Grâce à l’ouverture du Manège des Mondes Marins, dit Pierre Orefice, Les Machines de l’île comptent sur 450.000 visiteurs l’an prochain, contre 300.000 programmés cette année (+ 50 %).
En juillet-août 2011, les Machines ont reçu 103.500 visiteurs, dont 68 % extérieurs à l’agglomération nantaise. Pour être en ligne avec leur objectif, il leur en faudrait 51.750 de plus en juillet-août 2012 ; à proportion identique, 35.190 de ces visiteurs viendraient d’ailleurs. Comme le Manège n’ouvrira qu’à la mi-juillet, on retiendra seulement les trois quarts de ce chiffre, soit 26.392 nouveaux visiteurs venus de l’extérieur. C'est le seuil minimum à partir duquel on pourra parler de succès.
De son côté, on l’a vu hier, Le Voyage à Nantes crierait victoire à partir de 20.000 touristes en plus dans l’agglomération nantaise en juillet-août 2012. C'est-à-dire que pour l'équipe de Jean Blaise, la saison serait un succès même si l'ouverture du Manège manquait son objectif de 24 % et si toutes les autres attractions labellisées Voyage à Nantes n'attiraient pas un seul touriste de plus en 2012 ! Faut-il parler de prudence, d’incohérence ou de manigance ?
Nantes et déconnantes : Comment la capitale historique de la Bretagne est en train de gâcher ses meilleurs atouts. Un regard non conformiste - voire franchement satirique - sur Nantes au 21ème siècle. Reproduction autorisée sous réserve de citation de la source, avec lien actif vers l'URL, pour chaque article cité.
18 décembre 2011
17 décembre 2011
Touristes à Nantes : (2) Un objectif modeste pour Le Voyage à nantes
On en sait plus sur l’objectif des manifestations organisées l’an prochain sous l’appellation Le Voyage à Nantes. Les participants au 3ème conseil des acteurs du tourisme, lundi dernier, en ont eu la primeur : « le succès de l’événement se placerait entre 10 et 20 % de fréquentation supplémentaire (excursionnistes et touristes) à Nantes, soit 20 à 40 000 personnes supplémentaires sur les mois de juillet et août ».
Comme on l’a vu hier, l’objectif indiqué est calculé à partir des résultats d’une étude locale commanditée par l’équipe de Jean Blaise. D’après cette étude, les visiteurs sont bien moins nombreux qu’on ne l’aurait cru. Il ne sera donc pas nécessaire d’en attirer beaucoup en plus pour proclamer « le succès de l’événement ». Dès le 20.000ème, on pourra crier victoire.
Vingt mille visiteurs supplémentaires attirés par une manifestation à 13 millions d’euros de budget, sans même inclure Estuaire, soit 650 euros investis par tête : en voilà du tourisme de luxe ! Cela ne représenterait qu'un progrès de 1 % par rapport à la fréquentation touristique (plus de 2 millions) revendiquée par Nantes Métropole en 2007*. Et le succès proclamé serait en même temps un aveu d'échec pour une autre opération importante. La suite demain.
_________
* « On estime que 2 millions de visiteurs passent au moins une journée à Nantes », confirmait Jean-Marc Devanne, directeur de l'Office de tourisme de Nantes Métropole, interrogé par Frédéric Testu dans Presse Océan du 14 mai 2009.
Comme on l’a vu hier, l’objectif indiqué est calculé à partir des résultats d’une étude locale commanditée par l’équipe de Jean Blaise. D’après cette étude, les visiteurs sont bien moins nombreux qu’on ne l’aurait cru. Il ne sera donc pas nécessaire d’en attirer beaucoup en plus pour proclamer « le succès de l’événement ». Dès le 20.000ème, on pourra crier victoire.
Vingt mille visiteurs supplémentaires attirés par une manifestation à 13 millions d’euros de budget, sans même inclure Estuaire, soit 650 euros investis par tête : en voilà du tourisme de luxe ! Cela ne représenterait qu'un progrès de 1 % par rapport à la fréquentation touristique (plus de 2 millions) revendiquée par Nantes Métropole en 2007*. Et le succès proclamé serait en même temps un aveu d'échec pour une autre opération importante. La suite demain.
