25 avril 2020

La belle rendormie

Obtenir un reportage dans le 13h00 d’une grande chaîne de télévision, c’est dur, très dur, n’importe quel professionnel des relations publiques vous le dira. Il y faut moult palabres, des petits plats dans les grands. Chaque année, le service de com’ de Nantes Tourisme se livre à l’exercice pour essayer de faire de la mousse autour de son événement estival. Et là, poufff ! le coronavirus a fait tout le travail. Résultat, sur France 2, un message très ambigu pour le Voyage à Nantes : Nantes, c’est rudement bien quand il ne s’y passe rien !




27 mars 2020

La Loire, ni plus ni moins ? Enfin, plutôt moins…


Le Navibus N2 entre le Bas-Chantenay et le Hangar à bananes ne navigue plus jusqu’à nouvel ordre. 

Je me félicite d’avoir effectué la traversée. Pendant ce mois… ces deux mois… ces trois mois (?) de confinement, je vais pouvoir jouer les vieux loups de Loire qui ont (presque) tout vu, jusqu’à Trentemoult, même. Good bye farewell, Good bye farewell !

Cependant, pour être honnête, il faut avouer que ce sympathique néo-roquio baptisé Heb Ken ("ni plus ni moins") a moins d’intérêt pour les touristes que pour les services techniques du Voyage à Nantes ou les clients de la Little Atlantic Brewery. Peu probable qu’il couvre ses frais.



11 mars 2020

Nantes, Xième destination touristique



Avant le Covid-19, le tourisme urbain progressait à peu près partout ; Nantes a bénéficié de cette tendance lourde comme beaucoup d’autres villes.

Les gros moyens accordés au Voyage à Nantes lui permettent-ils de faire beaucoup mieux que les autres ? Les glorieuses proclamations jetées ici et là sont rarement appuyées sur des données objectives. L’essentiel de ce qu’on croit savoir provient d’études de l’Auran, dont la fiabilité est douteuse. Ces statistiques ne décrivent d’ailleurs pas un tableau si favorable.

Une chose est certaine en tout cas. Jean Blaise n’a pas atteint son objectif affiché : faire de Nantes la cinquième destination touristique française.

http://nantesplus.org/bilan-du-tourisme/

Bilan dutourisme à Nantes : opaque mais modeste


25 février 2020

L’esprit de l’escalier ? Non, les prix de l’escalier

Un escalier est en cours de construction au fond de la carrière de Misery, alias le Jardin extraordinaire. Tandis que l’eau de la fausse cascade est pompée à grand gaspillage d’énergie électrique, les promeneurs, eux, devront jouer des cuisses et des mollets pour s’élever jusqu’au square Maurice-Schwob, sur la butte Sainte-Anne.

Cet escalier métallique sera collé à la paroi rocheuse de l’ancienne carrière, exposée plein Sud. Aux jours de canicule, l’ascension sur 27 mètres de haut sera fortement déconseillée aux jeunes enfants, personnes âgées, cardiaques, etc. À moins que la cascade ne soit déplacée afin d’asperger les audacieux grimpeurs ?

Mais après tout peu importe : cet escalier n’est pas nécessairement fait pour être gravi : il est fait pour être contemplé. Car c’est officiellement… une œuvre d’art. Qu’est-ce que ça change ? Ça change que son prix est discuté directement entre Nantes Métropole Aménagement et François Delarozière, et que les citoyens n’en sauront rien…


07 janvier 2020

L’avenir de la construction sur l’île de Nantes, c’est la construction navale

Derniers jours, jusqu’à samedi, pour visiter l’exposition « S’affranchir d’Archimède » à l’École nationale supérieure d’architecture (ensa) de Nantes. Face à la Loire, elle montre des exemples anciens et nouveaux d’architecture navale d’origine nantaise. De quoi nous rassurer tous ? Le jour où le CHU et le reste de l’île de Nantes seront menacés par la montée des eaux, la ville aura déjà une réponse toute prête : la création d’un grand chantier naval. L’histoire est un perpétuel recommencement.



