La réponse de Vinci publiée ce matin dans Presse Océan n’arrange rien. Le bâtisseur allègue une nouvelle génération d’aéroport avec « deux modèles d’infrastructure totalement différents ». Mais comme les avions et les passagers auront toujours besoin de pistes, de parkings, de halls, de comptoirs, de passerelles, etc., si l’on en met moins à NDDL, c’est qu’il y a de la marge à Nantes Atlantique. Incontournable !
« C’est un projet évolutif », assure Vinci, qui insiste : « on sait déjà que la fréquentation ne sera pas la même entre aujourd’hui et sa mise en service ». Qu’est-ce à dire ? Qu’on a prévu d'annoncer, à un moment quelconque entre aujourd’hui et la mise en service, que l’aéroport prévu est déjà trop petit et doit être agrandi ? Cela rappelle ce que l’association Contribuables associés écrivait il y a deux ans : « le projet ne prévoit, bizarrement, aucun dépassement de budget… Or, dans ce genre de gros projets d’infrastructure, le prix initial est quasiment toujours sous-estimé, et les dépassements de budget (à la charge des contribuables bien sûr) atteignent facilement 30 à 35 % ». Un tel dépassement est en filigrane dans ce que dit Vinci.
On se rappelle l’ultime argument des partisans de l’aéroport : s’il ne se faisait pas, il faudrait dédommager Vinci. Sans nul doute, il y aura un bras de fer sur ce sujet. La révélation du Canard Enchaîné fragilise clairement la position de Vinci. De là à imaginer qu’elle n’est peut-être pas innocente…
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épisodes précédents de « Lobbying pour NDDL » :





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