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* « On estime que 2 millions de visiteurs passent au moins une journée à Nantes », confirmait Jean-Marc Devanne, directeur de l'Office de tourisme de Nantes Métropole, interrogé par Frédéric Testu dans Presse Océan du 14 mai 2009.
16 décembre 2011
Touristes à Nantes : (1) Et divisez par l'âge du capitaine
Le Voyage à Nantes a présenté lors du 3ème conseil des acteurs du tourisme, lundi dernier, les résultats d’une étude aux objectifs multiples. L'un de ceux-ci était d’estimer le nombre de touristes ayant fréquenté Nantes pendant l’été 2011.
Si ce souci documentaire est louable, la méthode employée laisse perplexe : les calculs ont été effectués d’après une enquête auprès de 1.624 promeneurs, moyennant un redressement calculé « à partir de la fréquentation des principaux sites touristiques qui font l’objet d’un suivi mensuel ». On attend avec curiosité l’avis des statisticiens sur cette démarche inédite, élaborée par un cabinet nantais plus familier du « quali » que du « quanti ». Et l’on se demande pourquoi on n’a pas consulté plutôt l’Observatoire régional du tourisme, qui dispose déjà de statistiques détaillées.
En juillet-août 2011, indique l’étude, l’agglomération nantaise aurait vu passer 200.000 visiteurs résidant et travaillant hors de ses vingt-quatre communes, dont 36.500 étrangers. Un chiffre étonnamment bas. « En 2007, plus de 2 millions de touristes ont été accueillis », lisait-on ainsi dans le n°17 de Nantes Métropole (septembre-octobre 2008). Quatre ans plus tard, pendant les deux mois d’été, on n’aurait pas dépassé un dixième de ce chiffre ? Cela concorde mal avec les relevés de la DGCIS et de l’Insee.
L’un des autres objectifs de l’étude est de fournir des « bases pour estimer l’impact sur la fréquentation et les retombées économiques de l’événement 'Le Voyage à Nantes' à l’été 2012 ». Et là, coup de chance, ce résultat désastreux va faciliter le travail de l’équipe de Jean Blaise. On y reviendra demain.
Si ce souci documentaire est louable, la méthode employée laisse perplexe : les calculs ont été effectués d’après une enquête auprès de 1.624 promeneurs, moyennant un redressement calculé « à partir de la fréquentation des principaux sites touristiques qui font l’objet d’un suivi mensuel ». On attend avec curiosité l’avis des statisticiens sur cette démarche inédite, élaborée par un cabinet nantais plus familier du « quali » que du « quanti ». Et l’on se demande pourquoi on n’a pas consulté plutôt l’Observatoire régional du tourisme, qui dispose déjà de statistiques détaillées.
En juillet-août 2011, indique l’étude, l’agglomération nantaise aurait vu passer 200.000 visiteurs résidant et travaillant hors de ses vingt-quatre communes, dont 36.500 étrangers. Un chiffre étonnamment bas. « En 2007, plus de 2 millions de touristes ont été accueillis », lisait-on ainsi dans le n°17 de Nantes Métropole (septembre-octobre 2008). Quatre ans plus tard, pendant les deux mois d’été, on n’aurait pas dépassé un dixième de ce chiffre ? Cela concorde mal avec les relevés de la DGCIS et de l’Insee.
L’un des autres objectifs de l’étude est de fournir des « bases pour estimer l’impact sur la fréquentation et les retombées économiques de l’événement 'Le Voyage à Nantes' à l’été 2012 ». Et là, coup de chance, ce résultat désastreux va faciliter le travail de l’équipe de Jean Blaise. On y reviendra demain.
15 décembre 2011
L’université bretonne victime de l’idéologie ligérienne
Parfois, les échecs font réfléchir. Un peu. Dans un entretien avec Jean-Damien Fresneau publié par Presse Océan, Christophe Clergeau, chargé de l’économie au conseil régional des Pays de la Loire, propose de constituer une « université armoricaine » avec l’Université de Rennes. Cette idée lumineuse lui est venue après l’échec de la candidature régionale à l’appel d’offres Initiative d’excellence (Idex).