31 décembre 2019

Les Beaux-arts de Nantes en prospection au Texas

Le bruit s'est répandu qu'on a trouvé de l'art dans un coin du désert texan. Des prospecteurs sont accourus du monde entier. Les premiers arrivés, dans les années 1990, ont récolté quelques pépites. Passé le tournant du siècle, le filon a commencé à s'épuiser. C'est alors qu'est arrivée l'Ecole des Beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire. (Mais en écoutant bien, elle peut encore entendre à Marfa un écho de Jules Verne.)

Marfa… Des étudiants nantais et Jules Verne au Texas



L'homme qui rit dans les cimetières de projets


Pourquoi le patron des Machines de l'île s'égare-t-il ? Parce qu'à porter trop de casquettes à la fois, il ne sait plus très bien où il habite !

Quatre casquettes et un enterrement

Sur le coût virtuel de l'Arbre aux Hérons, on lira par ailleurs l'article instructif paru dans le dernier numéro de La Lettre à Lulu.

27 novembre 2019

David Martineau tombé de l’Arbre ?

David Martineau ne sera pas candidat aux municipales. Son retrait préfigure-t-il celui de l’Arbre aux Hérons ? On relira avec intérêt ce qu’il déclarait à Daniel Morvan, d’Ouest France, le 20 septembre 2015. « Ce projet doit se faire maintenant ou jamais », assurait-il alors. Quatre ans plus tard, difficile de soutenir qu'on est encore dans le « maintenant ». Ce sera donc jamais.

Il posait à l'époque trois conditions : « Qu'il soit un grand projet industriel porté par tous les Nantais. Qu'il bénéficie d'un financement non-public par mécénat et financement participatif. Enfin, que soit mesuré le coût de fonctionnement d'un tel équipement ».


Le coût de fonctionnement reste inconnu ; en tout cas, il n’a pas été proclamé. Quant au financement non public, le proclamé et le réalisé ont du mal à se rejoindre. Les initiateurs du projet ont commencé à rechercher des mécènes depuis janvier 2015 (il y a presque cinq ans, donc). Le Fonds de dotation de l’Arbre aux Hérons a été créé en 2017. Quand le dernier obstacle fiscal a été levé, en juillet dernier, les quarante mécènes annoncés depuis longtemps par les initiateurs de l’Arbre ont enfin pu verser leur écot.

Hélas, après avoir tant attendu, ils n’ont plus eu l’air si pressés. Voudraient-ils voir d'abord ?


25 octobre 2019

Jean Blaise en odeur de nanteté ?


En pénétrant dans certains magasins, vous en prenez plein les narines. Ils ont leur fragrance à eux et nul ne doit l’ignorer. Nantes aura-t-elle bientôt sa propre odeur ? Il paraît en tout cas que Jean Blaise voudrait se lancer dans le marketing olfactif !

Il y a plusieurs années, l’Office de tourisme de Nantes Métropole, qui ne s’appelait pas encore Nantes Tourisme, avait choisi pour slogan « Le souffle atlantique ». Ça n’avait pas duré longtemps. L’expression venait tout droit d’un sonnet de Jose-Maria de Heredia intitulé Bretagne. Grave offense à l’esprit ligérien !

Ce souffle tel que le décrit le poète est « tout parfumé du sel des goëmons ». Il est à craindre qu’un parfum vraiment typique de Nantes soit assez différent. Ho, Johanna Rolland, voilà bien un sujet pour un Grand débat.

L’illustration ci dessus vous intrigue ? Cliquez vite sur ce lien pour la découvrir en entier :


22 octobre 2019

La cuisine au musée d’arts : pour des petits appétits

Une « pétrification périssable, élevant la banalité au rang d’œuvre », ça vous met l’eau à la bouche ? Alors courez voir l’Hommage au jardin d’hiver de la baronne Salomon de Rothschild, de Daniel Spoerri, montré au musée d’arts de Nantes dans le cadre de l’exposition « Saveurs d'artistes, dans la cuisine des peintres ».

Au moins, contrairement au Voyage à Nantes, le musée ne carbonise pas de chef étoilé. Mais il n’a pas forcé son talent (ou celui des artistes présents dans ses réserves) avec cette exposition, distrayante mais quand même bien légère.