet, NDLR.)

24 juillet 2018

Arbre aux Hérons : où donc les contributions se sont-elles envolées ?

Le silence des promoteurs de l’Arbre aux Hérons devient vaguement inquiétant pour les 5 511 contributeurs du projet via Kickstarter. En remerciement pour leur argent, ils devaient recevoir des « récompenses » promises initialement en mai ou juin. Au 24 juillet, il semble que tout le monde attend encore.

Sur la page Kickstarter de L’Arbre aux Hérons / The Herons’ Tree, on en est à deux douzaines de commentaires réclamant les contreparties, ou au moins des nouvelles. « Nous sommes déjà fin juillet et toujours rien », écrit par exemple ACW. « Ni récompenses ni même la moindre communication à notre égard. Malheureusement, cela sème le trouble et perturbe un peu notre confiance dans ce si beau projet. »

Pourtant, les interlocuteurs possibles ne manquent pas :

  • M. Bruno Hug de Larauze, président du Fonds de dotation de L’Arbre aux Hérons, désigné par Kickstarter comme responsable du projet et donc des récompenses.
  • Mme Karine Daniel, ex députée socialiste, embauchée par Nantes Métropole comme directrice générale du Fonds de dotation de L’Arbre aux Hérons, dont les fonctions incluent la communication autour du projet.
  • M. Pierre Orefice, directeur des Machines de l’île, qui n’a pas de fonction officielle dans le projet mais a toujours fait comme s’il en était le patron au courrs de la campagne Kickstarter.
  • Mme Johanna Rolland, maire de Nantes, qui a toujours tenu à informer ses électeurs des étapes franchies par le projet.
Toutes ces personnes si empressées quand il s’agissait de faire rentrer l’argent sont-elles parties en vacances en oubliant leur smartphone ? « Les contributions s’envolent », lit-on sur le site web de Nantes Métropole (ci-dessous). On espère quand même qu’elles ne se sont pas envolées à tout jamais.


18 juillet 2018

Les donateurs de L’Arbre aux Hérons ne voient toujours rien venir

Les 373.525 euros recueillis pour financer un petit bout* de L’Arbre aux Hérons ont suscité des clameurs enthousiastes voici trois mois. Les clameurs se sont tues. Et des voix plus timides commencent à demander : « Et maintenant ? ».

Comme toute campagne de financement participatif qui se respecte, la campagne L’Arbre aux Hérons / The Herons’ Tree proposait une gamme de contreparties en fonction des montants donnés : du simple remerciement à dix ans d’entrées gratuites en passant par différents goodies du genre casquette ou certificat de propriété dessiné par Muntaner. Les récompenses devaient parvenir aux contributeurs entre mai et juillet 2018.

« Tous les donateurs ont reçu entre autre un titre de copropriété de l’Arbre aux Hérons pour toute la vie de l’Arbre », assure la ville de Nantes. C'est complètement faux. Il semble que personne n’ait rien reçu à ce jour. Depuis une dizaine de jours, le site Kickstarter a commencé à enregistrer des interrogations angoissées de donateurs qui ne voient rien venir. Bon, on n’en compte encore qu’une douzaine. Mais c’est déjà assez significatif en comparaison du nombre total de commentaires exprimés pendant la campagne de financement : 71.


Face à ces interrogations, silence total côté Arbre aux Hérons. Nantes Métropole a pourtant pris soin de créer un Fonds de dotation de L’Arbre aux Hérons, chargé de la communication autour du projet et dirigé par l’ancienne députée socialiste Karine Daniel. Si elle ne montrait pas plus de diligence envers ses administrés, on comprend pourquoi elle n’a pas été réélue.

Une bonne partie des cadeaux prévus consistait pourtant en simples documents papier. Ils étaient déjà conçus puisque leur fac-simile était visible sur le site Kickstarter. Restait à les imprimer et à les envoyer : faut-il vraiment trois mois pour cela ? « N’ayant pas encore reçu la totalité des formulaires, nous ne pouvons pas commencer l’envoi des contreparties », écrivaient les organisateurs début juin. Rien ne les obligeait pourtant à attendre d’avoir tous les formulaires.