« Cet appel à projets désavantage une proposition fondée sur un réseau universitaire qui présente l’originalité d’associer les établissements universitaires des deux régions Pays de la Loire et Bretagne », note-t-il. Il est bien temps de s’en apercevoir : pour avoir tenté de bricoler un dossier birégional, et s’être entêtés à la session de rattrapage, les Pays de Loire n’ont rien eu et ont entraîné la Bretagne dans le naufrage.
L’université armoricaine telle que la rêve à présent M. Clergeau aurait-elle mieux fait ? Il préconise une organisation fédérale avec « une stratégie unique et une autonomie totale des universités dans l’application de cette stratégie ». Au mieux, une usine à gaz. Au pire quelque chose comme les critères de Maastricht : une règle unique que chacun viole à sa manière.
Une Université de Bretagne réunie, héritière de celle de François II, aurait une autre allure et une vraie visibilité internationale. La région des Pays de la Loire est un handicap pour toute la Bretagne et pas seulement pour Nantes.
« Cet appel à projets désavantage une proposition fondée sur un réseau universitaire qui présente l’originalité d’associer les établissements universitaires des deux régions Pays de la Loire et Bretagne », note-t-il. Il est bien temps de s’en apercevoir : pour avoir tenté de bricoler un dossier birégional, et s’être entêtés à la session de rattrapage, les Pays de Loire n’ont rien eu et ont entraîné la Bretagne dans le naufrage.
L’université armoricaine telle que la rêve à présent M. Clergeau aurait-elle mieux fait ? Il préconise une organisation fédérale avec « une stratégie unique et une autonomie totale des universités dans l’application de cette stratégie ». Au mieux, une usine à gaz. Au pire quelque chose comme les critères de Maastricht : une règle unique que chacun viole à sa manière.
Une Université de Bretagne réunie, héritière de celle de François II, aurait une autre allure et une vraie visibilité internationale. La région des Pays de la Loire est un handicap pour toute la Bretagne et pas seulement pour Nantes.
14 décembre 2011
Le Carrousel à mi-chemin
Le permis de construire du Carrousel des mondes marins a été délivré le 13 mai dernier. L’attraction doit être inaugurée le 14 juillet prochain. Nous voilà à mi-chemin entre ces deux dates : sept mois se sont écoulés, il en reste sept pour finir les travaux.
Où en est-on ? Le béton du manège est achevé, celui de La Déferlante, nécessaire à son exploitation, est commencé. L’axe du carrousel est en place. Restent les charpentes et bardages bois, les menuiseries intérieures et extérieures, la serrurerie, l’isolation, l’étanchéité, la couverture, les échelles d’accès aux terrasses, les garde-corps, l’électricité, la plomberie, le chauffage, la ventilation, l’installation des panneaux photovoltaïques, la mécanique et la mise en place des animaux marins. Le Carrousel sera ensuite soumis aux contrôles de sécurité obligatoires. Puis il pourra ouvrir ses portes.
C’est presque fait.
Où en est-on ? Le béton du manège est achevé, celui de La Déferlante, nécessaire à son exploitation, est commencé. L’axe du carrousel est en place. Restent les charpentes et bardages bois, les menuiseries intérieures et extérieures, la serrurerie, l’isolation, l’étanchéité, la couverture, les échelles d’accès aux terrasses, les garde-corps, l’électricité, la plomberie, le chauffage, la ventilation, l’installation des panneaux photovoltaïques, la mécanique et la mise en place des animaux marins. Le Carrousel sera ensuite soumis aux contrôles de sécurité obligatoires. Puis il pourra ouvrir ses portes.
C’est presque fait.
12 décembre 2011
Un Manège à géométrie variable
Moins angoissante que celle de l’avenir de la zone euro, la question intrigue quand même les observateurs : Quelle sera la hauteur du Manège des mondes marins ?
On l’a noté ici, si Pierre Orefice avait annoncé à Daniel Morvan (Ouest France du 22 juin 2010) qu’il serait « haut de 27 mètres », l’avis de marché officiel publié début 2011 décrivait un « ouvrage circulaire d’une vingtaine de mètres de diamètre ».
