Nantes ne suffisait pas à François Delarozière. Les commandes et les subventions métropolitaines lui ont pourtant permis d’exprimer et de développer un talent qui, sans elles, serait peut-être resté confidentiel : il n’y a pas beaucoup d’amateurs particuliers pour s’offrir un éléphant mécanique. Les Machines de l’île, « ingénieuse mécanique à transformer l'argent public », comme dit Médiacités, mais aussi l’escalier métallique du Jardin extraordinaire ou les études de l’Arbre aux Hérons ont fait pleuvoir littéralement des millions d’euros sur le plasticien et son association, La Machine.
Le siège de La Machine a longtemps été à Toulouse. Et quand enfin il a été transféré à Nantes, François Delarozière a créé… La Machine Toulouse, qui gère la Halle de la Machine, une « vitrine de la compagnie de théâtre de rue La Machine » installée dans un bâtiment tout neuf construit par Toulouse Métropole. Avec à la clé une délégation de service public (DSP) assortie d’une énorme subvention.
Et c’est la cata… On vient de le découvrir à l’occasion de la publication très, très tardive des comptes 2018-2020 de La Machine Toulouse. Bien entendu, les mesures anti-covid-19 n’ont pas aidé, mais avant même l’épidémie, malgré les subventions, la Halle de la Machine brûlait un cash considérable. Et sollicitait des secours publics non moins considérables.
Voir article complet sur Nantes Plus :
http://nantesplus.org/francois-delaroziere/
LesMachines pas moins déficitaires à Toulouse qu’à Nantes
C’est l’affaire de Toulouse ? Pas seulement. La Machine, celle de Nantes donc, est venue au secours de sa cousine par des « mises à disposition à titre non onéreux » : en 2021, révèlent les comptes officiels, Catherine Saudray, directrice juridique, était censée lui consacrer 37 % de son temps sous le titre de « Grande stratège juridique et financière au Bureau des finances », Fredette Lampre, dircom, 28 % du sien comme « Grande Ambassadrice du Bureau de la douce propagande », etc.
Mais surtout, le sort de l’ambitieux projet toulousain de François Delarozière augure mal de son non moins ambitieux projet nantais, l’Arbre aux Hérons.