Mais au fait, qui est responsable de l’envoi de ces récompenses aux contributeurs ? La règle de Kickstarter est claire : c’est le « créateur » du projet. C’est-à-dire, toujours selon Kickstarter, Bruno Hug de Larauze. C’est à lui, en principe, que Kickstarter a versé l’argent. Cela pourrait bien susciter quelques difficultés comptables. Mais difficultés ou pas, les donateurs, eux, ont apporté leur argent en mars-avril. M. Hug de Larauze, qu’attendez-vous pour honorer votre engagement ?
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* Selon Les Machines de l’île, la longueur cumulée des vingt-deux branches de L’Arbre aux Hérons sera de 1.400 mètres, dont 500 mètres seulement accessibles au public, pour un coût total de 35 millions d’euros. La construction reviendra donc à 25.000 euros du mètre linéaire, le financement Kickstarter couvrant un peu moins de quinze mètres. Le donateur moyen (67,78 euros) aura financé 2,7 millimètres d'une branche.

14 juillet 2018

Cycliste à Nantes : (8) la continuité cyclable nord-sud interrompue en son milieu

La bande cyclable qui relie le cours des 50 otages au cours Olivier de Clisson en traversant la ligne 1 du tram avait déjà un air un peu étrange, partagée qu’elle était par un poteau de feu tricolore avant d’aboutir côté sud sur un rond-point à la signalisation énigmatique.

Depuis quelques jours, son aménagement est devenu carrément ubuesque. Elle est barrée dans le sens nord-sud par trois balises jaunes interdisant le passage. Les cyclistes doivent effectuer un crochet en pleine circulation, avec la circonstance aggravante du franchissement des rails du tram et de va-et-vient piétonniers anarchiques.

Qui parviendra à fournir une explication logique à ce dispositif incompréhensible et dangereux ?




10 juillet 2018

Quand le Grand éléphant des Machines de l’île devient un boulet

« Comment gâcher un weekend avec une réservation annulée et du personnel détestable » : tel est le titre d’un commentaire publié sur TripAdvisor voici quelques jours à propos des Machines de l’île. Et son auteur tourangeau d’expliquer : « Apres avoir réservé 3 places, un voyage et une nuit d'hôtel pour voyager en éléphant. On nous annonce très sechement au moment du départ qu'il est en panne depuis hier et qu'aucun dédommagement n'est prévu... »

Même si les commentaires favorables, voire dithyrambiques, sont très majoritaires, ce genre de critique n’est pas à prendre à la légère. Que le Grand éléphant tombe en panne n’émeut pas les Nantais : ils reviendront le voir une autre fois. Mais quand une famille tourangelle vient à Nantes pour un tour dans la machine, c’est un gros revers pour elle.

Or cette famille n’est sûrement pas seule : les pannes du Grand éléphant se multiplient depuis sa rénovation de l’hiver dernier. Après un arrêt planifié du 25 au 29 juin, il n’a pu être remis en service normal. Il a fallu annuler des trajets ce week-end et hier.

Ni international ni de grande qualité

Quand le conseil communautaire de Nantes Métropole a voté la création des Machines de l’île, le 18 juin 2004, il a précisé : « Le projet retenu doit être de grande qualité et capable d’attirer un public à la fois national et international. » Un équipement souvent en panne n’est sûrement pas « de grande qualité ». Quant à « attirer un public à la fois national et international », l’échec est évident : le public des Machines de l’île est en grande partie local et régional. Et il est probable que leurs visiteurs nationaux et internationaux, pour beaucoup, viennent les voir « en passant », sur la route des plages ou du Puy du Fou : elles ne sont pas une attraction en soi.

"Merci de votre compréhension", mais pas un mot d'excuse !
Quand Les Machines de l’île déçoivent un visiteur, la moindre des choses serait de s’en excuser et de se mettre en quatre pour compenser. Un « personnel détestable » est gravissime dans un contexte touristique. Et il est vrai que Les Machines de l’île prennent leur responsabilité à la légère. Une panne, c’est désormais la routine. Quand elles arrêtent l’Éléphant, elles le signalent par une simple pancarte et ne font rien pour cajoler les visiteurs déçus. Elles leur proposent simplement de prendre un billet pour la Galerie des Machines – qui du coup se trouve engorgée par un public trop nombreux.

Il ne serait pourtant pas compliqué d’assurer un accueil spécifique – qui pourrait être confié aux servants de l’Éléphant, puisque les voilà désœuvrés – et de proposer des billets à prix réduits pour le Carrousel, qui tourne presque toujours en sous-régime, ou des consommations au bar. La SNCF fait mieux dans un contexte plus difficile. Hélas, l’imagination dont se targue volontiers Pierre Orefice, patron des Machines, ne s’applique pas au bien-être des visiteurs.