On dispose à présent d’informations plus précises, si l'on peut dire. Le permis de construire s'est tardivement décidé à indiquer la hauteur de la construction, soit 22 mètres :
On l’a noté ici, si Pierre Orefice avait annoncé à Daniel Morvan (Ouest France du 22 juin 2010) qu’il serait « haut de 27 mètres », l’avis de marché officiel publié début 2011 décrivait un « ouvrage circulaire d’une vingtaine de mètres de diamètre ».
On dispose à présent d’informations plus précises, si l'on peut dire. Le permis de construire s'est tardivement décidé à indiquer la hauteur de la construction, soit 22 mètres :
Mais le panneau de chantier détaillé dressé à trois pas de là évoque une hauteur de 23 mètres :
Un peu plus loin, un autre panneau fixé sur la palissade du chantier hausse le Manège jusqu’à 25 mètres :
Tandis que le croquis dressé de sa blanche main par François Delarozière et reproduit sur les deux panneaux précédents annonce précisément 20,7 mètres à la pointe de la vigie :
Résumons : 20 m, 20,7 m, 22 m, 23 m, 25 m, 27 m, soit quand même 35 % d'écart entre les deux chiffres extrêmes... Aucun doute, la marée se fait sentir jusqu’à Nantes.
11 décembre 2011
Les Luxés
La catapulte à pianos de Royal de Luxe a repris du service samedi cours Saint-Pierre. La manifestation n’a attiré que quelques centaines de spectateurs et de toute évidence le cœur n’y était pas vraiment.
La machine date de plus de quinze ans. Les esprits ont évolué depuis Peplum ou Le Grand répertoire. Aujourd’hui, écrabouiller un piano désaccordé fait moins rire. On se demande plutôt comment le recycler. La Villa Déchets est davantage dans l’air du temps que la catapulte. Peut-être aussi éprouve-t-on plus de respect pour le travail du facteur, des accordeurs, des musiciens qui ont donné à l’instrument le meilleur d’eux-mêmes. Avec les pianos, en somme, c’est Mozart qu’on assassine.
Royal de Luxe a tendance à se répéter. Cela ne prête pas trop à conséquence pour les Géants, qu’on aime toujours revoir. La catapulte d'hier, en revanche, rappelle un peu le sketch de la valise dans Les Bronzés.
La machine date de plus de quinze ans. Les esprits ont évolué depuis Peplum ou Le Grand répertoire. Aujourd’hui, écrabouiller un piano désaccordé fait moins rire. On se demande plutôt comment le recycler. La Villa Déchets est davantage dans l’air du temps que la catapulte. Peut-être aussi éprouve-t-on plus de respect pour le travail du facteur, des accordeurs, des musiciens qui ont donné à l’instrument le meilleur d’eux-mêmes. Avec les pianos, en somme, c’est Mozart qu’on assassine.
Royal de Luxe a tendance à se répéter. Cela ne prête pas trop à conséquence pour les Géants, qu’on aime toujours revoir. La catapulte d'hier, en revanche, rappelle un peu le sketch de la valise dans Les Bronzés.
Le Voyage à Nantes : la verticale du flou ?
« Pour capter le touriste, Jean Blaise prend le pari que la ville de Jules Verne a de la ressource », écrit Hélène Hamon dans le magazine en ligne Fragil. « Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage, la Fabrique, les Beaux Arts, les touristes n’auront apparemment que l’embarras du choix pour visiter. » Cet embarras sera toutefois très simplifié en 2012 : le musée des Beaux-arts ne rouvrira pas avant le printemps 2014 et La Fabrique n’est pas un lieu voué aux visites, hormis une salle d’exposition en haut du bâtiment A.
Reste le Mémorial. Le touriste désireux de déchiffrer en totalité les textes gravés sur les fameuses plaques de verre pourra y passer la journée. Mais comme il s’agit de textes publics qu’il pourrait lire chez lui dans son fauteuil, on peut douter que cette perspective passionne les foules. Décidément, le Voyage à Nantes est mal parti.
« On fait le pari que cette idée de voyage peut donner un plus à Nantes, et que les gens auront de quoi faire en venant ici », insiste néanmoins Jean Blaise. Un pari à 13 millions d’euros d’argent public, quand même ! Joue-t-on cela à pile ou face ? Le projet du Voyage à Nantes ne semble pas beaucoup mieux ficelé que celui de Willy Wolf. Qui aura la charité de retenir Jean Blaise avant le plongeon ?
Reste le Mémorial. Le touriste désireux de déchiffrer en totalité les textes gravés sur les fameuses plaques de verre pourra y passer la journée. Mais comme il s’agit de textes publics qu’il pourrait lire chez lui dans son fauteuil, on peut douter que cette perspective passionne les foules. Décidément, le Voyage à Nantes est mal parti.
« On fait le pari que cette idée de voyage peut donner un plus à Nantes, et que les gens auront de quoi faire en venant ici », insiste néanmoins Jean Blaise. Un pari à 13 millions d’euros d’argent public, quand même ! Joue-t-on cela à pile ou face ? Le projet du Voyage à Nantes ne semble pas beaucoup mieux ficelé que celui de Willy Wolf. Qui aura la charité de retenir Jean Blaise avant le plongeon ?
09 décembre 2011
Nantes, la belle endormie ? (6) Encore des somnolences diurnes
La pseudo-belle endormie nantaise n’en finit pas de se réveiller, même si Bordeaux tient toujours la corde. Voici quelques épisodes de somnolence enregistrés ces derniers jours.
- « Quand la belle endormie se réveille ! » s’exclame le site Enfants en famille en annonçant le Carnaval de Nantes 2012.
- Un autre site web, The Créateurs, évoque « Une balade estivale dans la belle endormie » à propos d’un film lauréat du prix SFR Jeunes talents sur le thème « Votre vision de Nantes et des environs ».
- Tryskel, contributeur du forum Liens utiles, salue Jean-Marc Heyrault [sic], car « les nantais l’aiment bien (c’est son 3ème mandat), ils le créditent d’avoir réveillé Nantes la ‘Belle Endormie’ qui végétait un peu [...]. »
- …Et le gagnant du jour est Marie-Cécile Gessant, maire de Sautron qui, tout en critiquant vertement le coût exorbitant des futurs lampadaires de la place Graslin, déclare : « Jean-Marc Ayrault a su réveiller la belle endormie ». Jean-Pascal Hamida, qui rapporte ses propos dans Presse Océan de ce matin, explique qu’il s’agit du « surnom de Nantes il y a 30 ans ».
Nantes, la belle endormie ?
De bon (in)augure
« Le mémorial à l’abolition de l’esclavage sera inauguré au final le 24 mars », indique Ouest France suite à une annonce de Jean-Marc Ayrault. Une inauguration, en général, c'est un début. À Nantes, c’est un « final » ! « À l’origine, ce lieu de mémoire devait être inauguré le 1er décembre », ajoute le quotidien*. « À l’origine », c’est-à-dire quand ?
- Quand la ville de Nantes a décidé d’ériger un monument commémoratif de l’esclavage, en 1998 ? Personne n’aurait pu imaginer alors qu’on en parlerait encore au futur treize ans plus tard.
- Ou bien quand le conseil municipal a choisi le projet de Bonder et Wodiczko, en 2003 ? Le lieu de mémoire devait alors être inauguré fin 2006.
- Ou bien lors du lancement des premiers appels d’offres, en juillet 2006 ? Le lieu de mémoire devait alors être inauguré en 2009.
- Ou bien lors de la pose de la première pierre, en février 2010 ? Le lieu de mémoire devait alors être inauguré à l’été 2011.
- Ou bien la première fois qu’une date d’inauguration précise a été mentionnée, début 2011 ? Le lieu de mémoire devait alors être inauguré le 21 octobre 2011 à l’occasion de la Convention nationale des avocats.
- Ou bien la première fois qu’une date d’inauguration a été annoncée officiellement par les pouvoirs publics, en mai 2011 ? Le lieu de mémoire devait alors être inauguré le 1er décembre 2011. Les petits fours étaient commandés.
_________
* Tout comme la mairie de Nantes, dont le site web indique que l’inauguration était « initialement prévue jeudi 1er décembre 2011 ».
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